LE DEK.ER
tes
témoignage, émané d’un ennemi aux abois, me parait précieux.
En effet, quel brillant éloge ou y trouve de cette armée d'Afrique, où, malgré les énormes difticultés des distances et du terrain, malgré l'éparpillement d’un ennemi brave, fanatique et subtil, tout avait été combiné pour jouer un rôle utile, ne laisser aucun repos, aucun espoir à nos insaisissables adversaires et leur prouver que nulle part ils n’étaient à l’abri de nos coups !
Voyez-vous ces colonnes expéditionnaires opérant dans un pays absolument dénué de ressources ; obligées de porter avec elles de quoi satisfaire à tous leurs besoins, de quoi pourvoir à toutes les nécessités causées par les combats, les fatigues et les maladies, par le respect de la vie des hommes enfin, et contraignant cependant le peuple arabe à supplier son chef bicn-aimé de se retirer en abandonnant une lutte qu’il déclare désormais impossible. On ne parle plus d’aller prendre Paris pour y enseigner aux infidèles l’unité du vrai Dieu ; le désespoir a succédé à l’enthousiasme. N’est-ce pas là une page saisissante de notre histoire de l’Algérie !
LE DEKIR
J’ai parlé des serviteurs volontaires — kheddam — qui se donnent par masses à un tombeau de marabout, dans une zaouya. Voici ce que c'est : Les gens d’une tribu ont éprou-
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