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Elle rappelle le repas avec des galettes sans sel cl sans levain que, par ordre de Moïse, les Israélites durent faire avant de se mettre en roule pour quitter l’figypte. C’est la Pâque, elle dure huit jours.
6" Et, enfin, la fêle de l'eau ou des semaines. Cliabou oimt, en hébreu ; aa'id el ma en arabe.
On la célèbre, suivant les Arabes, en souvenir de l’eau pure et abondante que Moïse fit jaillir d’un rocher pour apaiser la soif ardente de son peuple , exténué par une marche longue et pénible dans le désert; et, suivant les juifs, à cause des sept semaines qui se sont écoulées depuis la Pâque, dans le but de rappeler l’époque où la loi fut donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. Je crois celte dernière version la plus exacte.
Maintenant, si à ces fêtes et à quelques autres que je n’ai pas citées on ajoute tous les samedis de l’année — dimanches des juifs, — qui sont, je crois, au nombre de cinquantedeux, pendant lesquels personne, mais absolument personne, ne travaille, ou verra que, chez les Israélites, le nombre de jours de chômage est considérable. Comment expliquer alors l’aisance, la richesse, le luxe même que ces gens-là montrent en tous lieux, si ce n’est par la conduite, l’habileté dans les métiers, le besoin qu’on a d’eux dans les contrées arriérées, et, surtout, par une intelligence supérieure du commerce qui appartient réellement à cette race ?
Quoi qu’il en soit, pendant les jours de fête, on est vraiment étonné de la somptuosité déployée dans les vêtements par les Israélites des deux sexes. Les hommes sont proprement, convenablement habillés, et les femmes, couvertes de bijoux souvent d’un grand prix, ne portent, en général, que des robes de soie — lebedenn — garnies de broderies en or sur la poitrine et recouvrant d'habitude de riches vestes à