‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 125 sur 157 · I.A VIE ARABE · texte numérisé non relu

I.A VIE ARABE

manches, lesquelles ne dépassent pas le coude — keflane. — Leur tête est entourée d’un sanna, espèce de bonnet en or ou en argent, rappelant, par sa forme et par son élévation, celui de nos Cauchoises ; leurs épaules sont couverlcs par un châle à couleurs éclatantes — teklielila, — et leurs pieds sont enfermés dans des pantoufles élégantes — bechemak. — La question des modes étant réservée, je serais porté à croire que nulle population au monde ne l'emporte de ce côté sur le bien-être général des Israélites. Il est vrai que, dans tout l’Orient, ils le payent très-cher, par les vexations sans nombre que des gens cruels quelquefois, fanatiques toujours, leur font supporter ; mais ils s’en vengent en leur soutirant le plus d’argent qu'ils peuvent.

Celui qui a trahi le premier, trahira le second.

Li gheder louel, igheder el-tani.

L’avare, vole-Ie, et ne lui demande rien.

Kl bekhil, khouene-lou oua la letlob-lou.

C'est un homme âgé, il se souvient du creusement de la mer.

Radjel kebir, ïaakel aala hhafir el bahhar.

' Le maître de la bonne foi l’emporte toujours sur le maître de la ruse.

Moul niya igheleb moul Ihhéila.

Le miel, les moutons et la poterie,

N’en font commerce que les fous.

Dak, sak ou le bak,

Ma issebebou fi-ha ghér Ihhomak.

PIIOVERHES ET SENTE. N CES

Celui qui n’a pas d’épaules (de protecteurs) est méprisé.

Klil le ketaf, i nndel.

Je comprends ce proverbe chez les Arabes. En effet, dans un pays où, avant l'arrivée des Français, la force brutale dominait presque toujours la justice et la loi, où des familles nombreuses et puissantes étaient, de temps immémorial, en possession du pouvoir, des hommes et des richesses, on conçoit que celui qui n’avait ni parents ni amis pour le soutenir ou le défendre, devait être bien exploité et bien malheureux. Il ne pouvait s’en tirer qu’en devenant le client d'un grand seigneur, qui, moyennant certains services et certaines redevances, lui accordait sa protection. Du temps de la féodalité, cela ne se passait pas, du reste, autrement chez nous.

La parole oui, amène les tracas ; La parole non, éloigne les ennuis.

Kelemete oua, tedjib le t/hebina ; Kelemete la, matedjib bêla.

La connaissance des hommes: trésor.

La parole des femmes : veut.

Œurf er-redjal, kenauz,

Kelab en-nessa, rihh.

Le plus noble des hommes

Est celui qui est utile à tout le monde.

Acheref ennass,

Li infaa gaa lel nass.

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