‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 143 sur 157 · LA VI E A 11 A H E · texte numérisé non relu

LA VI E A 11 A H E

humeur est plus égale, il est moins sujet à l'emportement, et sa fortune est assise. Mais en est-il de même pour la femme? Non. Sa beauté passe, elle devient inféconde, elle devient chagrine, maussade, et son caractère va toujours s’aigrissant.

Si donc quelqu'un vient vous annoncer qu'il a épousé une femme sur le retour, soyez certain qu’il a pris les deux tiers du mal que renferme la vie d’une femme.

La piété.

N'épousez jamais une femme pour son argent : la richesse peut la rendre insolente ;

Ni pour sa beauté : sa beauté peut la perdre ;

Épousez-la pour sa piété.

(L’émir Aabd-el-Kador, captif au fort Lamalgue.)

Les richesses.

Les biens de ce monde portent rarement bonheur, cl ils nous privent presque toujours des avantages de l'autre.

Le repentir.

Le repentir d'un jour, c’est de se mettre en route, sans savoir où l’on pourra trouver un gite.

Le repentir d’une année, c'est de ne pas avoir semé ses terres en temps convenable.

Et le repentir de toute', la vie, c’est d’avoir épousé une femme sans s’être édilié sur sa famille, sur sou caractère et sur sa beauté.

PENSÉES ET MAXIMES

Si nous étions dp# hommes.

Si nous étions des hommes, et si vous étiez îles femmes. Jamais nous ne supporterions un pareil outrage ;

Mourir en braves ou faire mourir ses ennemis.

Voilà ce qui convient aux maîtres de l’amour-propre. Mais, puisque vous êtes insensibles à la honte,

Prenez la parure des fiancées, ornez vos yeux de kohhel, Teignez vos doigts avec du henna, et ne vous ménagez pas les parfums.

Par Dieu, le maître du monde !

Vous n’avez été créés que pour porter nos vêtements, Pour tisser des bernouss et pour soigner des enfants.

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