‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 145 sur 157 · I.a f» mnv» meiere · texte numérisé non relu

I.a f» mnv» meiere

Méfiez-vous de la femme qui est très-maigre, qui est toujours malade ou qui feint de l'être, qui rit sans motif et qui se plaint sans cesse, qui est jaune de couleur, et qui, après avoir poussé un soupir vers le ciel, en pousse deux vers la terre.

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Quand je ne serai plus et que mon Ame errante promènera son vol dans le désert, je penserai encore aux belles et aux jeunes femmes que j'ai sauvées, le matin, à l'heure des combats, lorsqu'elles fuyaient éperdues, avec leurs voiles en désordre

La trrrr.

Bien fous ceux qui ne veulent pas comprendre l'inanité des choses de ce monde ; car, chaque jour, la terre crie dans les airs :

« N’ayez aucune confiance en moi, mes paroles font rire et mes actions font pleurer. »

(I. émir Aabd-el-Kader, captif au fort Lamalgue.

Portrait d’un guerrier arabe.

Je n’ai jamais vu une peau recouvrant de la chair, Ni chair recouvrant des tendons,

PENSÉES ET MAXIMES

Ni tendons recouvrant des os,

Comme sa peau, sa chair et ses tendons.

Il est impossible aussi de trouver un cœur logé dans une poilrine d'homme,

Que l'on puisse comparer au sien.

Les Arabes vivent de leur gloire.

Que Dieu bénisse le lait i[ui les nourrit !

J’ai pensé à toi, ma bien-aimée, lorsque, m'élançant dans les hasards, j'ai vu les glaives nus étinceler autour de nous.

Lorsque des mains détachées par le sabre, s’envolaient dans l'espace ;

Lorsque des tètes humaines roulaicnl, sanglantes, sous les pieds de nos chevaux.

Oh ! alors le souvenir de ton amour remplissait mon âme, et je sentais ma poitrine sur le point d'éclater;

Elle devenait impuissante à comprimer les battements précipités de mon cœur.

(J/émir Aabd-el-Kader, caplif au fort Lamatgue.j

Le citerai rétii.

Mon cheval devient rétif devant ma lente :

Il a vu la maîtresse des bagues prête à partir ; C’est aujourd'hui que les jeunes gens Doivent mourir pour les femmes de la tribu.

Ilonieil» d’un père à son fils

Aime les chevaux, les armes et la chasse :

SW

Par les chevaux, tu pourras te procurer les richesses, le bien-être, et tu t’élèveras en dignité ;

Par les armes, tu écarteras le mal et tu te garantiras de la méchanceté des hommes ;

Et par la chasse, tu apprendras la guerre, tu fortifieras ta santé et lu banniras les chagrins.

Pensez b l’autre monde.

Vos enfants sont pour la tombe, vos palais pour la ruine. Tout ce qui vit doit un jour disparaître.

U mes amis, ne laissez pas la terre vous tromper et vous trahir ;

Souvenez-vous que la mort est toujours debout au seuil de votre porte.

(L’émir Aabd-el-Kader, captif au fort Lamaltfue.)

L'espace humaine.

Les hommes sont faits, les uns avec de l’or, les autres avec de l’argent, et le plus grand nombre avec du cuivre. N’acceptez chacun que pour sa valeur réelle.

(L’émir Aalxl-el-Kader, captif au fort Lamalfrue.)

O fils d’Adam, reconnais Dieu, et il te préservera; Adore-le, et tu le trouveras.

Si tu as quelque chose à demander, ne t’adresse pas aux hommes, demande-le au Tout-Puissant.

Sache que, quand bien même tout un peuple unirait ses

PENSEES ET MAXIMES 565

efforts contre toi, il ne pourrait te faire aucun mal si Dieu daigne te couvrir de sa protection.

(L’émir Aalid-el-Kader, captif au fort Lamalgue.)

L’amitié.

Je le le jure par Dieu, le maître du monde,

Jamais le soleil ne se lève sans que je pense à toi ;

Et, quand il se couche, ton souvenir est encore dans mon cœur.

Suis-je avec des amis, je ne prends jamais la parole Sans que tu sois le sujet de ma conversation ;

Et quand, consumé par une soif brûlante,

Je vais goûter à l’eau la plus pure,

Je vois encore ton ombre dans le fond de mon verre.

(Vers adressés au colonel Ilauma* par l'émir Aabd-el-Kador, captif au fort Lamalgue.)

Ln uii-ti.in<c.

Il faut se métier d'un jeune bouline quand on a une jolie femme,

De sa femme quand on veut garder un secret,

Et d’un gueux quand on a de l’argent.

L'Arabe du désert.

Les habitants des villes sont fatalement contraints de reconnaître un maître; mais, nous qui vivons sous la tente, toujours prêts à la fuite comme au combat, nous ne reconnaissons d’autre maître que Dieu.

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