‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 16 sur 157 · I. ES ANCIENS ARABES · texte numérisé non relu

I. ES ANCIENS ARABES

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part, uous savons à son pas si c’est un mâle nu une femelle, et, dans ce dernier cas, si elle est pleine ou non. En voyant un noyau de datte, nous reconnaissons le dattier qui l’a produit. »

Et, comme nous ne semtdions pas ajouter une foi naïve à ce qu’il nous racontait, il se retira mécontent en s'écriant : «f Pourquoi donc cette incrédulité ? Vos médecins ne prétendent-ils pas reconnaître la maladie d’un homme, rien qu’à le voir et à le toucher? »

Quoi qu’il en soit, le kiyafatc-el-aatcr faillit être lïineste à Mohhammed lui-même. Les Koraïehe, en effet, le possédaient à un très-haut degré, puisqu’ils arrivèrent jusqu’à l’entrée de la caverne où s'étalent réfugiés Ahou Boker et le Prophète, dont ils avaient pu suivre les traces, lors de leur fuite de la Mecque, quoique ceux-ci n’eussent cessé de marcher sur des pierres dures et des roehers polis.

Heureusement, une araignée, en Taisant sa toile sur l’ouverture de la caverne où les fugitifs s’étaient retirés, leur rendit le double service de les cacher à leurs ennemis, et de persuader que personne n'était entré dans la grotte depuis un certain temps.

Un jour, entre la Mecque et le désert, deux Arabes étaient d’avis différent sur les traces d'un quadrupède. « C’est un chameau, disait l'un. — Non, c’est une chamelle, » disait l’autre. Ils convinrent de suivre l’animal jusqu’à ce qu’ils l'eussent trouvé. Arrivés à Chaabet- béni- Amer : « Enfin le voilà ! s'écrient-ils ; examinons. » Le chameau était hermaphrodite. Ceci rentre évidemment dans le cadre des exagérations arabes.

A la science des races et des traces, les Arabes joignaient encore eclle des généalogies : les femmes la possédaient comme les hommes. On racontait d’une manière certaine

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