‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 27 sur 157 · CORRESPOND ANC K · texte numérisé non relu

CORRESPOND ANC K

suivie d'uu complément qui peut varier, mais dont les plus usités sont les suivants :

« Que Dieu soit propice*à notre seigneur Molihainincd '

« 11 n’v a d’éternel que l’empire de Dieu,

« Et il n’a pas d'associé. »

Salin ullali aala sid-na Mohhammed.

Oua la idoum ila melkou.

Oua la charik la-hou.

Ces formules, on le voit, sont par elles-mêmes une profession de foi musulmane, profession de foi dans laquelle se trouvent mêlés et le nom de Dieu et le nom du Prophète. Ne point tenir en grand honneur ces noms respectés, c’est insulter à la religion. Parlant de là, quand il ne doit pas conserver les lettres qu’il a reçues, l’Arabe les déchire en petits morceaux, les cache dans un endroit où ils n'ont à craindre aucune impureté, ou bien les enfouit dans la terre. L’une des plus grandes énormités aux yeux d’un musulman, c’est d’affeeter une lettre à un usage quelconque. La salir par une souillure devient une véritable profanation.

Le cachet — tabaa, — pour les Arabes, remplace la signature. Ce peuple en est encore au temps où nos ancêtres déclaraient ne pas savoir signer en leur qualité de gentilshommes. Le gentilhomme arabe, même lettré, est toujours accompagné d’un secrétaire — khodja, — chargé de sa correspondance; quant à lui, son rôle se home à apposer son cachet sur la lettre quand elie est écrite.

Le cachet ne peut être employé que par les personnes qui sont au pouvoir. Il contient en général la désignation de l’emploi du fonctionnaire avec une phrase religieuse qui rime avec son nom. Voici celui que les lettrés m’avaient fait quand, directeur des affaires de l'Algérie, j'étais obligé de

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