R K FOSSES AUX
SAI.UTATIOXS
Je vais bien, très-bien.
Bien, je suis reposé.
Je ne fais que gazouiller.
Je ne fais que dire.
Il ne me manque que ta société Bien, j’ai pris respiration.
Rani be khér, be khér nezha.
lie khér, rani metarahh.
La nedenmlenn.
La negoul.
Ma khoss-ni ghér djemaatek, Be khér, rani meriahh.
Je vais bien et je remercie Dieu.
Rani be khér, nhhamed Rebbi.
Je vais bien avec la tranquillité.
Rani be khér, ou aafija.
Quand lu es bien, je suis bien,
Menine ennta be khér, ana be khér.
Bien, je suis sur mon contentement.
Be khér, rani aala kifi.
SALUTATIONS
Nous ne Taisons que louer Dieu.
Ghér nechekkerou Allah.
Je vais bien, nous sommes dans l’abondance.
Be khér, rana kafiine.
Bien, il ne nous manque rien.
Be khér, ma khossna chaaxn.
Je vais bien, il ne me manque que ta figure cl le prolongement de ton existence.
Ttani be khér, ma khosx-ni yhér oudjhek ou toulaneaamrek.
Je loue Dieu et je déchire la créature.
Nhhamed Rebbi ou necherreg el aabd.
Je suis réglé comme une horloge.
Rani aala hhassab el magana.
Nous ne demandons que de vos nouvelles.
Ghér nessalou aali-koum.
Nous allons tous bien, jusqu'aux chiens de la tente.
Rana be khér, hhatta be kelab el khéima.
Je vais bien, que Dieu te bénisse.
Rani be khér, Allah ibarck fik.
Je vais bien, que Dieu te sauve.
Rani be khér, Allah issellmek.
Je vais bien, louanges à Dieu.
Rani be khér, Ihhamedou lellah.
Nous ne demandons à Dieu que sa protection et le prolongement de la vie.
Ghér netlobou Rebbi fi ceterr ou toulane el aamer.
Tout le bien est étendu (autour de nous).
Koull khér bassott.
Dans la conversation, les formules pieuses, le nom du Prophète surtout, interviennent fréquemment; mais il peut se trouver, parmi ceux que l’on salue, des gens d’une religion étrangère, et par conséquent ennemie ; pour ne pas blesser ces personnes, qu’après tout il faut ménager, par des souhaits auxquels elles n’accorderaient aucune valeur ; pour ne pas, d’un autre côté, compromettre des mots sacrés en compagnie d’infidèles, la formule est plus vague, plus générale.
On dit, par exemple :
Salut à mes gens. | Salam aala hali.
Vous trouverez même de nombreux fanatiques dont la conscience farouche et timorée ne s'accommode pas d’un pareil compromis, et qui se croiraient damnés s’ils n’établissaient pas une séparation bien marquée entre eux mêmes et des mécréants.
Ceux-là, quand ils entrent dans une réunion où se trouvent des chrétiens ou des juifs, ne manquent jamais de dire :
Salut aux gens du salut! | Salam aala hal es-salam.
Salut à ceux qui suivent la bonne direction.
Saalam aala menu tabaa Ihouda.
On comprend néanmoins que, dans les pays soumis à notre domination, la prudence fait taire le fanatisme, et qu’on ne se hasarde pas à froisser des gens qui, parlant arabe, sauraient ce qu’on veut dire, et pourraient faire payer assez cher une impolitesse.
SALUTATIONS
Dans tous les cas, la conduite la plus simple à tenir avec ces grossiers personnages, c’est de ne paraître s’apercevoir de rien, ou de leur répondre très-froidement:
Sur toi, comme tu as dit. | Aalika ma goult.
Quand un Arabe aborde un Israélite, un membre de cette population si longtemps et si rudement asservie par les sectateurs de l’islam, s'il consent à lui adresser la parole le premier, s'il croit devoir être gracieux avec lui, il lui dit:
Que Dieu te fasse vivre! I Allah ïaaïchek!
Que Dieu te soit en aide ! I Allah iaaounek !
Et ce simple mot de politesse exceptionnelle accordée à un juif, serait, dans le cas spécial, une insulte pour un musulman.
Un Arabe ne passera jamais devant une réunion de ses égaux ou de ses supérieurs, sans dire, en mettant la main droite sur son cœur :
Que le salut soit sur vous! | Salam ou aalikoum !
Que le salut soit sur vous avec la miséricorde de Dieu ! Salam ou aalikoum ou rahhmet Allah !
On lui répond toujours :
Sur vous soit le salut ! | Aalikoum es-salam !
Même eu parlant à un ami que l’on rencontre seul, on dira toujours: < Que le salut soit sur vous! » au pluriel.
Pourquoi ? Parce que cet homme que vous voyez seul est accompagné de son ange gardien que vous ne voyez pas, et qu'il faut les saluer tous les deux.
Au surplus, pour les salutations en plein air, voici les principes invariables :
Quelle que soit sa naissance, son état ou la dignité dont il est investi, celui qui est à cheval doit, le premier, envoyer le salut à l’homme qu'il rencontre marchant à pied ou arrêté.
Celui qui marche à pied doit en Taire autant pour l’ homme assis près duquel il vient à passer.
Celui qui est monté sur un cheval, doit aussi saluer le premier tout individu qui n’a pour monture qu'un mulet.
Il en est de même pour l'homme monté sur un mulet, quand il trouve sur sa route un pauvre voyageur cheminant sur un âue.
Il ressort de ces règles minutieusement posées et scrupuleusement observées, que, par esprit d’humilité, le salut doit toujours partir d’en haut pour aller en bas, et non d’en bas pour aller en haut.
Cependant, si deux hommes d’une condition égale, viennent à se croiser soit à pied, soit à cheval, c'est le plus jeune qui, le premier, doit saluer le plus âgé. Cette exception a pour but de consacrer le respect pour la vieillesse.
Les saluts sont prononcés d’une voix grave et solennelle, qui fait contraste avec notre habitude de nous aborder en riant.
Demander h quelqu’un de ses nouvelles d’un ton léger, presque narquois, le saluer à l’étourdie, prendre une attitude qui ne soit pas en harmonie avec cette sérieuse parole: « Que le salut de Dieu soit sur vous ! » paraît aux Arabes la chose la plus choquante du monde ; ils ne tarissent pas en reproches sur cette façon d’agir. « C'est donc bien risible, disent-ils, que de demander à son parent ou à son ami : * Comment vous portez-vous? »
SALUTATIONS
On ne peut se faire une idée des plaisanteries qu’inspire aux Arabes notre manière de saluer. Us disent que nous portons une espèce de vase de nuit sur la tête, et que, quand on se rencontre, on se l’offre le plus gracieusement possible, en se demandant réciproquement si l’on n'a pas quelque besoin pressant à satisfaire.
Les salutations, chez les Arabes, sont interminables. Toujours une conversation sur la paix, le commerce, la guerre ou la chasse, etc., etc., est interrompue par un retour subit aux formules avec lesquelles on s’aborde: «Comment es-tu? — Bien. — Comment va ton temps? — Très-bien. — Comment va ta tente ? — Tout le monde va bien. » Et, après avoir épuisé ce vocabulaire, on reprend la conversation au point, à peu près, où elle était restée.
Ces alternatives de causeries, avec intermède de politesses, se renouvellent à diverses reprises ou se multiplient en raison de l'amitié qu’on porte à l’interlocuteur, ou du temps qu’a duré l'absence. J’en ai été souvent témoin, et je ne suis pas étonné que des Français leur aient donné le nom de salamalec.
En résumé, jamais des salutations ou des compliments ne doivent rester sans réponse, et, si l’on vous en apporte de la part d’un ami ou d’un élraifger, ayez soin de dire au messager:
Qu'il y en ait encore davantage pour toi !
Ketir lek !
Ou bien :
Bienvenus tes compliments.
Salue-le sur ma langue.
Salue-lc de ma part.
Marhhaba be selamek.
Sellera aalih aala lessani.
Sellem aalih mena aandi.
ADIEUX
Après les salutations viennent tout naturellement les adieux que l'on adresse, soit pour quitter une tente où l'on a été reçu, soit pour se- séparer de ses amis, ou bien encore lorsqu'on veut entreprendre un voyage.
Un Arabe entre dans une compagnie, salue, parle à son tour et s'en va sans rien dire ; mais, s’il est de bon ton de ne pas attirer l'attention de son bote lorsqu'il a plusieurs personnes chez lui, ce serait une grande impolitesse que de lie pas lui faire ses adieux lorsqu’il est seul, ou quand il est impossible qu’il ne s'aperçoive pas de votre départ.
Les formules usitées en pareil cas sont celles-ci :
Je pars, restez avec le bien.
lia ni machi, bkaou aala khér.
Je vous laisse avec le bien.
Khallite-koum aala khér.
Je vous laisse dans la main de Dieu.
Khallite-koum fi idd Kebbi.
S'il plaît à Dieu, nous entendrons toujours dire que vous êtes bien.
Ennchaallah, daim nessmaaou aalikoum el khér.
Que votre soirée soit avec le bien !
Messa le khér aalikoum !
Que ta soirée soit avec le bien ! Dors avec la paix.
Temessa aala khér ! Ergoui be selama.
ADIEUX
Prends soin de la famille.
Tehalla fel khéïma.
Je pars, et je vous laisse mon cœur.
Mechile ou yalbi khallite.