IIS
Vois encore un tel on un tel, qui disaient et qui disaient, et cependant, au dernier jour, rien n’a pu les sauver, ni le pouvoir, ni les richesses !
Clwuf tani felune ou felune li kane ujoul on iyoul, ou el hhassoul, ma enfua-houmch la mal oula Itherma.
La terre est comme un pont : on y entre par un côté et on en sort par l’autre.
Eddenya metlel el kannlera : tedkhol menn djiha ou tekhrodj men djiha lokhra.
Si Dieu n'avait pas inventé la mort, nous nous mangerions les uns les autres.
Loukane Hebbi ma-dairchi le monte, loukane nakoulou baad-rn baad.
Nous avons été faits avec de la terre et nous retournerons à la terre.
Ahhna mekheloukitu menn et-trab ou nerdjaaou le trab.
Dès le jour où il était dans le ventre de sa mère,
Sa mort était écrite sur son front.
Menn nhar li kane fi kerch oumtnou,
Elmoute mektouba fi djebinou.
I>a mort, c’est le chemin de tout le inonde.
El moule, trék ennass el koull.
Il avait fini son temps, il est mort en son temps.
Oufaa adjelou. Mate fi ouaktou.
Il faut que chacun goûte à la mort.
Koull nefss labed idouk el moute.
Les pleurs, les lamentations sont sévèrement défendus
CONSOLATIONS
par la religion musulmane. Le Prophète a dit: « Ne suivez les morts ni avec des pleurs ni arec du feu. »
Dieu a promis d'immenses récompenses à ceux qui seront résignés.
Cependant, il n'a jamais pu anéantir complètement les signes extérieurs de la douleur, soit à cause de leur antiquité, soit parce qu'ils oui leur source dans les faiblesses du cœur humain. Lui-même, lorsque son fils Ibrahim mourut, n’eut pas la force de retenir ses larmes en présence de ses disciples. Ils lui dirent: «O prophète de Dieu! ne nous as-tu pas défendu de pleurer?— C’est vrai, leur répondit-il; mais, si mon œil pleure, mon cœur est profondément soumis, et je ne me révolte pas contre l'ordre de Dieu. »
Mort d'une femme.
Les compliments de condoléance pour la mort d’une femme sont les suivants :
Tiens ton Ame : la vie est dans la main de Dieu.
Chedd rohhak : el aamer fi idd Bebbi.
C’était sa limite : Dieu l'a apportée, Dieu l’a enlevée.
Hadak hhad-lia : Bebbi djab-ha, Bebbi dda-ha.
C’est l'ordre de Dieu : c’était tout ce qu’elle avait à vivre.
Hhakoum Bebbi : hadak ma djabet fi aamer-ha.
Tu n’a pas de mal : la femme se remplace.
La bass aalik: el mra mekheloufa.
Nous ne sommes que de la poterie, et le potier la façonne comme il lui platt.
Ahhna ghér fekhar , ou moul fekhar iss en au ki ma bgha.
Remercie Dieu, elle t’a laissé tes enfants déjà grands.
Hhamed Itebbi, kbellate ouhuh’k kebar.
Que Dieu accorde sa bénédiction à les enfants.
Allah Uljaal cl baraka fi ouladek.
S’il plaît à Dieu, tu la trouveras devant toi, dans le paradis.
Ennchaallah tedjeber-ha kouddamek fiel djenna.
Ta tête est sauve, dis : je remercie Dieu.
Selamt rassek, goull: Ihhamedou lellah.
Quand il le peut, un Arabe ne manque jamais d’assister aux funérailles de scs parents, de scs amis. Le Prophète a dit:
« Conduire un mort à sa dernière demeure, c’est une action méritoire qui compte pour une bonne action dans l'autre monde : en le portant, ou en aidant à le porter, pendant l’espace de quarante pas, on peut obtenir la rémission d’un grand péché. »
Cependant, on empêche les femmes d'assister aux enterremenls. Leur présence, disent les Arabes, y est au moins inutile : d’abord, par leurs gémissements, elles empêchent de suivre et d’entendre la prière des funérailles: — Sainte el djenaza ; — puis la vue de leurs charmes peut jeter l’inquiétude et le trouble dans le cœur des fidèles. Le cimetière est un lieu de réflexions sérieuses, où rien ne doit détourner l’homme de cette pensée que, venu de la poussière, il doit retourner à la poussière.
CONSOLATIONS
Pour un blés*.*.
Personne n’est aussi heureux que toi : Dieu t'a accordé une blessure dans la guerre sainte.
Makane hhad kifek: endjerahht fel djahad be amer rebbi.
Dieu t'a marqué pour ne pas t'oublier.
Rebbi rechemek bach ma ïimakche.
Dans ce monde, tu seras heureux ; dans l’autre, tu seras compté pour un martyr.
Fi hadi saa'id, ou fel akhra chihid.
Seulement, ne laisse pas entrer tes femmes, et supporte la sonde avec patience.
Cher, balék idkolou en-nessa, ou seberr ed-delile.
Ne ménage pas le beurre rance, prends garde à l'air, couvre-toi selon le temps, et permets au médecin de faire ce qu’il voudra.
Kelerr dehane, ou balék erréhh ; balék el ma, ou berber aal zemnne, ou khalli sarnia issenaa ki ma bgha.
Dans leurs traitements pour les plaies d'armes à feu, les Arabes versent du beurre rance dans les blessures, et recommandent par-dessus tout d’éviter l’air et l’eau. Ils prétendent se trouver très-bien de ce régime.
S’il platt à Dieu, tu guériras, et tu remonteras à cheval pour combattre les infidèles.
Ennchaallah, lebra ou terkeb ta ni, ou toulli teddague el kafara.
Pour un ninlmlr.
Ne te chagrine pas, les jours de la maladie sont comptas chez Dieu.
Ma telghobeun-chi : yame cl mord maadoud aand Allah.
La maladie allège les péchés.
El mord tckhefxf mem el denoub.
Comment vas-tu ? La maladie, c'est de l’or ; ce ne sera rien, s’il plaît à Dieu.
Kif rak ? Echoir deheb, maandek bans, ennchaallah.
Que Dieu place ta maladie en augmentation dans la balance de tes bonnes actions !
Allah idjaal mordek ziyada fi misane hhassanatek.
Ta couleur est bonne, bientôt tu seras debout.
Lounek meléhh, delouakt lenaude.
Ce ne sera rien. Dieu te guérira.
La bass aalik : Allah ichefik.
Aie confiance dans le médecin : Dieu guérit par l’intermédiaire de la créature.
Admenn fe tebib : Rebbi idaoui ou laabd sebbab.
Pour la Wtonnndr.
La compassion que l’on témoigne à un camarade qui a reçu la bastonnade ne va pas sans un peu de raillerie, et l’on glisse toujours quelques gaillardises dans les paroles qu’on lui adresse. Ainsi, on lui dit :
CONSOLATIONS 117
Élargis ton intérieur : la trique est faite pour les hommes et non pour les femmes.
Oussaa khatrek : el aassa mtaa redjal, machi mtaa nessa.
Les hommes sont faits pour la trique, pour l'ainour, pour la misère comme pour toute espèce d’accidents.
Redjal enndarou aala khater laassa, ou lotuchk, ou temermid, ou aala khater koul moussiba.
Qu’importe ! dans les nuits du vingt-quatrième du mois, quand règne l'obscurité et que les chiens sont endormis, les jeunes gens ne font que dire et dire, et ils entrent chez leurs maîtresses, l’eau vint-elle à tomber du ciel comme une corde.
La bass! fel liyali mtaa arbaa ou aacherine , ouakt delame ou le kelab raguedine , el chachera ghér mououlou ou igoulou, ou idokhelou aala khouatet-houm, ou ennau khéite vienn sema.
L’Arabe ne se croit pas déshonoré pour avoir reçu la bastonnade : offrez-lui le choix, il la préférera à la prison. En me privant de ma liberté, dit-il, vous m’erapèchez de pourvoir aux besoins de ma famille ; tandis qu'en me gratifiant de quelques coups de bâton , vous m’occasionnez seulement une douleur passagère qui ne m’empêchera nullement de travailler pour nourrir mes femmes et mes enfants.
Les Arabes ne donnent pas la bastonnade comme les Turcs, sur la plante des pieds, ce qui peut estropier. Ils l'appliquent tout simplement sur les parties les plus charnues du corps, recouvertes d’ordinaire par un épais bernouss qui amortit les coups. Après une centaine de coups de bâton, j'ai vu des Arabes se relever et courir comme des sangliers dans la forêt.