LA ME ARABE
Pour In naissant* d’un poulain de race.
Dieu a augmenté vos richesses.
Allah ketter khér-koum.
Répondez, à votre choix :
Avec toi la vérité, c'est un enfant qui vient de vous naître.
El Ithak maak : zad-nn ould.
Que Dieu le protège et vous fasse gagner avec lui.
Allah ûljaalou be celerr ou rebahh.
Pour un habit neuf.
Quand un ami revêt un habit neuf, complimentez-lc de la manière suivante :
Avec ta santé, l'habillement.
De sahliatek el kessoua.
S'il plaît à Dieu, il te sera comme une robe du paradis. Ennchaallah tekoun aulik kif loub el djenna.
S’il plait à Dieu, tu le porteras et tu le renouvelleras. Ennchaallah, telbess ou ledjedded.
Il répondra :
Que Dieu te récompense avec du bien !
Allah ikafik bel khéri
I.’Arabe, quand il le peut, est toujours propre et convenablement vêtu, dût-il pour cela s'imposer des privations. En voulez-vous la preuve? lisez le proverbe suivant:
FÉLICITATIONS
Mange à ta fantaisie, mais habille-toi au goût du monde.
Koul be ghardek, ou lebess be gbanl etiirns.
Et le goût de son monde, en pareille occurrence, n’est pas d'inventer des modes nouvelles dont il a horreur, tant il veut rester, par conviction, stationnaire et immobile, mais tout simplement de suivre les errements de ses pères qui lui ont donné un costume élégant, commode et parfaitement approprié au climat qu’il habite. Il ne le changerait certes pas pour le nôtre, qui excite son hilarité.
Maintenant, en disant que l’Arabe, dès que sa fortune le lui permet, tient à être propre et convenablement vêtu, je me suis exposé, je le sais, à recevoir de nombreux démentis. Ils n’auront aucune valeur à mes yeux. En effet, chez les musulmans, les habits peuvent être sales, mais le corps est, d’ordinaire, irréprochable.
N’oublions pas que les ablutions prescrites par le Koran avant chaque prière, et dans d’autres cas, prévus par la loi, veulent qu’il en soit ainsi. Les Arabes ont, du reste, un dicton qui prouve la vérité de mes assertions. Le voici :
O le bien peint à l’extérieur ! comment es-tu fait à l'intérieur ?
Ya mezouok menti barra! ouach hhalek menu dakhol.
Pour le retour d’un pèlerin.
Quand un Arabe de quelque importance revient de la Mecque, c'est l’occasion d’une grande réjouissance dans- la famille, dans son douar, quelquefois dans sa tribu. On se porte à sa rencontre, on brûle de la poudre en son honneur— fantazia; — les femmes mêmes l’accueillent avec
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