I.A VIF. A B A B F
leurs cris de joie des grands jours — *■ You ! you ! — Dès qu’il parait, de toutes parts on lui crie :
O monsieur le pèlerin,’ que ton pèlerinage soit béni !
Ya sid el hhadj, mebrouk el hhadja!
S’il plaît à Dieu, ce sera notre tour.
Ennchaallah noubet-na.
Que ton pèlerinage soit accepté.
Et tes péchés pardonnés !
El hhadj messerour.
Ou Ihharam meghefaur!
On répond :
Que Dieu vous compte un jour parmi les amis de la Mecque !
Allah idjaal-koum menti sahhab mekka !
Que Dieu ne vous empêche pas d’aller le visiter !
Allah la ïhharem-koum men ziyartou!
Ou bien :
Je demande h Dieu et au Prophète que vous fassiez partie du premier pèlerinage.
Netlob Rebbi ou en-nebi idjaal-koum mena Ihhadja lououla.
Ces compliments terminés, le pèlerin tire ou fait tirer d’un sac de voyage quelques kilogrammes de terre qu’il a pieusement rapportée de la Mecque, puis il en fait la distribution à ses parents, à ses amis, à ses voisins. C’est alors une joie dont on n’a pas d’idée. Cette terre sanctifiée, c’est le bonheur, on l’enferme dans de petits sachets brodés en or ou en argent, et on la porte sur soi comme un précieux talisman.
Le pèlerinage de la Mecque est au nombre des pratiques
FÉLICITATIONS 129
if institution divine — ft’nl ; — il est obligatoire au moins une fois dans la vie. Nul croyant, homme ou femme, ne peut s’en dispenser: lionime, à moins qu’il ne soit pauvre, fou, esclave, mineur ou maladif, encore un mineur doit-il l'accomplir s’il peut trouver un guide; femme, à moins qu'une sainte famille ou qu’un homme craignant Dieu ne se trouve point pour lui donner protection dans le voyage.
Terminons les félicitations par la becham. La beehara c’est le prix de la bonne nouvelle ; on vous la demandera pour tout ce qui petit être un sujet de joie, pour la naissance d’un garçon, pour celle d’une pouliche, pour un succès, pour un avènement au pouvoir. Donncz-la sans vous faire tirer l'oreille, mais n’acccptc/. la nouvelle que sous bénéfice d’inventaire. Il faut être généreux tout en se gardant d’être dupe.
— Donne-moi la beehara, dit uu jour un Arabe à son chef.
— Pourquoi ?
— Eh ! tout simplement parce que, cette nuit, dans un
songe, tu m’es apparu, placé sur le sommet d’un palmier tellement haut, que, de là, tu dominais le pays tout entier. Cela veut dire évidemment que tu vas arrivera la richesse, aux honneurs, au pouvoir, et que tes vœux les plus \ bers ne tarderont pas à être exaucés. '
— Au pied du palmier, y avait-il beaucoup de monde?
— Certainement, la foule était grande, et déjà plusieurs individus, après avoir fait de grands efforts, étaient sur le point de te rejoindre.
— Puisqu'il en est ainsi, s’écria le grand seigneur arabe, ami, cours demander la beehara à ces gens-là: ils doivent arriver ; quant à moi, tu m’as vu dans une position si élevée, que, ne pouvant plus monter, je dois fatalement descendre.
ch ai* rr ri: quatrième