PII R A S F S APPLICABLES AUX FESSES
En Lier,
l'aima — uoui d’une lille du Prophète — est une tille de grande tente. Ses cheNCUx sont noirs comme les plumes de l'autruche mille.
Falma bennt khéima kebira: chaar-ha kohhel kif rich ed-delim.
Ses sourcils sont des arcs venus du pays des nègres, et ses yeux, vous diriez deux pistolets armés, prêts à faire feu et chargés avec de la poudre chaude.
Hhaoiiadjeb-lia kouass esaoudane, ou aa'ini-ha tegoul zouidja kouabess vnetallaàine lel hhutla, moudjoudine ou rafedine le baroud el hhami.
Sa bouche, dis : c’est un rubis monté sur une bagne.
Foum-ha, (joui : yakoul mebeni aala klia'.em.
Ses dents sont blanches comme le lait de la chamelle.
Senane-ha kif hhulib ennaija.
Son cou, c'est comme le cristal.
Kokt bt-ba kif el bellar.
Ses bras ressemblent II deux sabres montés en argent.
Deraaï-ha ki siyouf maamerine bel fodda.
Sa poitrine, c’est comme la neige de nos montagnes.
Zouazi-ha ki teldj djebal-na.
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PHRASES Sl'R LES FEMMES
Et sa taille élancée rappelle le palmier du désert.
Ou toul-ha ki nekhol es-salthara.
Son souvenir me vient toujours quand je vais m’endormir.
Menine nergoud daim uekhemmem fi-ha.
Louanges à Dieu qui l’a eréée !
Sebahliane allah li khelok-lia !
Chez les Arabes, les femmes ne procurent pas la noblesse aux hommes. Ceux-ci ne la tiennent que d’eux seuls. Un homme de grande origine peut donc, si cela lui plaît, acheter une esclave, l'épouser après l’avoir affranchie et en avoir des enfants, sans que pour cela, aux yeux du monde, sa lignée soit entachée. Dans le mariage musulman, l'égalité du sang n'est une obligation que pour la femme ; si elle appartient à une classe élevée, elle ne peut se mésallier. L'homme, au contraire, sans déshonneur pour son nom, est libre de s’unir à qui bon lui semble.
Djamila — la Parfaite — est belle de loin, gracieuse de près ; sa vue guérirait un malade. Elle aime le kuhhel, les parfums et les bijoux.
Djamila chabbu mena el baad, ou messerara menu le gorb: li meriil ou ichouf-ha ma kane la i bru. Teliheb el kuhhel, teliheb el bekhour ou tehheb es-siagha.
On fait le kohhel avec du sulfure d’antimoine, de l’alun — toutiya, — du musc quand on peut s'en procurer, et un peu de noir de fumée. Il donne aux yeux plus d’éclat et passe pour préserver des ophtalmies, arrêter l’écoulement des larmes et fortifier la vue en la préservant des rayons trop éclatants du soleil. Tous les peuples musulmans en font usage; en serait-il ainsi s’il n'avait aucune propriété bienfaisante? Évidemment non.
Eii outre du kohlicl qu'elles emploient, ainsi que beaucoup d’hommes, du reste, on peut le dire, avec amour, les femmes arabes se teignent encore les doigts avec du hhenna, et les lèvres avec dusouak, qui n’est autre chose que l’écorce du noyer.
Le hhenna produit la couleur rouge-orange, et le souak amène une couleur d’un rouge beaucoup plus foncé. Ce dernier contribue, dit-on, à faire ressortir la blancheur des dents.
Uuant aux parfums, ils sont aussi très-recherchés. Ceux qu’on emploie de préférence sont:
L’essence de rose — aaler el ouarde.
L’essence de jasmin — aater el ïassmhie.
L’essence d’acacia à fleurs jaunes — aater el lebane.
L'essence de sandal — aater essanndel.
L’essence de géranium — aater echalth.
L’eau de fleur d’oranger — ma zahar.
Une essence composée avec du sandal, du kaskari, de l'ambre gris — aannber, — du musc — messk — et de la liqueur tirée de la civette ; on l’appelle el mekhannbel .
On fait encore des chapelets très-estimés avec du musc et de l’ambre gris — tessbéhh.
Les femmes du peuple aiment beaucoup l'odeur des clous de girofle — kronnfel.
Les bijoux sont aussi en grand honneur chez les femmes arabes ; celles qui sont riches s'en surchargent. Elles portent des boucles d'oreilles en haut et en bas, au nombre de quatre, quelquefois de six — khoss — menaguech — mekfaul. — On emploie à ces joyaux, depuis le diamant jusqu’aux pierres les plus communes, depuis l’or jusqu'au cuivre le plus vulgaire. Ils sont d’ordinaire très-lourds, et, pour que l’oreille n’en soit pas déchirée, on les maintient par une petite chaîne qui vient s’accrocher sur le front en for-
niant une espèce de diadème — el aassaba. — On donne au goût de la femme arabe pour les boucles d’oreilles, une origine curieuse et peu connue ; la voici :
Sara, femme de notre seigneur Braliim — Abraham, — étant devenue très-jalouse de Hadjer — Agar, — servante de son mari, lui fit, dans un moment décolère et autant pours’eu venger que pour l’humilier, percer cruellement les oreilles ; mais Hadjer passa des anneaux d’or dans ses blessures et son affront fut effacé. Toutes les autres femmes trouvant cet ornement de leur goût, s’empressèrent d'imiter son exemple.
Les colliers sont de toutes les formes, de tous les prix et de toutes les dimensions — cherka — kelada. — Les fémur s riches en font avec des pierres précieuses, des perles, des pièces d’or, du corail, de l’ambre, et pour les jours de fêle, en fleurs d’oranger, ce qui est très-gracieux — aaked tnlaa ezaliar; les femmes pauvr. s en font avec des pièces de monnaie, des boutons de nos soldats, des coquillages, ou bien encore de très-volumineux en clous de girofle — mekliaiuja. — Joignez à cela des bracelets de mains de tous les métaux messaïst — et des bracelets de pied -*- klwlkltul — façonnés comme un fer à cheval. Ils ont plutôt l'air d’un signe d'esclavage que d’un ornement.
Enfin ce sont des quantités de bagues en or, en argent ou en cuivre — khatem — bei im.
Aaïcha — la Vie — est une femme de religion ; elle s’effraye même de son ombre.
Aaicha mra diina ; ttkhaf menti khinl-ha.
Nedjema — l’Étoile — a des yeux déchirés jusqu'à l’oreille, elle dit à la lune : « Brille ou je vais briller. »
Aaïni-ha mecherreguine hbatta kl oudenn; tegoul el yuemeia : Cuedl oui a neguedi.
Los Arabes, quand ils veulent parler d’une jolie femme, ne manquent jamais de la comparer à la lune. La lune, disent-ils, éclaire d’une clarté plus douce que celle du soleil ; elle amène le calme, la fraîcheur et dispose aux rêveries amoureuses.
Üjuhai — la Perle — est une femme noble : elle rougit rien qu’eu voyant un coi). Que Dieu me fasse la grâce d’en être aimé.
Mra hhorra : tesslahhi menu serdouk. Allah idjaal-ha lebijhini.
Safya — la Pure — marche comme un bey ; il ne lui manque que le commandement et des tambours.
Tetemecha ki el baye: ikhoss-ha ghér, Ihhakuum ou teboul.
Yamina — la Prospère — n’a qu’une seule parole ; quand elle dit à son frère : « Attends-moi là, dans un instant je vais venir, » elle vient, quand bien même on devrait lui couper la tôle.
Aand-ha kelma boufu : il a y ale II khou-ha : ogood temm, delouakt nedji, ma kane la tedji, oua loukane inkelaa rass-ha.
Suultana — la Sultane, — c’est une maîtresse de la fatitazia ; elle marche en se balançant comme le pigeon sauvage.
Moulate el fantaziya : tederrodj ki Ihhamam.
N'épousez jamais une femme pour son argent, les richesses peuvent la rendre insolente ; ni pour sa beauté, sa beauté peut la perdre ; épouscz-la pour sa piété.
0 Rahltma — la Miséricorde ! — eonlenlc-uioi ou déteste-moi, ou dis-moi : « Dieu t’eu apportera d'un autre cêté.»
Ya Rahhma ! fenahhini ou kerahhini , ou gnul-li : idjiblek Rebbi menu djiha oklira
Aafya — la Paix — ne ferait pas une chose honteuse : c’est une fille de bonne famille et d'une grande tente ; si ses parents en entendaient parler, ils la couperaient en morceaux et la jetteraient aux chiens.
Aafya ma laamelch el adib: henni enirns ou bennt khêima kebira; oualdi-ha loukane issmaaou bi-lia, iktaaou-ha traf ou yaatou-ha lel kelab.
Hhâlima — la Douce — sourit avec délicatesse, et c’est par onces qu’elle lâche les gracieusetés.
Tetbessem be drafa, ou letlok es-serr bel oukiya.
Zliora — la Fleur — aime la guitare, les fleurs et la poudre dans les fêles. C’est une femme qui porte bonheur.
Tehheb el kouilra, ou ennouar, ou le baroud fel ouadaa. mra mebrouka.
Chez un peuple qui proclame sans cesse que tout vient de Dieu, le bien comme le mal, il existe une foule de superstitions et de préjugés qui peuvent être funestes meme à la femme la plus vertueuse. Il est donc indispensable qu’à toutes les autres qualités, elle joigne le bonheur. Est-elle pour son mari une cause vraie ou supposée de fortune, on l’appelle la bénie, l’heureuse et on la comble d’honneurs et de bons procédés. Mais, si au contraire, dès les premiers jours de son union, un Arabe n’a jamais vu qu’une diminution dans scs biens ou dans sa position sociale, s’il a été contrarié dans toutes ses entreprises, il nef eut s’empêcher de croire que sa femme lui porte malheur ; il en est troublé, et