PHRASES SLR LES CHEVAUX
Il écoute ses flancs et observe toujours les talons de son cavalier.
Isennote djenabou, ou uàinou aalcl guedam.
Quand il entend le bruit des éperons, il tremble comme la feuille sur l’arbre.
Menine issmaa chabir, issteffog ki louarka fi sedjera.
Et, en effet, il y a de quoi trembler, car les éperons arabes sont très-longs, pointus et dépourvus de molettes. Avec eux on ne pique pas, mais ou fait sur le ventre et sur les flancs du' cheval des raies sanglantes qui lui impriment la terreur et le forcent toujours à obéir. Ils ne sont impuissants, dit-on, que devant la mort.
Si je lui place les talons, je suis arrivé chez eux, et n'ai plus qu’à dire : « Que le salut soit sur vous ! »
lia nehhol-lou le guedem, ïoussel-ni aand-houm ou negoul : Salam ou aalikoum !
Lorsqu'il est lancé à fond de train, aussitôt le coup- de fusil parti, de lui-même, il fait demi-tour.
Kif idjeri aala chedd le mêla , la tedvob taraka, yedji melefelt.
On donne cette éducation au cheval, non-seulement pour s’en servir dans la fantaziyaqui est un jeu brillant des cavaliers, mais encore à cause de l'utilité qu’elle peut avoir à la chasse ou à la guerre. Avec un cheval ainsi dressé, l’Arabe se précipite en temps opportun sur son ennemi, le tue à bout portant d’un coup de fusil; puis, sans changer d’allure, fait un demi-tour à gauche, et rejoint, les siens, le plus souvent sans accident.
Il comprend aussi bien qu’un fils d'Adam, il ne lui manque que la parole.
Ifhem ki benn Adem, ma khossou ghér le kelam.
11 a été élevé dans ma tente comme un de mes enfants.
Merebbi fi khéimti ki ouahhéd menti ouladi.
Quand la poudre tousse, il dresse alternativement une oreille et baisse l’autre, il hennit et creuse la terre avec son pied.
Menine el baroud ikohheu; oudenih, irfed oualiéda ou ihhotl ouahéda, inahhnahh, ou ihhafer el arde.
Il a le pas si doux, que, sur lui, tu porterais une tasse de café sans la verser.
Aaond ciyarr, teched fendjal kahoua fi iddek ou ma iddefeg-chi.
Les Arabes détestent le cheval qui trottine sans cesse. Ils ne vont d'ordinaire qu'au pas et au galop, et ils appellent le pas : le galop de toujours.
Une musette le rassasie, un sac le couvre — rein court.
El aamara taachib, ou el gherara teghelih.
Il est si léger, qu’il danserait sur le sein de ta maîtresse sans l’abtiner.
Khefif: ichelahh bine bezasil khetek ou ma ifessedhoumeh.
Il lève les pieds de devant et il déménage avec les pieds de derrière.
Irfed louline ou irhhal be touala.
C’est un marabout ; les femmes viennent le visiter.
Iloua merabete; en-nessa izourouh.
Il peut supporter toute espèce de fatigues et de misères. Inedjemm koul temennid.
Il n’a pas de frère dans ce monde, c’est une hirondelle. Maandou khou fed denya; ki le kheta'ifa.
Il mouille la musette.
Il ne voit pas clair la nuit.
Il est panard.
Il est cagneux.
C’est une rosse.
Il est boiteux.
Il a les épaulas chevillées.
Il est aveugle.
Il est borgne.
Il a un cor.
(I a le lampas.
U refuse las éperons.
Il est ombrageux.
Il se nourrit mal.
L’eau l’a frappé — fourbu.
U mord comme un chien.
Il a le farcin.
Il est châtré.
Il est bistourné.
C’est un cheval ensellé.
Il a la morve.
Il jette sa gourme.
Il a la bouche dure.
Il a la gale.
En mal.
Ichemekh el aamara.
Mebouher.
Fetchaa le dakhol.
Fetchaa le barra.
Kidar.
Aaoud dalaa.
El ketafiate bih.
Aaoud aama.
Aaoud aaouer.
Aandou sefa.
Aandou Ihêi.
Innkorr chabir.
lkliayel.
Machi aallaf.
Drobou el ma.
laad ki le kelb.
Aandou le djedri.
Aaoud mekhssi. Aaoud mebroum.
Aaoud maaoudj.
Aaoud mechekher.
Aaoud mekhangui.
Foummon kassahh.
Aaoud medjerab.
LA VIF. ARABE
Il a une taie sur l’œil.
Il n’a pas de croupe.
Il emmagasine l'orge.
Il a une rétention d’urine.
C’est un cheval rétif.
Il se cabre. Il rue.
Il donne des coups de pied.
Il mange l’entrave.
Il butte et il s’abat.
Il trottine toujours.
Il se coupe.
C’est un ambleur.
Il a des vcssigons.
Il a des bleimes.
Il a des suros.
II fait tète à queue.
Il ne prend pas le mors.
Il a le feu.
Il est blessé sur le dos.
Il a des molettes.
Il a une seimc.
Il fouette avec sa queue.
U n’a pas de garot.
El biyad aala aa'inou.
El kefel makanneh.
Ikhezenn zeraa.
Ma ifouyeh.
Aaaud hharrane.
lbeni. lxaaret.
Issouk.
Yakoul retaa. Lliliadjala laalerr ou ibrrk.
/bandez.
Izened.
Aaoud haraouli.
Aandou el béidale.
Aaoud merhliouss.
Il aadam fih. • Ichetemel.
Innkorr el lazma.
Aaoud mekoui.
Meddebour fi daharo.
Aandou menafiess.
El hhafer mechekouk.
Ichahate be kaaltou.
El g bar eb' makanneh.
Il a le redressemeut de la gazelle — boule té. Terkib el ghezal.
C’est un cheval piqué à la rotule.
Aaoud metfoun.
Il tient à la tente, aux entraves.
Matssaud chi menu el khéima, mena retaa.
Il tient aux autres chevaux.
Ma issaudehi aalel khéil.
PHRASES Sl!R LES CHEVAUX
Il a une maladie de poitrine.
Aaoud meriohheu.
Il a été frappé par le vent.
Medroub be rehh.
Il a des amandes — formes — sur la place des bracelets de pieds — paturons.
Ellouz fel khelakhel.
C’est un cheval jaune du juif — isabelle, queue et crins blancs.
Aaoud se fer el ïhoudi.
Il a un épi sur la place de la djebira — indice malheureux.
Âandou nekhela fi rahhbete el guerab.
Au premier jour de poudre, son maître sera tué.
Nhar el baroud, fissaa moulah imoute.
Il se refuse au jeu de la fantazija — signe de malheur.
Innkorr el laab.
Il a l’épi de la croupière.
Nekhelat tefer fih.
C’est un cheval difficile : le tombeau de son cavalier est toujours ouvèrt.
Aaoud ouaar ; keber moulah daim mhhalloul.
De tout temps, les Arabes ont beaucoup aimé les chevaux, et la religion musulmane n'a fait qu’augmenter l’affection qu’ils avaient pour eux.
la loi défend de les maltraiter, comme de les vendre aux ennemis de l’islamisme.
Le Prophète a dit :
« Les biens de ce monde jusqu’au jour du jugement dernier, un riche butin et les récompenses éternelles sont attachés aux crins qui flottent entre les yeux de vos chevaux — toupets. »
No* cheranx.
Quand nos chevaux se précipitent eu avant , ils ressemblent aux étoiles filantes lancées par les anges contre les dénions.
Ce sont des aigles montés par des lions féroces ; l’éclair lui-même se fatiguerait sans pouvoir les atteindre. Tous ils captivent les regards et font l’admiration des hommes de guerre.
Les uns ont la couleur de minuit, quand, au firmament, il n'y a ni lune ni étoiles — noirs. — La blancheur de leurs fronts suffit pour éclairer la terre.
Les autres brillent d'un éclat doré — alezans ; — ils ressemblent à la cornaline, rouge comine le sang qui sort d’une blessure.
Ceux-ci sont des tisons en feu — bais bruns ; — ils sèment l’air de leurs étincelles. Leur démarche est fière : ils ont des oncles paternels et maternels qu’on cite dans nos tribus.
Ceux-là, vous les prendriez pour des gazelles — isabelles à queue et à crins noirs. — Par la longueur de leurs crinières, ils rappellent aux amoureux, blessés par la séparation, la longueur de la nuit.
Et nos chevaux blancs? c’est la monture des princes: quand l'aurore se montre, ils font pâlir la lune.
Combien de fois l’ennemi n’a-t-il pas fui devant nos buveurs d’air?
PH l( A SES SI H LES ARMES
L’ardeur du soleil ne fait qu’nniincr leur course. Ils font voler la poussière, et cette poussière forme un nuage qui amène l’obscurité en plein jour.
Mais nos lances sont longues, droites, étincelantes, et leur fer jette une lumière assez vive pour nous faire découvrir la victime qui veut se dérober à nos coups.
L'émir Aaud-ll-Kadi h.
l’UR.VSES APPLICABLES Al X ARMES
Ka»l). — }l<>n‘ihh'ila (féminin j.
Mon fusil porte jusqu’au rassasiement de l’œil.
Mouqhlialli loussel aala rouaaile el cutin.
C’est un fusil d’Alger, il est couvert de corail et monté en argent.
Mouqhhala dziri, meglietiya bel mordjane, ou bel aamara béda.
Son canon est damasquiné, et sa batterie est albanaise.
Djuba djouhavdar, ou zenad yhaniaoute.
Sa batterie est niellée: un grain de poudre, et il part.
Zenad meniyel : aala lihaba teiuiude.
Avec la pierre à l'eu de mon fusil, je puis saigner un coq.
De chefrcte mouqhlialli ncdebahh ed-dik.
LA Vit-; AKABE
Son canon est catalan, charge-le avec sept balles, lâche la détente, et il ne le dira jamais non.
l)jaba katalane : aamer-ha be sabaa ressaïs, kross ou mak’ji 'Ulche la la.
Avec lui, je perce de part en part un soc de charrue.
Tekhereg sekka.
Le kadi peut mentir, mais mon fusil ne ment jamais — lie rate pas.
El kadi ikedeb, ou hiya matckedeb-chi.
Les Arabes ont des fusils de tous les calibres, de tous les pays, de toutes les dimensions. On voit chez eux des fusils courts, des fusils longs, des carabines et d'horribles tromblons. Ils leur viennent d'Alger, de la Kabylie, de Tunis, du Maroc, de la France, de l’Angleterre, etc., etc. Les pèlerins qui rentrent de la Mecque, en rapportent aussi beaucoup ; ce sont, en général, de mauvaises armes, des armes de pacotille, grossièrement ornées, avec lesquelles il arrive d’autant plus souvent de s’estropier qu’on ne sait mémo pas par qui faire faire les réparations dont elles peuvent avoir besoin. Il y a bien quelques ouvriers dans les villes; mais, dans les tribus, ce sont des maréchaux ferrants qui en sont chargés. Aussi, combien ne rencontre-t-on pas de canons sérieusement compromis, de batteries hors de service, et de bois raccommodés avec des ficelles. N'importe, c'est avec de pareils instruments de guerre que les Arabes viendront lutter contre nos armes meurtrières et perfectionnées. Tout n’est-il pas écrit chez Dieu! le croirait-on? Ils préfèrent encore le fusil à pierre au fusil à percussion , d’abord à cause de la longue habitude qu’ils en ont, puis à’ cause des difficultés qu’ils éprouvent à se procurer des capsules. Le
fait suivant prouvera, et leur prudente méfiance à cet égard, et le peu de confiance qu'ont ceux-là mêmes qui nous servent, dans la durée de notre domination.
Un de nos généraux de brigade, commandant une subdivision en Algérie, était depuis longtemps vivement sollicité par un chef arabe qui avait, il faut le dire, rendu plus d’une fois des services réels à notre cause, notamment pendant les insurrections. Il résolut d'appeler sur cet homme la bienveillance de M. le gouverneur général, et, lors des courses qui ont lieu chaque année à Alger, il lui fit donner un trèsbeau fusil à deux coups et à percussion, par l'illustre maréchal duc de Malakoff.
— Eh bien, tu dois être content aujourd'hui, lui dit alors s le général, voilà tous tes vœux exaucés.
— Je te remercie, lui répondit l’Arabe ; cependant, si tu veux que je te parle avec franchise, j’aurais préféré un fusil à pierre ; car, quand vous aurez quitté notre pays, je me demande où je pourrai trouver des capsules.
Les Arabes ne mettent pas comme nous le fusil à la grenadière, c’est-à-dire le canon en l'air, la crosse en bas, et la bretelle engagée dans une seule épaule, non : ils le passent par-dessus la tête, la bretelle appuyée dans toute sa longueur sur la poitrine, et le canon également à plat derrière le dos.
Les bernouss épais dont ils sont couverts empêchent qu'ils n’en soient blessés. Les cavaliers veulent ils se reposer, ils placent le fusil en travers sur la selle, en arrière du pommeau — kerbouss, — et l’y maintiennent, pendant la marche, avec la main droite. On comprend que ces deux manières de porter le fusil ne peuvent convenir qu’à des gens qui combattent toujours eu tirailleurs.
Quant à la poudre, ou en fait beaucoup dans la Kabylie, ainsi que chez certaines tribus arabes. Loin de nous, elle se
vend en plein marché. Elle nJcst ni lisse ni égale, elle est moins forte que la nôtre, souvent elle tache la main; malgré cela, en augmentant la dose, ils en tirent encore un assez bon parti.
Dans le langage familier, les Arabes appellent le fusil imma Aàicha, manière Aalchs. En arabe, fusil est du genre féminin.
Piatolrt. — K abouts. — Redif.
Je compte sur mon pistolet comme sur mon père.
Endonn aalih ki bouya.
Je le mets dans l'eau, je lâche la détente, et jamais il ne dit : < J'ai mal à la tête. »
A ’edirou fel ma ou nekross, ou ma igoulche abadane: Rassi loudjaa-m.
C'est une arme des nuits sombres, quand lu lèves un doigt eu l'air et que tu ne peux même l’apercevoir.
Mtaa liyali el kohhel , menine tououkkef sebaak ou malechoufouch.
Celui qui se met entre mon pistolet et ma sœur — ma maltresse — est sûr d'attirer un malheur sur sa tête.
Li iedji binou ou bine kheli, ma kane la idjib moussiba aala rassou.
Les Arabes n'ont, d’ordinaire, qu’un seul pistolet, ils le portent sur la poitrine, du côté gauche, dans un porte-pistolet nommé kebourate, et maintenu par une lanière ou par un cordonnet en soie qui, après avoir fait le tour du cou, vient se fixer à la poignée de l'arme. On trouve à cet arrangement les deux avantages suivants :
1° De ne pouvoir perdre son pistolet après s’en être servi.
2° Si le cheval vient à être tué, d’avoir encore une arme sur soi pour se défendre.
Seuls, les chefs très-haut placés, ont des fontes à leurs selles. A leurs yeux mêmes, c’est plutôt une distinction qu’une utilité.
Dans les camps, on donne au pistolet le nom de kara Mohhammed.
Sabre. — Sekkinc. — Sif.
Devant mon sabre, la tête d'un homme n’a pas la valeur d’une citrouille.
Gouddani sifi, rass benn adem kabouya khér menn-ha.
Sa poignée est en corne de rhinocéros, et sa lame vient du Khorassane. Il coupe même le fer.
Kebda kerkedane, ou chefra Khorassane: iktaa Ibhadid.
Mon sabre coupe comme un rasoir.
Sekkini gataa kif el mouss.
Mon sabre peut porter des coups et servir au besoin d’assommoir.
Sifi iktaa ou issraa.
Sans comparaison, mon sabre est comme le sabre de notre seigneur Aali.
La youmettel, sifi ki sif sid-na Aali.
On appelait le sabre de Aali Uou el Fikar. Les Arabes croient qu’avec cette arme ce cousin et compagnon du Prophète poûvait tuer 80,000 hommes d'un seul coup.
Le sabre est l'ornement du guerrier, et il embellit une assemblée.
Sekkine isiyenn el moudjahad, ou iziyenn el djemaû.
Il n’y a pas d’ami à lui comparer, quand le cœur est aussi fort que le bras.
Ma kane hhabib metlou, menine el gaib aala fjodd edderaa.
Cependant, les Arabes de l’Algérie n’aimenl pas le sabre, peut-être parce qu'ils ne savent pas s’en servir et qu’il est gênant sous leurs vêtements. Ceux qui en ont, et ils sont clair-sctués, au lieu de l’attacher comme nous autour du corps, le placent tout simplement, dénué de ceinturon, sous le quartier gauche de la selle, où il est maintenu par la sangle, la poignée en avant.
Les cavaliers ordinaires emploient le sabre de fass-fez, dont la lame est large, presque droite, lourde et mal trempée. Son fourreau est en cuir, sa poignée n’a qu’une seule branche. Il leur vient du Maroc.
Les grands seigneurs portent quelquefois, par-dessus leur bernouss et à la manière des Turcs, des sabres orientaux d'un grand prix. Ils sont montés en or ou en argent, la lame en est précieuse ; rien no résiste à son tranchant. Ces armes sont des armes de famille, reçues en cadeau par leurs ancêtres ; elles ont été tirées de Constantinople, de Damas nu du lvhorassane. On les a conservées pour les jours de grande représentation.
En résumé, quand, à la guerre, un Arabe a tiré son coup de fusil, s’il n’a pas le temps de le recharger, il trouve plus sûr et plus prompt, quel que soit son rang, do se servir «lu pistolet collé sur sa poitrine ; il met donc rarement le sabre à la main.
Les gens de makhxenn — du gouvernement — appellent le sabre « mon ami Joseph » — sahhabi Youssef.
L»nce. — Mrsrag.
La lance est le frère du cavalier. (Lance est masculin. ►
El mezrag khou le faress.
Ma lance est aussi aiguë qu’une aiguille: avec elle, on peut ramasser un grain de blé par terre.
Mezragui mechouek ki libra : ilegolt el hhabba menu el arde.
Son fer brille tellement, que, même pendant la nuit, celui qui a fui, je le vois et je l’atteins.
Hhadidou ibrek, ou bnadma fel lill, U hareb, nechotifou ou nelhluujou.
Autrefois, les Arabes tenaient la lance en grando estime ; ils l’appelaient le frère du cavalier; mais, aujourd'hui, presque partout, elle a été remplacée par le fusil. On ne cite plus guère comme employant la lance que les tribus du désert fort éloignées du littoral, et qui, comme les Touareg, par exemple, ne peuvent se procurer des armes à feu qu’avec les plus grandes difficultés, et à des prix très-élevés.
Tri 411e. — Mrlrek. — llaraona. — Kalbouta.
Mon metrek est fait avec un bois dur comme le fer. Metreki yabesa kif el hhadid.
Sa lôtc est parsemée du clous.
H assoit messmmer bel messamir.
son
Avec ma trique, d’un seul coup, j’amène mon homme endormi sur la terre.
Be haraouti ghér be tlerba ouahhéda, nedjib salihabi ragued fi larde.
Le métrck, c’csl la halle froide.
El metrek, resass el bared.
Avec ma trique, je ferai tomber de quoi remplir un cimetière.
Be haraouti nelayhahh djebbana.
Le metrek, c’est le compagnon du pauvre,
Quand il est courageux,
Et qu'il marche pendant la nuit, escorté par la faim.
El metrek sahhab el guellil,
lia ikoum redjil,
Ou itemcha djiyaane fel lill.
La trique est l’arme des voleurs, et les voleurs, en pays arabe, ne sc mettent jamais en campagne quand la lune est dans son plein. On a remarqué que c'était à la fin des mois lunaires qu'il y avait le plus de vols et d’assassinats.
Conon. — Uedfaa.
L’émir Aabd-el-Kader, pendant la longue lutte qu’il a soutenue contre nous, a possédé un certain nombre de canons. Ils étaient en général servis par des kouroughlis, fils de Turcs et de femmes arabes, qui, sous la domination de leurs pères, en avaient déjà contracté une certaine habitude. Cescanons lui venaient du Maroc, du gouvernement turc, et d’une fabrique qu’il avait établie à Tlemcen. Elle était dirigée par un déserteur espagnol. Convaincu que nous nous eu
PHRASES Sl'R LES ARMES SOI
emparerions, il s’en est très-rarement servi dans des combats contre les Français; mais ils lui étaient très-utiles pour frapper l'imagination des Arabes, et les maintenir dans l'obéissance, en leur donnant une haute idée de sa puissance. Les kalifas les employaient surtout quand ils allaient faire ren • trer des impôts en retard. Nous les avons tous pris.
Depuis la chute d’Aabd-el-Kader, les Arabes n’ont donc plus de canons, mais ils connaissent par expérience ceux des Français, et en supportent, quand il le faut, les coups trèscourageusement.
De ce côté, nos troupes indigènes ont aussi fait leurs preuves, tant en Crimée qu'en Italie, où elles ont combattu dans nos rangs.
Lorsqu’ils veulent plaisanter , les Arabes appellent le canon : « mon père Merzoug, bouya merzoug. Aux yeux des Arabes,
Le cavalier sans armes
Est comme un oiseau sans ailes.
FA faress bêla selahh,
Kif et-lair bêla djeenahh.