‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 67 sur 157 · LE CLIMAT · texte numérisé non relu

LE CLIMAT

Dans les pays excessivement chauds, comme la Nigritie et les contrées environnantes, les chevaux sont de faible constitution ; leurs membres ne sont pas proportionnés, et l'on dirait que leur poil a été brûlé par le feu. Ils manquent d’intelligence et ont l’humeur rétive.

Dans les contrées froides ou très-humides, les chevaux sont eu général de haute taille, lourds et apathiques ; leurs proportions sont loin d’étre agréables et régulières ; ils ont, en général, les formes massives, le poil long et les os gros, sans résistance ; tandis que les chevaux des pays tempérés sont de taille moyenne, ni trop grands, ni trop petits, d'un caractère également équilibré, d’un bel extérieur, trèsagiles, avec le poil luisant et court.

L'influence du climat, qui pourrait donc la nier ? Elle va jusqu’à se faire sentir sur les chevaux d’un même pays, suivant les différentes régions. Ainsi, pour ne parler que de la péninsule arabique, les chevaux du Hedjaz — Arabie Pélrée — ont de beaux yeux noirs, des oreilles longues, la poitrine profonde, la bouche et les lèvres minces, les chevilles fines et les sabots durs.

Ceux du Nedjed — plateau de l’Arabie — ont l’encolure plus longue qu’aucun autre cheval arabe ; chez eux, la tête est courte, dépourvue de chair aux joues, la croupe large, le ventre vaste, les jambes sèches, les articulations bien soudées et les cuisses fortes.

Les chevaux de l’Yémen ont le corps arrondi, la peau

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dure, la eroupc un peu étroite, les cuisses cependant fournies de muscles; les tendons bien séparés, bien détachés des os, et l’encolure courte comparativement aux autres chevaux arabes, mais longue encore, si l’on regarde ecux des autres pays.

Les chevaux syriens sont tous beaux de couleur; ils ont les yeux grands, les coins de la bouche très-ouverts, le poil fin, le crâne chauve. Leur corps plaît à l’œil ; niais ils n'ont pas le fond et la résignation des chevaux de l’Arabie proprement dite. Leurs sabots sont tendres.

Ce qui donnera toujours une grande supériorité aux chevaux de ces pays-là, c’est l’air, la lumière et le soleil, ecs grands vivificateurs. On ne les élève certes pas dans des écuries.

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