‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 71 sur 157 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Dictons sur les villes et sur les tribus. — Division du temps. — Distance. — Quel âge as-tu? — Mets chez les Arabes.

Dictons SUR LES VILLES ET S II R LES TRIBUS

J’ai recueilli sur les villes et sur les tribus de l’Algérie, un certain nombre de dictons qui ont cours chez les Arabes. Us sont dus en général à des marabouts célèbres qui ont parcouru le pays et nous ont laissé leurs impressions. Il y a peut-être un certain intérêt à les reproduire ici.

Tient ccn. — En arabe, Tlemtnne (I).

Tlemcen,

Embellissement des cavaliers.

Sou eau, son air et le voilement de ses femmes,

(t) Consulter au besoin, pour les localités désignées, le remarquable ouvrage de M. O. Mac Carlhy, membre de la société historique d’Alger, do la société archéologique do Conslantine, etc., etc., il a pour litre : Géographie physique, économique et politique île l'Algérie.

sas

Ne se trouvent dans aucun pays.

Tlemmne,

Meziinete el fersane.

Ma-ha ou haoua-ha ou telhaif nessa-ha.

Ma kane fel beldane.

Tlemccn, ville importante, située à l'ouest et à 130 kilomètres d’Oran. C'était autrefois la capitale d’un royaume arabe assez considérable.

On rencontre, presque sous les murs de Tlemccn, dans la plaine de la Safsaf, la plus belle forêt d'oliviers qu'il y ait en Algérie.

Aux portes, pour ainsi dire, de rctte ville, on voit encore les tombeaux de deux marabouts célèbres, sidi Bou-Medinc et sidi Senoussi. D'après les Arabes, le fait suivant aurait définitivement consacré leur réputation de sainteté.

Sidi Senoussi, se promenant un jour dans les rues de Tlemccn, eut une altercation avec le kadi de cette ville, qui lui donna un violent soufflet. Il se tint coi, puis rentra paisiblement chez lui ; mais sa famille indignée ne cessait de lui dire : < Comment un homme comme vous peut-il supporter une pareille injure? vous n'avez donc aucune puissance? — Vous allez le voir, puisque vous y tenez absolument, répondit ii la fin sidi Senoussi ; mais, tout marabout que je suis, j’ai des chefs qui, eux aussi, ont des supérieurs, — leçon pour consacrer la hiérarchie — et je vais m’adresser à sidi Bou- Medinc. Il jugera lui-même s’il doit transmettre ma plainte à Dieu. »

Ce saint oui ragé se mit alors en oraison, priant sidi Bou- Medinc de lui faire rendre justice; à peine avait-il pronopeé quelques mots, qu’on vint lui dire : « Vos désirs sont exaucés.» La maison du kadi coupable s’était soudainement écroulée, écrasant ce magistrat et toute sa famille.

DICTONS SUR LES VILLES ET TRIBUS

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