‹ La vie arabe et la société musulmaneChapitre 90 sur 157 · I.A VIE ARABE · texte numérisé non relu

I.A VIE ARABE

Les chrétiens frappent la danse (se promènent à picdl : ils sont fous.

En-uessara idrobou ed-dansa : mahbel.

Les chrétiens jouent aux cartes : c’est un péché dans notre religion. .

En-nessara ilaabou el karta : hharam fi dine-na.

Nous sommes frères; mais Dieu a fait et il a séparé. Ahhna khoutt , ma lakenn Jlebbi khelok ou ferek.

Le chien ne se sauve pas du pain.

El kelb ma-ïherob menu el kessera.

Il t'a donné la vie, celui qui t’a instruit.

Hhayatek, elladx aallemek.

ficoute, écoute et prie sur le Prophète.

Sennott , sennotl, ou salli aal nebi.

Dieu seul peut apprendre ce qui est dans les cœurs. Ma-iaallem bel gloub, ghêr llebbi.

Il commande d’après la loi.

Ihhakem aala hhassab eeberaa.

Le maître de la ruse ne prospère pas.

Moul el hhéila ma-irbahheh.

L'absent est toujours injuslicié.

El ghaib dima medloum.

Ne me donne pas de la monnaie des infidèles.

Malaaténich ferk el kafara.

Nous méprisons les ordures de ce monde îles richesses). Ma-aandna hhudja fi soubiyet eddenya.

Diqitizcc by CiOOg le

PHHASES UTILES ET USUELLES

Entrave les chameaux. Entrave les chevaux.

Aayol el djemal. Anttull el khéil.

Ils ne connaissent pas le prix d'un homme.

Ma-laarfouch kimt radjel.

Personne ne connaît ma douleur que Dieu.

Makane hhad iaarf dorri ghér Rebbi.

Le jour de ton tombeau, tu ne coucheras pas dehors.

Nhar keberek matebutchi barra.

Dans le pays de la sûreté, n’aie pas encore confiance.

Fi belad el amane, matamennch.

Si Dieu ne pardonnait pas,

Son paradis resterait vide.

Ida Rebbi ma-ismahh,

Djennetuu ma-tebka ghér khaiuja.

C’est un homme noble, j'en réponds.

Radjel djiyed, rani dameim fih.

Les Français n’acceptent pas le baisuin nt de la main.

El Franssess ma ïkobeloucli hhebbetl el idd.

Il est venu, et je lui ai étendu des tapis (pour s'asseoir). Dja, ou ferrechtlou.

Les escargots blancs (cavalerie de l'Est, vêtue de bernouss blancs).

El bebouch le biyod.

La cavalerie noire (cavalerie de l’Ouest, vêtue de bernouss noirs).

El goumm souda.

L’infanterie musulmane.

El aasaker et mohhammadiya.

La nudité vient de Dieu, mais la malpropreté vient du démon.

El aura mena Allah, ou loussekh mena ecliilane.

Mariez-vous pauvres: Dieu vous enrichira.

Tez-ououdjou Fokara; iyhenni-koum Allah.

Celui qui a laissé un successeur (un lieutenant) n'est pas mort.

Li khellef el khelifa, ma-matehe.

Il va à la chasse du veut avec un tilet (il perd son temps). Isstad erréhh be chebka.

Quelle vie êtes-vous en train de vivre?

Ach menu aaiclia rakoum adichine.

C'est un avare : sa main gauche, il ne la donnerait pas à sa main droite.

Iladjel bekhil: liliatta iddou lissar ma-iaalihach iddoii limine.

Le boucher soupe avec des navets.

El djezzar itaacha bel left.

Je ferai cela, à moins que la mort ne vienne à inc vaincre. Medir hada, ghêr ila ghelebet-ni el moule.

Il faut que lu payes le prix du sang.

Lazem teklialless hhak eddem.

Il faut que tu donnes le prix de la mort.

Lubed tuati eddiyu.

PHRASES UTILES ET USUELLES

Trahis ton voisin et ne consulte pas.

Khedtia djarek vu ma-techaourch.

Le maître tic l’heure est arrivé.

Moul saa dja.

La terre s’est levée.

Eddenya rahi.kàima.

Elle était comme un fenouil allumé par devant et par derrière.

K anet ki kellihti mechttaoula menu gouddam vu menu lotira. Oura.

La terre va de travers.

Eddenya rahi maaoudja.

Les tribus se sont révoltées; elles déménagent.

El aarrache aassaou; rahoum rahhline.

Les tribus s’enfuient.

Ennedjooeu rahoum djafeline.

Y a-t-il un bon conseil, ou n’y eu a-t-il pas?

Kannehe raye, oulla makannche ?

La terre est sur son bras.

Eddenya aala deraal-ha.

Les femmes se lamentent.

Ennemi rahoum inndebvu.

Les Arabes ne marchent que par la force, le pillage des silos et le coupement des télés. (Ce sont eux qui le disent.)

El Aareb ma-ïtemehou yhér bezzour, bd hhaousx ou be y net aa erruss.

Ils paieront l'ancien et le nouveau.

Ikliallessou el kedim ou le djeiliil.

Leurs Riens ne siifliront pas pour racheter leurs tètes. Mal-houm ma idzi aala rouss-huum.

Nous ne nous soumettrons pas : les moutons de la tribu verte mangeront jusqu’aux pierres.

Manessirouch : el ghelem mlaa nedjaa le kheder yakoulou Ihhadjer.

La terre s’est refroidie.

Eddenya benedett.

Le pays est pacifié.

Eddenya aaouufi.

Nos larmes nageaient sur la ligure.

Ed-demooeu kaiwu iaaoumou fel oudjli.

Que Dieu nous enrichisse de la tranquillité.

Allah irezekna bel aafya.

Je vais donner ce qui revient à Dieu — prier.

Rani machi naati hhak Rebbi.

Il coupe Injustice avec sa main.

Iklaa cheraa be iddou.

Honore-moi et mange mon dîner.

Keber biya ou koul aachaya.

Ou l’aiguille a passé, le til passera.

Ouiiie fatet el ibra, ifoute el khéïte.

Je le connais depuis le déluge.

iV aarfou mena ettoufane.

P H H A S K S UTILES ET USUELLES

La beauté ne voyage pas par caravanes — rare.

Ezzine ma sifertlou kefoul.

Embellis ta bonne loi.

Ziyenn niitek.

Les Arabes se réunissent souvent.

El Aareb imiyaadou beaaf.

Quand le coeur est chagrin, la nouvelle en est sur la figure.

Menineelgalb meghiyer, el khobar'fel oudjh.

Deux capitaines à bord d’un vaisseau le font toujours noyer. — Sombrer.

llahsine fi s/ina mukane la tennglieruk.

Le café fortifie les os et court dans les membres.

El kahoua teeheddel amlame ou tedjeri fel youaynn.

Entre moi et toi, il n‘y a ni demandeur ni demandé. (Nous sommes quittes.)

Ma binl ou binek la taleb ou la metloub.

Les Arabes connaissent le jeu de la lulte.

El Aareb iaarfuu itgareebou.

La lutte arabe que l’on nomme : gucrach, kvra, ou aafar, a beaucoup d'analogie avec la lutte française ; seulement, le croc-en-jambe — khanngal — y est permis, tandis que, riiez nous, il est défendu.

Indique-moi un proverbe qui soit rimé.

Ourini melel bel kafiyfl.

Il a demandé grâce.

Tlob el aafou.

LA VI B AHABE

Je le connais depuis la tôle jusqu'au talon.

Naarfou menu er-russ lihalta leguedem.

Grise-le et interroge.

Essekih ou saksih.

Il maudit le sultan quand il est loin. louai essoultane fi ghibtoul

Il ne pense qu'à ferblanter sa personne. — A se biebouuer. *

Cher ikozder rohlwu.

Kassasie-toi avec peu, et Dieu te donnera beaucoup. Stekenuaa bel klil, taatik Allah el kelir.

Apporte-moi la tète de la boutique — épices.

Ujib-li rass el hlianoule.

Ne me loue pas avant d’en avoir éprouvé un autre. Ma-thhameil-ni lihalta tedjerreb ghéri.

Le pauvre est un étranger dans son pays.

El ijuellil berruni fi belatlou.

L’alTairc d'argent donne-la à un juif, il t'en tirera.

Illiadja bedmhum aali-lut lihoudi, ikediha-lek.

La meilleure ruse consiste à ne pas user de ruses.

El hhéila fi terkel hheyal.

Le lion a dit : « Personne ne fera mon affaire mieux ((ne moi. »

Essebaa yal : liltml ma-ikedi hliadjeli metli.

PHRASES UTILES ET USUELLES 3t>3

Un lui est un maître dans le jeu de lu poudre.

Felane maaltem fi luabel baroud.

Le jeu de lu poudre, c’est celui auquel nous avons donné le nom de fantaziyti , à cause de ranimation extraordinaire qu'il amène Voici en quoi il consiste :

Un parti de cavaliers, d'ordinaire bien montés et bien habillés, veut rendre des honneurs à un chef quelconque, qui, pour le cas spécial, se place en face de lui, à une dislance tissez grande.

Par deux, par quatre ou sur un plus grand front, bien unis, bien alignés, ces cavaliers arrivent \ entre à terre jusqu'auprès du héros de la fêle et lui lAchcut leur coup de fusil presque dans la ligure. La détonation entendue, ils font demi-tour à gauche sans changer d’allure, et ils vont prendre du champ en arrière pour recommencer, s’il ) a lieu. Ce jeu si cher aux Arabes n’est pas sans danger : une balle oubliée dans une cartouche, une baguette laissée dans un fusil, peuvent amener mort d'homme. Cela n'arrive que trop souvent.

J’ai vu faire ce jeu avec les fusils chargés à balles. On tire alors en l’air, mais une maladresse ou un cheval qui s’abat font courir de grands périls.

On diminue beaucoup les accidents en se mettant, non eu face, mais sur le flanc des coureurs.

Un tel est un ami des infidèles: il a encore de la viande de cochon entre les dents.

Felane lihabib cl kafnra : mazal Ihham el hhallouf bine senanou .

Les croyants sont doux cl chéris de Dieu.

El moumenine hhalouine nu uazuz aulu llcbbi.

Celui <|ui u le sang jaune — le lâche, — ne le liiez pas.

Se fer eddeni ma tekteluucli.

Je ne veux <|ue des douros, pères du canon. — Ou prend pour des canons, les colonnes <|ui sont sur les pièces de monnaie espagnoles.

Ma-nehheb rjhér douru boa medfaa.

Le mensonge ne paye pas les dettes.

El keddeb ma ikhalless eddine.

Le vent qui vient, l'emmène. — l’as de volonté.

Erré h h li dja, iddih.

Les hommes l'ont vaincu sur 1e marché et il a apporté la dispute dans sa maison.

Ghelebuuh erredjal fetmuuk ou djab el kliassema feddar.

Il entend la rosée tomber sur les feuilles du roseau. — L’ouïe très-line.

hmaa enneda aala ourek el l/euba.

Dans le Sud, les chameaux portent des sonnettes.

tel guebla el djemal irfedvu ennakouss.

Pour toi, j’ai été l'implorer.

Aala khatrek, mechit-lou fel djaha.

Celui qui a du blé, trouve à emprunter de la farine.

Li aandou el yuemhli, issellef eddeguig.

Celui qui manie le miel, ne peut moins faire que de se lécher les doigts.

Li ikhellott el aassel, labed ilhltesn suuabaaou.

PHHASES UTILES ET USUELLES

Le monde connaît le monde, et les chevaux connaissent leurs cavaliers.

Ennass taarf eiwass, ou le khéil larf rekkab-ha.

S'il plaît à Dieu, je ferai une petite bague pour ton doigt. — Tu me fatigues de tes exigences.

Ennchaallah, naamel khouitma aala kodd sebank.

De quoi est-il mort? de la mort de Dieu.

Bach mate ? moute Allah.

Le maître de l'or, on l'aime quand bien même il est chien fils de chien.

Moul eddeheh inhheb oua loukane ikoun kelb benn el kelb.

Le chameau est parti : il n’a laissé que ses crottes. — Enfants dégénérés.

Mecha el djemel, ou khalla baarou.

Un tel est brûlant au commencement, mais è la fin il n’y a plus que de la cendre.

Felane, chaou Ihhal iguedi, ou fel aagab ghér remad.

Ils ont été frappés d’une amende de cent douros.

Ethhettaou be mya douros.

Ig» fourmi peut cmduire un chameau. — Animal trèsdoux.

Ennemla tegoued el djemel.

L'hoinme qui est gras, nous ne l'aimons pas.

Erradjel smine, manehhebouch.

Aujourd'hui, ils disent d’une manière, el, demain, ils disent d’une autre.

Elyoum igoulou tebaa, ou gheda igoulou tebaa akhor.

Plutftl sentir hrfller mon ventre Que de sortir de mon pays.

Hharig bedani

Ou la kheroudj menti oulani.

Les Turcs jetaient les femmes à la mer.

Etlerk kanou ibahharou émana.

Le point du jour, ne le surveille pas, et les nouvelles, n'en demande pas.

El fedjer, ma tetolrh aalih.

Ou le kheber, ma Ussalrh aalili.

Celui qui vole une aiguille.

Peut voler une vache.

Li isserrek ibra Isserrrk begra.

Je n’ai pas de croisée par où me sauver.

Ma aandi laga batli neselek.

Les juifs, quand ils font lire leurs enfants, ne leur apprennent que les négations. — Craignent toujours de se compromettre, ne disent jamais oui.

El ihoude, ikerrou oulad-houm ghêr bel mime.

Nous sentons le vent de la guerre.

Rana nechemmau réhhet el aadaaua.

J’ai monté à cheval, j'ai tué la terre, j’ai été à la découverte — et j’ai envoyé des éclaireurs.

Erkebt , klell el arde. ou zifett echouafine.

Nous avons vieilli un peu sur le mamelon, — nous nous sommes arrêtés — et nous avons vu les chrétiens.

Cheref-na rhouiga fel kaudya, ou chef-na en-nessara.

DîgîTizmroy Gueule

PHRASES UTILES ET USUELLES

L'infidèle est sorti avec une armée très-forte.

El kafer khrodj be mehhala kouya.

S’il plaît à Dieu, nous le casserons. — Nous le vaincrons. Enchaallah nekesserouh.

.Aujourd'hui, c’est le jour des chevaux.

Elyuum nhar el khéil.

Aujourd’hui, c'est le jour de la mort.

Elyoum nhar el moule.

Les impies couvrent l’œil du soleil, c’est comme les sauterelles.

El khouaredj ighetou aaïn erhemsse; ki le djerad.

Dieu seul en sait le nombre.

Maiaarf aadad-ha ghér Bebbi.

Ils marchent ferrés comine des chevaux. — Jamais les Arabes ne mettent de clous à leurs souliers.

Itemchou ki le khéil, messemmerine bel hhadid.

Celui-ci derrière celui-là, comme les mulets d’une caravane.

llnda menn oura hada, ki touail el kafla.

Ils portent le bât comme des ânes. — Le sac.

Irfedou el berdaa ki Ihlmmir.

Ils ont des lances au bout de leurs fusils. — Baïonnettes. Bel mezarig fi rass meqhhal-houm.

Ils ont des moustaches qui ressemblent it des balais de palmier nain.

Dairine ehelayham ki mesalahli mtaa eddoum.

Leur lambour mugil comme la vague.

Teboul-houm terghi ki lemoudjaa.

Ils supportent la blessure comme le sanglier.

Irfedou el makena ki Ihhallouf.

Ils obéissent à l'ordre et à la parole.

Jtemchou aaï amer ou ennha.

Leur chef marche comme un viens sanglier à la tête de son troupeau.

Kebir-houm ki chiti fi rass eddoula.

Nous sommes des croyants : nous combattrons et nous mourrons pour notre religion.

Ahhna moumenine : nelaredou ou nemoutou aala khater eddine.

Le jour où les bouches des fusils se feront face, la salive se séchera dans la bouche.

Nhar li ilgabelou fouam le djaab, innchef errig.

Un jour comme aujourd'hui ne se retrouvera plus.

Nhar elyoum ma-innsabch.

Les montagnes vanteront la poudre — échos.

El djebal ichekerou le baroud.

Le sang coulera comme une rivière.

Ed-demm issil kif el ouad.

Dieu a permis de les tuer.

Rebbi hhallel fi-houm el ketel.

Les houris pousseront des cris de joie dans le ciel.

El hhaouriyale izeghertou fe sema.

Les houris : jeunes filles d’une beauté inexprimable, d’une

PHRASES UTILES ET USUELLES

virginité toujours renaissante, qui ne peuvent vieillir et qui sont réservées pour compagnes, dans le Paradis, aux martyrs de la guerre sainte, ainsi qu’aux fidèles observateurs de la loi de Dieu et de son envoyé.

Le boulet tournoie.

El kora telouez.

La poudre pétillé comme une poignée de sel qu’on jette dans le feu.

El baroud ki le gliya.

Allons ! placez Dieu dans vos cœurs, fermez les yeux et marchez sur le canon.

Yallah! dirou Rebbi fi gueloub-koum, ghemedou aatnikoum, ou guedemou lel medfaa.

Les Arabes ! personne ne peut les vaincre.

El Aareb ! ma igheleb-houm hhad.

Mais, quand la poudre tousse, elle prend son dîner.

Oua lakenn menine el baroud ikohheu, iddi aachah.

Elle a mangé tous nos hommes.

Kela gaa redjal-na.

Le guerrier de la foi ! il faut qu'il sache tuer son cœur. — Qu’il soit insensible.

El moudjahad ! labed iktel galbou.

Notre chef est mort : il nous a laissés comme un troupeau sans berger.

Chikh-na mate : khalla-na ki eddoula bêla raa'i.

Les chrétiens l’ont tué avec des balles : son corps est percé comme un crible.

Ennessara ktelouh be ressas : oulla ki le boussiyar.

Nos silos sont pillés, nos familles sont tourmentées, nos chevaux sont fatigués.

Metamir-na mahoussine, khiam-na mahouline, ou khéil-na aayanine.

Les Français frappent la poudre sur la main de la justice, très-bien ; — quel dommage qu’ils ne se fassent pas musulmans !

El Franssess idrobou le baroud aala idd echeraa, kliessara ma-ichahadouch !

Il faut nous rendre : nous donnerons les chevaux de soumission, nous donnerons des otages.

Bessi( nessirou : naalou le gadate, ou naatou le merhaïne.

D’après les mœurs et les coutumes arabes, toutes les fois que des tribus, après s’étre révoltées, se voient forcées d’implorer leur pardon, l'usage veut que, comme preuve de soumission complète, elles fassent présent au vainqueur d'un certain nombre de chevaux d’élite qui, dans cette circonstance, prennent le nom de gada-gadale. — Il va sans dire que, si l’on peut faire accepter des rosses au chrétien, on n’y manque jamais.

Lors de l'avénement au pouvoir d’un chef de marque, on en fait autant. Cela veut exprimer qu’on est sincèrement disposé à obéir.

Le prix de ces chevaux de gada est toujours réparti entre les populations, et devient, en général, l'occasion de grandes exactions de la part de leurs administrateurs, qui, demandant

PHRASES UTILES ET USUELLES 371

toujours plus qu'il ne faut, mettent l’excédant dans leur poche.

O mon Dieu ! nous sommes tes esclaves.

Y a Rebbi! ahhna aabidek.

C’est loi qui nous as amené l’infidèle, c’est toi qui dois nous l’enlever.

Ennta djebtlena le kafer, ennta teddih.

Quand on aura lu ce qui précède, on saura, à peu près, tout ce que les Arabes disent sur nous à propos de la guerre.

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