X. — LA GRAVURE
Parmi les gravures originales, les Trois sœurs, de M. A. MuUer, sont de franche et souple allure. La Lisière du bois, de M. Paul Lafond, a le style mélancolique de l'hiver. M. A. Lepère prodigue sa verve d'observateur en illustrations de Dimanches parisiens. M. Henry Paillard profile de pittoresques architectures. M. Desboutin expose deux portraits, deux magistrales pointes sèches. M. Francis Jourdain étudie des paysages de Normandie, en une manière timide, non sans charme. Parmi les interprétations, voici celles de Gustave Moreau par M. Waltner, de Rubens par M. Michel Cazin. Des équivalents de gravure ont été trouvés par M. Daniel Mordant pour exprimer le tournoiement d'un plafond de Besnard, les formes révélées par la"pénombre de Carrière. — Dans les sections voisines, Je remarque les bois en couleurs de MM.Vander Zee et Jacques Bel-
trand, les gravures modelées de M. Pierre Roche, les lithographies en couleurs de MM. Alex. Lunois et Henri Rivière. Ce dernier artiste a crée une imagerie décorative nouvelle par des paysages aux grandes lignes, aux harmonies simples, la Bâte, r/Ze, le Bois, l'Hiver^ le Lever de la lune, le Coucher du soleil^ Soir d'été, le Ruisseau, Nuit en mer... Des êtres humains, des animaux, des barques animent les premiers plans de ces feuilles où se succèdent comme en des toiles de fond restreintes et charmantes, les aspects et les heures de la nature.