V. — PAYSAGES
MM. G. Le Mains, Chetwood-Aiken, Wery, ont été bien inspirés par la Bretagne. Cherchez, du premier : le Soir; du second : le Pardon du Faouët; du troisième : Soir après l'orage. Tous trois ont un charme de vision, et le tableau du trosième, d'une atmosphère de pluie très ressentie, les barques mouillées rentrées au port, est d'un aspect tout à fait singulier. M. Wery sait exprimer la poésie des choses, et il sait aussi voir et comprendre l'être humain : la femme avec son enfant qui se dresse en avant du paysage a l'humble beauté du vrai.
Ces scènes nous servent de transition pour arriver aux paysages où l'être humain n'apparaît pas, où il n'y a que le drame naturel qui se joue entre les eaux, les verdures, les nuées, l'ombre et la lumière.
J'ai noté, pour leur beauté poétique, ou
pour leur volonté de vérité, ou pour leur désir de fixer le charme du réel : le Teverone, de M. Harpignies ; Calme du Soir et Prairies au bord du Loing^ de M. Albert Gosselin; Un village à Bréhat, de M. Dabadie; le SozV, de M. Simonnet; le Pêcheur, Bords de la Sarihe, de M. Paul Sain; Plage de Valence, de M. Sorolla; Vallée de la Vénère, de M. Cabié; Bord de rOrge, de M. Quost; Peupliers, de M. Pointelin; Brouillard d'octobre, de M. Appian,'dont on annonce la mort, et qui fut un peintre et un aquafortiste de talent distingué.