L'EXPOSITION CENTENNALE ET DÉCENNALE DE L'ESTAMPE
Une vue générale de l'àrt de Testanape au xix^ siècle aboutit à des constatations suffisamment glorieuses. Si Ton est obligé, malgré les exceptions de noms et d'œuvres qui sont de toute justice, de voir l'arrêt et la déperdition de l'art du burin, il faut, par contre, dire l'apogée de la gravure à l'eauforte, une renaissance de la gravure sur bois à l'époque romantique, et la création de l'art de la lithographie, création qui nous force à revenir à l'ancienne désignation par le mot d'estampe de toutes les œuvres d'art imprimées sur papier, que la composition initiale ait été dessinée sur bois, sur métal ou sur pierre.
Le résultat ainsi exposé brièvement, il faut reconnaître que si l'exposition de l'estampe au Grand Palais présente forcément un intérêt, elle est loin de fournir à l'étude les éléments nécessaires pour une histoire complète et détaillée de tant de manifestations et d'œuvrés accumulées pendant cent années. Cette histoire, il serait nécessaire qu'elle fût faite, et le boii moyen serait une série d'expositions, soit par périodes historiques, soit par genres. On se préoccupe beaucoup de l'avenir du Grand et du Petit Palais, alors qu'il n'y a pour lès utiliser, que l'embarras du choix : souhaitons d'y voir, avec tous les développements désirables, entré autres expositions, celles du burin, de l'eauforte, du bois et de la lithographie de ce siècle. Aujourd'hui, pour rester dans les proportions de ce petit livre, les catégories de l'estampe seront abordées et quelques œuvres indiquées, en réunissant à l'exposition centennale française qui va de iBo0 à 18,89, l'exposition décennale qui comprend les œuvrer de 1889 à 1900, et