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les (expositions des diverses sections étrangères.
La décadence de Tart du burin est visible au commencement du siècle. Telles pièces bien choisies dans la production du premier Empire, V Enlèvement de Déjanire^ de Bervic,les interprétations dePrudhon et de Constance Mayer, par Barthélémy Roger, sont froides, malgré leurs mérites, si Ton songe aux pages admirables laissées par les graveurs d'autrefois. L'art du burin, dans sa belle période, ne fut nullement compassé, mais au contraire d'une vie éclatante, et les portraits d'apparat du XVII* siècle sont d'une force et d'une grandeur singulière en regard des timides et correctes effigies de notre temps. Il y aune exception sous la Restauration : le Bartolini d'Ingres gravé par Potrelle. Il y a une renaissance fine et distinguée sous Louis- Philippe, avec Calamatta, absent de la Centennale, et Henriquel-Dupont, représenté par les portraits de Brongniart; de Bertin, du ducd'0rléansetparr//ém»cyc2e
de V Ecole des Beaux- Arts. Henriquel- Dupont suscite tout un groupe : François Martinet, Dien, etc., qui représente la production du burin pendant la période du second Empire. Puis, la personnalité de Ferdinand Gaillard, un art d'analyse acharnée, de nuancçment infini, dangereux à imiter, mais d'une signification savante et belle, surtout lorsqu'il s'agit d'interpréter les patients primitifs ou de scruter, à leur manière, directement la nature : V Homme à V œillet^ d'après Van Eyck, les portraits originaux tels que celui de Dom Guéranger, affirment cette maîtrise de Gaillard.
Les burinistes d'aujourd'hui tiennent une place honorable à la Décennale. M. Léopold Flameng, qui expose comme aquafortiste à la Centennale, est buriniste à la Décennale avec la Vierge au donateur de Van Eyck, de gravure fine et ferme.
M. Achille Jacquet a fait une œuvre d'allure calme et superbe avec la Religieuse^ de Cabanel, a fixé d'une manière drama** tique le drame de la Passion de Jésus-'
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Christ inécrit au triptyque de Màntegna. Il y a une gravité, un sens de la tradition, chez M. Adrien Didier, interprète attentif de Raphaël, de Prudhon, de Baudry. M. Jules Jacquet va, d'un talent souple, de Rude à Meissonier, de M. Hébert à M. Bonnàt. Je ne puis donner la liste complète des graveurs au burin, mais comment ne pas dési-^ gner M. Burney, et ce nouveau venu, M. Patricot ?
En somme, l'art du burin veut beaucoup de patience et d'abnégation, si l'on veut lui rendre sa splendeur et sa gravité anciennes.
11 se prête admirablement à la reproduction des grands aspects, des belles décoVatidns^ des effigies durables.. Sa tradition veut un. métier assuré et complet, une allure impeccable, un peu d'apparat, une maiii-* festation vigoureuse. Les graveurs dii xvii* siècle, et à leur suite les graveurs du xviîi* siècle, qui mélangèrent l'eau-fortc au burin, ont laissé des exemples fameux de force sobre, de facture juste, de modelé clair. 11 faut bien reconnaître que la veine a été \afiiBiiblie de nos jours. Devant les
dessins et les états de planches de nos graveurs» on s'explique, par la mise en évidence des faiblesses et des timidités des points de départ, la minutie inconsistante de nombre de pièces définitives. l\ faut bien constater souvent une étonnante puérilité et une indifférence. De même, on est un peu surpris, après avoir vu tel pre^ mier état de gravure satisfaisant de cons-^ traction, d'éclairage, de voir la même gravure amollie, brouillée, à l'achèvement.
Tout de même, grâce à quelques amateurs et à la Chalcographie du Louvre, la gravure au burin a persisté, a pu traverser les phases difficiles. Aux artistes, de raviver défini* tivement ce grand art.
• Il y a Duplessi-Bertaux, il n'y a pas Ingres dans la section de l'eau-forte. Pourtant, quelle belle ouverture pour l'histoire dé l'art de l'eau-forte au dix-neuvième siècle que le Portrait de l'archevêque de Pressigny, évéque de Saint-Malo, ambassadeur de France à Rome, gravé par Ingres, en i8x6, avec la décision^ la netteté, la
grandeur de réalité, dont il a marqué ses dessins, ses portraits peints? Et Delacroix, si Ton possède un résumé de son sentiment profond, de sa force nerteuse, avec la Juive d'Alger y le Choc de cavaliers numres^ la Lionne dévorant un arabe^ combiefi d'autres belles pièces manquent. Et de Céiestin Nanteuil, ne fallait-il pas toute la série des titres de volumes romantiques, toutes ces pages de blancs si doux, de noirs si fins, ces compositions ornementées, ajourées, treillagées, découpures et dentelles gothiques, où les femmes frêles et fatales s'enroulent comme des lianes? Pa* rallèlement, tout le mouvement naturiste du paysage s'affirme avec Paul Huet« puis avec Corot, Daubigny, Millet, — Corot, admirable graveur qui fait vaciller les ombres et resplendir à l'horizon la délicieuse lumière; Daubigny, moins alerte, moins décisif, et qui parvient, à force de travail, de vouloir, à la belle série du Voyage en bateau, qui n'est pas à l'Exposition, qui devrait y être, car nulle part il n'a exprimé d'une taille plus vive et plus
sûre la profondeur du ciel, le mouvement de Teau; Millet, égal aux plus grandft avec le Départ pour le travail, les Glaneuses^ la Grande bergère^ la Femme qui bat le beurre etc., fixés par l'essentiel du trait, évoquant merveilleusement les ensembles.
Les peintres, d'ailleurs, et cela bien logiquement, bien naturellement, lorsqu'ils se sont servis du matériel du graveur, ont apporté un dédain de l'inutile détail, un sens de la couleur, de la nuance, dé la valeur qui leur viennent de leur génial ancêtre et maître Rembrandt. La liste serait longue de ceux-là, peintres, sculpteurs, qui tiennent leur place par quelque essai, quelque libre et rapide travail : Decamps, Th. Rousseau, Chasseriau, Ary SchefFer, Courbet, Charles Jacque, Alphonse Legros, Bonvin, Edouard Manet, A. Hervier, Ribot, Jules Hereau, Amand Gautier, Feyen- Perrin, Chaplin, J.-L. Brown, Lhermitte, Bida, Bodmer, Berchère, Appian, Besnard, RafFaëlli, Barye, Carpeaux, Rodin.
Il y a une seconde série de graveurs, qui sont les graveurs à la fois improvisateurs
et professionnels. Ce sont eux qui représentent avec autorité l'art de la gravure, si brillantes que soient les exceptions du dehors. Ainsi, Charles Méryon et ses vues de Paris, 7Vo/rtf-Z)ame, la Morgue j le Pont" aU'Change^ la Rue des Mauvais-Garçons, etc., etc., ces vivants portraits des pierres, de Teau, des nuées, ces réalités interprétées par un poète hanté de l'expression et de la signification. Ainsi, Bracquemond, un des grands artistes de ce temps, si savant, si passionné, de si belle influence par son art, par ses conseils, par son caractère, par l'ardeur qui se renouvelle en lui «t qu'il apporte en toutes choses, Bracquemond serait déjà célèbre par ses seules gravures de reproduction, d'après Holbein*, Delacroix, Corot, Millet, Moreau... Elles sont, il est vrai, magnifiques de compréhension, de démonstration, mais l'artiste est l'auteur du Haut du battant de porte, du Portrait d'Edmond de Concourt^ et de combien d'autres admirables pièces originales.
Puis, Jules Jacquemart, un des plus fins,
des plus séduisants artistes de l'eau-forte,' incomparable dans l'interprétation des objets précieux, des beaux métaux, des pierres colorées et transparentes ; Maxime Lalanne, dessinateur délicat de paysages^ si apte à représenter en quelques- traits la silhouette d'une ville, les méandres d'un fleuve, l'animation d'un port ; l'étrange et méticuleux Rodolphe Bresdin; l'énergique et mouvementé Chifflart ; et tant d'autres évocateurs des champs, dés villes, des êtres: Bléry , Allemand, Marvy , Delauney , Brùnet* Debaines, Rochebrune, Adeline, Doré, Morin, Lepère, Renouard, et l'homme de lettres aussi bon graveur qvie grand écri* vain, Jules de Concourt. Jongkind, hollandais, est absent et c'est donamage.
Fantin aurait pu être présent comme aquafortiste, par une gravure.
La troisième catégorie de graveurs à l'eau-forte comprend les artistes plus spécialement adonnés à la gravure de repro** duction.' Ils. sont généralement l'objet 4e quelques critiques, et d'un certain point de vue que je dirai, ils le méritent. Mais il
faut les défendre hautement contré ce reproche bizarre qui s'attaque à l'objet même de leur travail : à la reproduction, à l'interprétation par la gravure des chefsd'œuvre de la peinture. C'est là, au contraire, une des grandes raisons d'être de la gravure, et qui ne saurait lui être contestée au nom d'aucun procédé industriel, si parfait soit-il.
Il s'agit, non seulement de perpétuer des œuvres qui peuvent se détériorer et disparaître, ce qui est déjà d'une importance capitale, mais il faut encore commenter ces œuvres, mettre leur beauté, leur caractère en évidence par le résumé de la gravure, et permettre à ceux qui aiment à posséder, chez eux, tous ces admirables documents qui racontent l'art, la poésie, la vérité, de jouir des plus savants commentaires qui soient. Ira-t-on ergoter sur l'œuvre des Lebas, Larmessin, Laurent Cars, Aveline, Duflos, Lépicié, Cochin, etc., qui ont si heureusement doublé par la gravure l'art de la peinture du dix-huitiëine siècle? C'est une entreprise du même
genre qui doit être celle des graveurs d'aujourd'hui. Ils ont à parcourir le champ le plus vaste, et ce n'est pas trop de tout leur talent, de toute leur application, de toute leur foi en leur beau métier.
C'est ici que le reproche peut se formuler et qu'il faut les mettre en garde. Qu'ils essayent de se préserver, malgré toute la difficulté de vivre, qu'ils ne se laissent pas aller à tout accepter, à vouloir perpétuer n'importe quelle pauvreté, n'importe quel tableau d'un jour. Là est l'écueil, c'est par là qu'ils peuvent tuer la gravure, c'est par là qu'ils lui ont fait déjà grand mal.
L'amateur se désintéresse vite des à-peuprés, des insignifiances, et il ne faut pas lui donner de prétextes. Celui qui sera sévère pourr lui-même et qui saura choisir ses thèmes de travail aura l'estime, et connaîtra tôt* ou tard, la faveur.
La production contemporaine est d'ailleurs rassurante à ce point de vue, par nombre des œuvres exposées, et malgré le mélange des envois. Il suffit, pour prendre quelques exemples, d'étudier seulement
certaines admirables pièces, tant des vivants que des morts, pour prendre une haute idée de la gravure de reproduction, de sa beauté et de sa nécessité. J'ai parlé de Bracquemond, mais il est nécessaire de signalera l'Exposition, — et en dehors de l'Exposition, — des œuvres telles que les gravures d'après Corot, Rousseau, par Théophile Chauvel ; la Source, la Ronde de nuit et V Enfant bleu, interprétées par Léopôle Flaiï^eng; les Meissonier de Paul Le Rat; le Doreur de Rembrandt; la Lady Campden de Reynolds, dus à 1^ virtuosité de Waltner ; le Parc riant et mélancolique de Wattèâu, chef-d*deuvre de Boilvin; la Cour de Fermé de Millet, une des belles pages de Teau-forte moderne, une merveille de poésie lunaire et silencieuse, de Victor Focillon ; les Vélasquez, les Van Dyck, les Rubens, de Laguillermiê... Je voudrais en signaler d'autres, définir tous ces talents, de Rajôn, Courtfy, Gaùcherel, Mongin, Lefort, Gaujean, Lêcôuteùx, Michel Cazin, ChampoUion, Hédouin, Lalauze, Boulard.
Mais il me faut clore ce chapitre et convier
lé chercheur à l'étude et à la découTerte. Il ne regrettera pas le temps qu'il passera au milieu de ces œuvres fortes et charmantes, et il souhaitera la perpétuation de ce grand art expressif.
C'est Aloys Senefelder, du pays de Bohème, qui est habituellement cité au début de toute histoire de la lithographie, avec sa Marche des troupes bavaroisee^ datée de 1775. Non pas que Senefelder ait été le premier à reproduiredes dessins sur pierre : quelques années avant lui, il 7 eut des réalisations, un peu au hasard. Mais, le premier, Senefelder s'acharna, comprit l'importance du procédé nouveau, d'a^^ bord pour la multiplication d'une même œuvre d'art, puis pour ses applications diverses par l'impression en couleurs sur papier, sur étoffe. Il a donc tous les droits à dater l'ère de la lithographie, après* qu'un juste hommage a été rendu au bailli Hoffmann, à l'officier Maurin, à von Schmitt, précurseurs dont les noms ont été retenus.
Depuis, la lithographie a fait son chemin en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, en Russie, en Suisse, en Belgique, en Hollande, en Angleterre, où il est des noms tels que ceux de Bonington, Goya, Rops, Whistler, où les œuvres curieuses et artistes abondent, surtout en Angleterre. Toutefois, c'est la France qui fournit le plus admirable contingent de forces à l'art de la lithographie.
Depuis le Mercure^ dessiné par Bergeret, pour l'imprimerie lithographique de la rue Saint-Sébastien, en 1804, c'est une succession d'oeuvres infiniment variées, grandes, puissantes, délicates, nuancées, ingénieuses, fantaisistes, des portraits, des paysages, des scènes de mœurs, des illustrations à profusion, de belles épreuves aux noirs veloutés, aux gris délicieux, aux savantes valeurs. Un gros livre, où figureraient tous les noms significatifs de l'art de ce temps, pourrait être écrit par le seul compte rendu attentif de ces centaines d'estampes. Qu'il suffise ici, d'inscrire les noms de Charlet, Jean Gigoux, Eugène
Lami, Henri Monnier, Géricault, RafFet, Achille Devéria, Eugène Delacroix, Louis Boulanger, Honoré Daumier, Granclville, Traviès, Decamps, Isabey, Gavarni, Célestin Nanteuil, Fantin-Latour, Chéret, Eugène Carrière, Willette, Toulouse-Lautrec. Avec ceux-ci nous arrivons aux modernes^ au renouveau de la lithographie. Mais il est impossible d'énumérer tous les noms, de signaler toutes les pièces uniques, telle œuvre de Ingres, de Puvis de Chavannes...
Il nfest guère d'artiste, depuis cent ans, qui ne se soit exprimé par le crayon lithographique.
L'art du bois, si loyal, si expressif, si productif de merveilles, a précédé et peutêtre déterminé l'invention de Timprimerie.
Il a de glorieux ancêtres, dessinateurs et graveurs sur bois, qui ont laissé une tradition et un enseignement. Il a eu une première renaissance en notre siècle, par tant de belles illustrations, qui ont popularisé des noms de grands artistes et aidé à rendre plus célèbres des chefs-d'œuvre de la lit-
térature. En éÇet, il comix^nde Pmne des catégories les plus importantes de la librairie ; le livre ilhtatré. La crise qui sévit sur le livre illustré est due à la désaffection dm public pour un genre envahi par le procédés que Ton retourne à la collaboration du graveiu", et L'amateur s^a fidèle au rendez-vou«. Il faut réunir de nouveau, pbur un but commun, le dessinateur et le graveur* On sait que les maîtres de, la gira-: yure sur bais, oti plutôt du deefin sur ho\^j^ inscrivaient leur coinpoaition-i^s^r |q poir rier et: sur le buis «et que le graveur ^continuait alors Tœuvre ainsi commencée* a La xylographie, dit Ambroise Fir»in-Didot.
est, l'art de4éoouper dans une planche de bois le dessin tracé à sa^surface, afin que chaque trait deice desain^ misieQjrelief pi^r. le) couteau duJa poiiitt^.jdii gT.ayw?, P9i»isse se reproduira! isur i^j paftWr alçr;^ que la superficie 4^ /boji»:. gc$^vé< 2^ jété er^uite d'encre d'impri^necie. . Cette empreinter dans Torigine, a'iopérait^au^mojren d'une prèsei^n €ii;erçée pai^ iii.brwse x?)i kf^t^gir^ et c'est plus particulièrement à.ce gei|re,
d'im^iission que s'applique le mot xylographie. »
Les maîtres d'autrefois eurent ces colk* borateurs, et c'est grâce à eux qu'ils ontpu laisser des œuvres considérables. Sans cesàe il s'est produit le fait cité par M. A. de Lostalot dans son excellent petit livre des Procédés de la gravure : « ha Marche triomphale de Vempereur Maximilien fut dessinée par A. Durer etBurgmair sur des planches de poirier que l'on conserve encpre à la Bibliothèque impériale de Vienne. Cet ouvrage colossal, composé de cent trentecinq grandes planches de 6^^^ de hau^ teur sur une largeur qui varie entre o"" )6 et o^4s, ferme un ensemble qui n'a pas moins de 54 mètres de développement. Il a été exécuté de 1516 à 1519 par dix-sept graveurs d'une grande habiletét dont les noms sont inscrits sur les Uocs de bois, sous la direction de Peutinger. )» Ainsi, Tartisan est le collaborateur naturel de l'artiste, avant de devenir lui-^méme un créateur. Tel est, dans toute sa logique»
Kart de la gravure sur bois, tradition
essentielle qu'il faut accepter si Ton Teut ranimer un métier admirable, aujourd'hui presque épuisé.
Allons-nous assister à une seconde re* naissance de cet art expressif? Elle aura eu pour promoteur ce grand illustrateur, Daniel Vierge, par ses dessins du Monde illustré^ de Y Histoire de France de Michelet. Elle est actuellement hâtée avec une ardeur sans pareille par A. Lepére, Tony Beltrand, Jacques Beltrand, H. Paillard.
Les sections étrangères sont, pour l'estampe, d'un haut intérêt. Les noms glorieux s'y retrouvent, de Seymour*Haden, de Whistler, de Daniel Vierge, de MenzeL
Et voici qu'en Hollande, où se sont élaborées déjà les œuvres depuis longtemps classées de MM. Zilcken, Storm van Gravesande, deux graveurs apparaissent au premier rang, avec des séries étendues et caractéristiques : M. Bauer, qui est comme un élève de Rembrandt, au burin libre et léger, évocateur d'architectures orientales et gothiques : M. Dupont, qui se rattacherait
à la tradition de Durer, et qui grave, à Paris, d'une pointe précise, des spectacles de travail vus au long des quais et aux champs, des chevaux lourds et magnifiques, bétes de ville et de labour. En Angleterre, c'est M. Cameron qui trouve, pour représenter les ponts, les monuments, des lignes expressives, d'une rigidité colorée, à la manière de Charles Méryon, et c'est M. Nicholson avec ses bois qui font vivre l'essentiel des physionomies. Aux États- Unis c'est M. Joseph Rénnell qui passe des vues réelles de Londres, de Notre-Dame, à des rêveries de paysages et d'architectures.
En Allemagne, c'est M. Eœppitig, savant interprète de Rembrandt, et en Belgique, M. Biot qui transcrit, d'une parfaite exécution, Quintin Massys. Et ce sont, de nouveau, des gra^veurs originaux, M. Zorn en Suède, M. Van Muyden, en Suisse, M. Chahine en Turquie, M. Axel Gallen en Finlande.