VII. — PORTRAITS
Une réunion de deux portraits est tout à fait jolie : un petit garçon et une fillette, de M. Ferdinand Humbert. La mise en scène est un peu celle des tableaux de Técole anglaise du dix-huitième siècle, et il en est ainsi pour l'attitude et la facture. Le peintre a réussi à merveille l'accord des visages avec le costume de velours marron, la robe grise, Técharpe de gaze dorée, le col blanc. C'est fin et gris, discret et distingué, solide néanmoins.
Dans une manière attentive, un peu
devant le Triomphe de la tnart^ autre triptyque, de M, Lévêque, reconnu ta science des formes, et nombre de détails expressifs : les enfantSj les fleurs, les fruits, les rires des garçons et des fillettes, les corps de femmes, pesants, charnus, vivants, qui tombent à rabime.
Le RévB de M, Henner est une belle étude, nacrée, fondue, avec ce frémissement particulier de la chair que le peintre a quand il veut, dans ses bons jours.
hz Beauté de M. Henri Martin plaît aux yeux et à Tesprit par la forme plus épanouie que d'iiabîtude, et par cette inspiration qui a fait au peintre montrer le torse en pleine lumière pendant qu'il voilait d'ombre le haut du corps et la face. Les chairs de xM. Bouguereau sont toujours lisses, luisantes, poncées, de façon déplaisante, mais ce n'est pas une originalité si grande que Ton pourrait le croire, car M. J. Cave avec le Repos, et M. A. Lenoir avec Klystie^ exécutent eux aussi le Bouguereau dans la perfection.
Les Derniers raj^ons^ de M. Paul Cha-
monie de ces toiles. II en est de charmantes et d'excellentes, malgré la réserve qui vient d'être faite et qui est nécessitée par le manque d'originalité chez ces fins et délicats artistes. Je signale toutefois M. Goodwin : Le goûter \ M. Georges Aid : Le piano \ et M. Lavery : Père et fille^ œuvre fortement construite sous ses jolies nuances.