VIII. — INTÉRIEURS
Le Portrait nous mène aux Intérieurs.
Ce sont aussi des portraits que les vues d'une chambre, où la vie a été surprise, est comme suspendue dans le calme et le silence d'une douce peinture. J'ai découvert quelques-unes de ces chambres où je veux vous faire pénétrer.
C'est tout d'abord une Famille de pêcheurs à Volendam, où M"® Parsons nous montre un homme qui tient un verre, une vieille qui raccommode un habit rouge, une petite fille qui mai rien de vulgaire et d'appuyé dan'
dure çà et là, le portrait de femme de M, Fougerat est expressif, de belle allure simple. Le Portrait de M. StephenLiégeard, de M. Benja min Constant, est d^un curîeox caractère, avec le visage volontaire de r ho m me vieilli qui reste éner* gique, la chair hâlée d*un « monsieur de campagne », et de jolies nuances de peinture : le vêtement gris, la main gantée dans Tombre.
Pour l'expression appuyée, précise, il y a les Paysannes de Wîldenvoth^ de M Schildnecht ; pour la grâce légère, il y a une jeune femme en blanc, de M^^"^ Mary Greene. Et encore, un joli profil, de M. Level; la Cigarette^ de M. Léon Herbo; un bon, un ressemblant portait de Waltner, par M. Roybet : mais pourquoi l'excellent graveur a-t-il revêtu une cuirasse ?
Les artistes anglais, écossais, américains, qui exposent des portaits, sont pour la plupart soumis à Tinfluence de Whistler : ce sont les noirs, les gris, les roses de ce grand peintre qui font Thar-
monie de ces toiles. Il en est de charmantes et d'excellentes, malgré la réserve qui vient d'être faite et qui est nécessitée par le manque d^originalité chez ces fins et délicats artistes. Je signale toutefois M. Goodwin : Le goûter \ M. Georges Aid : Le piano \ et M. Lavery : Père et fille^ œuvre fortement construite sous ses jolies nuances.