VIII. — INTÉRIEURS
Le Portrait nous mène aux Intérieurs.
Ce sont aussi des portraits que les vues d'une chambre, où la vie a été surprise, est comme suspendue dans le calme et le silence d'une douce peinture. J*ai découvert quelques-unes de ces chambres où je veux vous faire pénétrer.
C'est tout d*abord une Famille de pêcheurs à Volendam, où M'*® Parsons nous montre un homme qui tient un verre, une vieille qui raccommode un habit rouge, une petite fille qui mange:
rien de vulgaire et d'appuyé dans tout
cela, une peinture concentrée, des types caractéristiques. De même chez M. H.
de Cour tond erwater : Iniérieur hollandais^ une pièce sombre^ une embrasure de fenêtre^ un homme qui tend une tasse, une femme qui verse le thé. Cherchez ces petits tableaux : ils vous parleront.
De même, vous entendrez la musique dans ce Coin d'atelier de M, Fui de, où sont si bien rassemblés les mélomanes, et vous goûterez le charme du chez soi dans les divers « Intérieurs » où MM, Bellan, Gelhay^ Le comte, ont exprimé la vie assourdie^ la lumière rare, la poésie intime des choses. Vous trouverez un autre charme, ancien et fané, dans la Salle du musée de Cluny, de M. Eugène Selmy. Et si vous voulez quitter Paris pour les champs, vous rencontrerez ces continuations des petits tableaux flamands : la Bouillie de sarra^in^ de M. Constantin Le Roux ; la Buanderie^ de M. Gaston Bocquet; vous entrerez dans l'église où M. Désiré Lucas pouvait nous ravir de ses justes colorations,
de ses discrets scintillements, sans recourir, lui aussi, à Tanecdote : Le vœu du petit mousse.