XIII. — SCÈNES MODERNES
M. Charles Cottet continue de nous dire son amour du pays de la mer par des notes de paysage, des temps pluvieux, des maisons de pierres grisesj et ce rassemblement d'une belle gravité, de vieilles femmes, d'enfants, autour du feu de la Saint-Jean. M. Lucien Simon, de même, est épris de la vie de la Bretagne, et il l'exprime fortement par les personnages de la procession, par la curiosité paysanne autour de la voiture de
et qoi réunit, autour d'un portrait de Delacroix, avec Faiitin, brosses et palette en main, Baudelaire, Champfleurj^ Manetj Bracquemond^ Whistler, Legros, etc.
M» Maurice Denis a employé cette disposition. Il a placé, sur un chevalet, une nature morte de Cézanne, quelques-unes de ces pommes jaunes, vertes et ronges, qui auront Timmortalité comme les fruits du délicieux Chardin, et il a rassemblé près du chevalet MM, Odilon Redon, Vuillard, André Mellerio,VoIlardj Maurice Denis, Seruzier, Ranson^ X.-K. Roussel, Bonnard, et une dame dont le nom n'est pas au catalogue. Sans doute, il pourrait y avoir beaucoup plus de monde pour rendre hommage à Cézanne. Les artistes qui ont combattu avec lui, les écrivains qui lui ont apporté le témoignage de leur émotion pourraient prendre place ici, mais ce serait une foule, et M. Maurice Denis a pu restreindre son choix et représenter les derniers venus sans être accusé du délit delèse-histoire.