HENNER
Il y a une femme nue au Salon de la Société nationale, celle de M. Besnard.
Il y en a une autre au Salon des artistes français : celle de M. Henner.
Celle-ci aussi est délicieuse. Je ne sais pas sa date, mais elle est de la manière la plus fine et la plus savoureuse du peintre alsacien. S'il était bien inspiré, il ne la laisserait pas emporter à quelque marchand, il la donnerait tout de suite au Luxembourg, où nous pourrions la revoir, et nos descendants la verraient au Louvre : l'artiste, ainsi, serait sûr d'être représenté dans son pays comme il doit l'être. Cette petite mer-
tion de gobeletSj buireSj lampes salières, du plus souple modelé, de la plus jolie sobriété de détails. La théière de M.
Pierre Roche^ d'une forme originale^ aurait pu faire figure parmi les coquem arts du moyen âge qui avaient été rassemblés, Tan dernier, dans une des vi« trînes de rexposition rétrospective du Petit Palais. Toujours en recherche, toujours savant et ingénieux, M. Pierre Roche a aussi imaginé, pour chauffeurs et chauffeuses d'automobiles, des masques en argent d'un sentiment à la fois très simple et très curieux, du fantastique de la vie réelle.
Le service à bière de M. J. P. Brateau a pour motif essentiel une branche de houblon qui enroule son feuillage et ses fruits autour de douves cerclées en bois de marronnier ; des épis d'orge complètent la décoration. Deux autres plateaux sont illustrés, Tun de noisettes, Tautre de chrysanthèmes. De tout cela les formes sont légères et Tornementation sobre. Ce joli service rappelle aux buveurs Té-