XL — HARENGS SA0IS
Je suspends îcî les Harengs saurs de M. Charles Pipard. Ils sont secs, dorés, les écailles cloisonnées, peints avec un soin, une précision, une perfection extraordinaires. Le même peintre expose aussi un pot vernissé, des tomates, des cornichonsj de bon arrangement et de jolie peinture. Mais les harengs ! Je vois que M, Pipard habite au haut de la butte de Ménilmontant, et je Indevinelà, dans ce quartier que je connais bien, peignant avec amour ses harengs saurs devant le Paris immense qui s'étend devant lui. Un jour, peut-être, il nous peindra aussi Paris. Qu'il peigne ce qu'il voudra, il ne peint pas mal, et c'est l'important.