‹ La vie au fond des mersChapitre 21 sur 26 · ra ____ · texte numérisé non relu

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Oursins. La bouclu; oïlis que près de la i

(.iiBV.Jieina»«a»i«i>y>i^Ba -fi extrémité de h)-

Ilololhuriesi'eri vodfaot par ■

%oit se contracter et rejeter brusquemeni

' ce qu il y a de plus singulier et de plus

.es animaux, c'est qu'au bout de quelque

. -.expulsés se sont reproduits de nouveau.

-rtit»l jnev ivfii>ice:>, "telles que les Psi/ch7'opotes et les Oneiro-

phanta, dont nous donnons une reproduction (fig. 74

' ' ! lies fonds de 4 à 5,000 mètres. Les

j.,... ' lin, (iiiileur violet foncé, les autres

sont d'un blanc s m-ies habitant les abîmes,

les Peniaffones (Vl Vf^»' ■fJ^?'*"*"^,"^?^1einte d'un ros« pur.

le, et l'aspect très surpreii;iiif,

{.wK ] ibiiidsi^ aiaadotiî

(.TI9Î .a)e»êOl saoasins'l

ni 1 US ramenés dans l'intérieur du

iUbord du Talisman, nous avons pris un jour

\ coup d' r 5,005 mètres, 50 Peniagones.

' ■' - rand? fonds ne sont pas seulement re-

Ut»aiaju«ç«B«ts»iiwi»wt»es, parleurs couleurs vives,

t encore très intéressantes à étudier par suite de la

-formation que leur corps a subie dans s^Jpj^'jJ.^^-^J^ij^*^''^^

[■^'ti^£)'kii,^^S,oQémophmita, les P^niagme, les- Laetmo-

[.d^)'^f>aKiita mmeemO/jit,^, etc., la symétrie rayonnée qu'on observe

lolluiries littorales disparaît et fait place à une synié-

semblable à celle des Vers et des autres Vertébrés.

(.dai^) ai,iv«8 ..^ \r,;ii le se constitue et permet à ces animaux

/(/ nii' tiu /o/nl tirs,

Animaux irouves a 4ooo mètres de profondeur

Spierjel l'î^

^.ss&n (?-ii:?ur

EClIlNonEUMKS. 233

cesse d'èlre iL-rmiiiale pour devenir ventrale, alin de pouvoir saisir les alimenls déposés sur le fond [E/pi'ii(ij. Chez certaines Holothuries de grands fonds [Psychropotes), les organes se concentrent dans la partie antérieure du corps, abandonnant la partie jiostérieure qui ne constitue |(lus alors qu'une sorte de (|ueue(lig. 7i). Par conséquent les Holothuries de grands fonds établissent un passage entre les animaux à structure rayonnée et les animaux à symétrie bilatérale.

Quelques espèces d'Holothuries méritent, comme différentes autres espèces d'Kchinodernios dont nous avons déjà eu l'occasion de parler, de fixer l'attention par suite des dispositions existant dans le but d'assurer la protection des jeunes. Ainsi chez le Cladodacti/hi , les femelles portent leurs petits solidement placés dans les auibulacres dorsaux. Ces derniers sont, dit Wyville Thomson, la miniature exacte de leurs parents. Probablement, ajoule-t-il, une fois les œufs fécondés dans l'ovaire ou aussitôtaprès leur expulsion, ils subissent un développement des plus rapides, et alors les jeunes, portés sur le dos de la mère le long des ambulacres dorsaux, sont distribués à la place qu'ils occupent par l'action aulonia tique des ton lac ulesambulacraires eux-mêmes.

Chez le Psohis ep/iippifer on observe un mode de protection différent. Il existe sur le milieu du dos de la femelle une élévation en forme de selle, composée de larges plaques irrégulières, tranchant avec les granulations du reste de la région ; ces plaques ne sont pas appliquées sur lu peau, comme dans les autres parties, mais soutenues par une colonne centrale, élargie à son point de contact avec la partie inférieure de la plaque et rétrécie à sou extrémité opposée, enfoncée dans les tissus. Par suite de cette disposition, il existe des espaces vides entre les colonnes, et dans ces espaces sont compris les œufs et les jeunes, (|u'on aperçoit, seulement, en dérangeant la symétrie des plaques. De même que la femelle, le mâle de cette espèce possède des plaques dorsales, mais chez lui elles ne sont pas soutenues par des piliers et par conséquent le marsupium fait défaut.

Les Holothuries de Ja faune des grandes profondeurs ont dû être placées par suile de leurs caractères généraux dans un groupe spécial auquel les zoologistes ont donné le nom d'Elasipodes. Elles présentent au point de vue bathyméiriqne une distribution très variée suivant le genre auquel elles appartiennent et suivant le point du globe où on les recueille. Les Psychropotes apparaissent à 1,375 brasses et descendent à 2,300 brasses; les Peniafjones ont sensiblement la même répartition. Quant aux Benthodyles, ils vivent entre 1,000 et 2,700 brasses. Certaines espèces de ces différents genres possèdent une très grande extension en profondeur, fait qui ne se constate pas pour d'autres. \J Oneirophanta niiitahilis (PI. Vil) s'observe entre 1 ,400 et 2,900 brasses, tandis que VEIpidia glacialis vit à oO brasses et à 2,600 brasses. Certaines espèces remontent comme diverses formes de Crustacés, de Mollusques, etc., vers les mers du Nord, oîi on les trouve alors à de bien plus faibles profondeurs. Ainsi VEIpidia (jlacialis, dont nous venons de parier, vit dans les portions moyennes de l'Atlantique à 2,600 brasses et dans les mers du ÎNord à oO brasses seulement (1).

(1) I-,a figure 67, consacrée à la représenlalion de divers genres de Crinoïdes de grands fonds, renferme la reproduction d'un Pentacrinus Wyville Thomsoni non fixé par sa base. C'est dans cet étal qu'ont été trouvés les divers échantillons de ce Crinoïde recueillis par l'expédition du Porcupine. Ils ont été pris à la surface d'un fond de vase. Tous les échantillons de PetUucrinus Wyville Thomsoni dragués par le Talisman étaient fixés et cerlainement adulles. On peut donc se demander si cette espèce ne devient pas libre à une époque alors très avancée de son existence, ou bien si, lorsqu'elle existe sur des fonds de vase, elle reste libre parce qu'elle ne trouve pas de point solide sur lequel elle puisse s'établir. Il se pourrait peut-être aussi que les échantillons, pris par l'expédition du Porcupine, eussent été détachés accidentellement de fonds rocheux et emportés par un courant profond.

CHAPITllK X

LES iMi: DISES.

Les personnes ayant séjourné au bord de la mer ont ou l'occasion d'observer, flottant ;i la surface des eaux ou échouées sur la plage, des cloches transparentes, parées en dilîérents points de leur surface des couleurs les plus vives, les plus variées ou souvent décomposant la lumière comme le ferait un diamant. Ces cloches, ces globes, dont la structure paraît être d'une frafcilifé extrême, ne sont autre chose que des animaux vagabonds, des Méduses, dont la trame délicate est assez souple, assez élastique pour ne pas être meurtrie ou déchirée par l'action des flots.

Les Méduses propressent dans la mer en dilatant et en contractant d'une manière rythmique leur disque transparent, leur ombrelle (fig. 75) ainsi que l'ont appelé les naturalistes. Cette manière de nager les fait se mouvoir obliquement et de telle manière que^ durant leurs pérégrinations, c'est toujours la partie convexe qui est dirigée en avant.

Au-dessous de Vombrellc, on aperçoit suspendu une sorte de sac, comparé à un battant de cloche, et ouvert à son extrémité inférieure. Ce sac est l'estomac, son ouverture est la bouche. Chez certaines Méduses, les Rhizostomes (fig. 74) qui vivent sur nos côtes et dont le disque est paré d'une magnifique teinte azurée, l'estomac ne présente pas de bouche proprement dite. 11

donne naissance, à sa partie inférieure, à de nombreuses ramifications, munies cliacunc dune ouverture à leur extrémité. Ces ouvertures constituent autant de suçoirs, au moyen desquels l'animal aspire sa nourriture. Le monstre aux cent bouches a donc été réalisé.

L'ombrelle des Méduses revêt deux formes fort différentes;

Fig. "4. — Rhi/zostoma Ctivierii (Per.). Très réduit.

tantôt elle reste étalée au-dessus du sac stomacal (fig. 75), tantôt elle se rabat sur son pourtour et le coiffe à la façon d'une cloche. L'ouverture de la cloche est obturée par un voile membraneux, un vélum, percé à son centre afin de permettre à la bouche de se projeter à l'extérieur.

Les bords de l'ombrelle sont rarement entiers; presque tou-

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