‹ La vie au fond des mersChapitre 23 sur 26 · LES MÉDUSES · texte numérisé non relu

LES MÉDUSES

nient pour se traîner sur le fond à la manière iVune Etoili; de mer ou d un Oursin (1).

Les PcripIniUldx (trenres Periphi/lla, Pcrip/irma) possèdent

Fig. 78. — Repi-oduclioii îles .'iluilusob. 1, colonie île Si/iicorijne eximia. On voit sur un des individus do jeuucs Modusos à la place de tentacules. — 2, Jeune Méduse, devenue libre et sur laquelle on aperçoit le vcUim, le sac stomacal et les vaisseaux, qui en partent.

une ombrelle très cintrée, portant sur son bord quatre organes des sens d'une structure très reiuarijuable. Entre chacun

(1) La disposition des organes génitaux est éj.'alement spéciale chez les Pectyllidx.

d'entre eux existent trois longs et puissants tentacules. On aperçoit à la partie interne du bord de l'ombrelle un large muscle, disposé en forme de couronne. La bouche est grande et elle porte sur son pourtour huit tentacules.

Le Pej'iplii/Ila mirabilis (Hfeck.), qu imesure 160 millimètres de hauteur et 120 millimètres de largeur, a été pris sur la côte est de la Nouvelle-Zélande, à 1,100 brasses, et le Periphema regina a été remonté dans l'Océan austral d'un fond de 1,97.5 brasses. L'expédition du Challenr/er a d'autre part capturé deux autres formes remarquables de Méduses de grands fonds, le Nanphanta Challengeri (Hœck.) aux environs de Tristan d'Acunha, par 1,423 brasses, et VAtolla WyviHii (Haeck.) dans l'Océan antarctique par 2,040 brasses (1). Les Atolla sont répandues au fond des mers, sur de vastes espaces, car indépendamment de la localité qui vient d'être signalée, on les a trouvées dans l'Atlantique sud et dans l'Atlantique nord au niveau du canal des Farôer.

Les Méduses doivent puissamment contribuer par leur pouvoir phosphorescent à éclairer les abysses. Quiconque a navigué a pu admirer le soir, flottant près de la surface de la mer et ballottées par les flots ou tourbillonnant dans le remous du bateau, de délicates Méduses projetant tout autour d'elles de belles lueurs d'un blanc verdàtre. Spallanzani, (jui le premier a tenté des expériences pour arriver à connaître la nature de la lumière des Méduses, constata que, sur XAurélie jiJwsphoi'ique , les foyers correspondaient à la base des tentacules et aux organes internes. L'origine de la phosphorescence lui parut due a. la sécrétion dune humeur particulière qui. mélangé à d'autres liquides , rendait ceux-ci plus ou moins lumineux.

D'après les récentes observations de M. Panceri, certaines Méduses sont dépourvues de pouvoir phosphorescent alors que d'autres émettent de la lumière, soit spontanément, soit lors-

(1) Ces deux formes animales appartiennent au groupe des Ephyridx qui est le plus ancien parmi les Discoméduses et qui est très voisin de celui des Nausithoe. (Hœckel, loc. cit.)

LES MEDUSES. 24o

qu'on vient à les irriter. Le siège de la phosphorescence réside dans descelhiles revêtant la surface externe de l'animal ou les parois de ses orpranes internes. Ces cellules sont remplies par une sorte de graisse, mode de structure, ([ui leur donne la plus grande ressemblance avec les cellules adipeuses.

Page 1