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marquen
| sais qui lues: lu es le saint de Dieu » (6 &yus roÙ Oeoù) ; — Jn,6,69 : « Etnous savons et croyons que tu es le saint
. de Dieu »; la variante : (que tu es le Christ du Dieu | vivant », est une assez heureuse mise en valeur de
serviteur Jésus, que tu as fail Christ » (rdv dyrov nada gou Inoëv ëv Éyetouc). Les chrétiens sont qualifiés de
! l'expression Le saint de Dieu; — Act.,4,27: «... lon saint
saints en Act., 9, 13, 32, M1; 26, 10 : « Et beaucoup de
… saints sont en prison»; — en Ephes., 2, 19, les convertis sont dits « conciloyens des saints » (ouurokirar Tov
| &ywv) (45). IL est donc permis de penser que l’expres- sion hagios, appliquée à Jésus, caractérise sa person- nalité et qu’elle fixe à la fois la notion de sa messia- nité et celle de ses rapports particuliers avec Dieu; - les premiers chrétiens se servent du même mot pour - se désigner eux-mêmes, non pas comme d’une pithète, mais comme d’un nom propre vérilable ; ils
tenants de l'Ancienne Loi.
Ainsi nazéraios et nazoraioi correspondent à hagios
et à kagioï, et c’est en raison de cette équivalence
que le mot Mazaréen disparait si vite de la littéra- . ture chrétienne grecque; il se maintient, au contraire, chez les judaïsants et les Orientaux. De même ceux des nazirs qui ont d’abord accepté la mission de
“ Jésus, se trouvent vite débordés par l'Eglise hellé-
» nique ét finissent obscurément dans l'hérésie. . La thèse de Salvatorelli apporte une solution élé-
ues ours des Nazoréens ont survécu, qui et pour Jésus le plus grand éloignement. ue - Incontestablement dans le Nouveau Testament,
Jésus nous est représenté comme le saint, le hagiospar
excellence et ses fidèles sont les saints, les hagioi. H #4 . suffit de rappeler quelques textes : Mc, 1,24-25: «Je
se disent hagioi comme ils nomment Judaioi les :
sement elle suppose une conception du naziréat dont rien ne nous garantit l'exactitude pour le temps de Jésus ; et même le peu que nous savons des nazirs d’alors, d’après Vombres, 6, ne semble pas la consolider ; son auteur répond par quelques rapprochements ingénieux, qui ne détruisent pas entièrement l’objection, mais qui, du moins, l’affaiblissent.
Nous trouvons, dit-il, des traces de naziréat dans le christianisme primitif et dans le mouvement qui le précède, celui du Baptiste, lequel paraît avoir été un nazir ( Le, 1, 15); il s’établit un parallélisme frappant entre, d’une part, les récits de la naissance de Samson, nazir, et de Samuel, probablement nazir aussi et, d'autre part, ceux de la naissance du Baptiste et de Jésus. Dans les trois premiers cas, il s’agit d’un couple stérile, dans le quatrième, d’une vierge, qui enfantent miraculeusement, et, dans les quatre, d’un enfant extraordinaire, objet d’une annonciation spéciale. Il n’est guère douteux que Jean-Baptiste ne soit justement considéré comme un nazir, si on le compare à Samson et la correspondance de sa figure à celle de Jésus est un argument sérieux en faveur du naziréat de ce dernier. Il n’est pas indifférent que Jacques, frère du Seigneur, qui tient une place si importante dans la communauté primitive, soit aussi un nazir ou passe pour tel. Il y avait certainement des nazirs nombreuxet influents dans cette communauté de Jérusalem, puisque Paul, pour regagner leur confiance, s’en va faire lui aussi au Temple un vœu analogue au leur (cf. Act., 24).
Le texte qui, du point de vue de la démonstration que nous suivons, présente évidemment l'importance capitale, c’est celui de Mt, 2, 93 : «il sera appelé nazaréen (vakwpaios xAndece), que nous avons déjà rencontré en étudiant le récit matthéen de l’enfance de Jésus. Toute la question est de savoir si on pourrait y remplacer nazéraios par hagios et, subsidiairement, de comprendre pourquoi l'Evangéliste ne l’a pas
fait. Diverses hypothèses ont été avancées pour jus-
tifier cette allusion de l’Evangéliste à une prétendue prophétie. On a pensé qu’elle se rapportait à /saïe, 41, 4 : «AL sortira un rejeton(hoter) du tronc de Jessé et une pousse (nezer) de ses racines » (46). Outre la difficulté que nous avons signalée de transcrire le {sadé de nezer par un Zéta (©) au lieu d’un sigma (co), suivant la règle toujours suivie par la Septante, il faut prendre garde que le prophète devrait dire que le personnage visé par lui se nommera nezer et non pas
. seulement qu’il sortira de la tige de Jessé, comme un
nezer. Si Mt avait compris autrement, il aurait aussi cherché pour Jésus une épithète correspondant à hoter. Ev tout cas, s’il s'était référé vraiment au texte d’Isaïe proposé, il aurait écrit : Q il s’appellera nezer ». Enfin, si c’est nezer que Mt a prétendu traduire par nazôraios, On ne voit pas ce que signifierait le mot mis au pluriel pour désigner les chrétiens. Des autres textes de l'Ancien Testament proposés comme appui à l’allusion matthéenne, aucun ne se montre, à llexamen, capable de la supporter, et soutenir que l’Evangéliste peut viser une prophétie perdue ou orale (41), c’est renoncer à résoudre la difficulté. Il semble en revanche certain : 4° que l’interprétationde
\nazéraios par nazir, est possible du point de vuelin-
guitisque, puisque le mot nazir ne comporte pas de isadé; % qu'elle offre une épithète caractéristique par laquelle les disciples de Jésus peuvent le désigner (le saint de Dieu) et par laquelle ils peuvent se désigner eux-mêmes (les saints); 3° qu’elle rend parfaitement compte de M, 2,23, soit que l’on songe à Juges, 13, 5: « L'enfant sera nazir de Dieu », soit que l'on préfère Se référer à Deutéronome, 33, 16, où il est dit que la bénédiction de Dieu viendra « sur la tête de celui qui sera nosri (— nazir) entre ses frères »; 4° qu'elle permet enfin de comprendre que, le second mot hébreu ayant été pratiquement remplacé par son équivalent grec hagios, son sens se soit prompte-
H£: 14 ment er RER s qui j ‘accepte comme la plus vraisemblable.
pas sans intérêt de remarquer qu'Origène (Zn Mi, 46, 19), s’y arrètait déjà et qu’il glosait Mit en disant: € Le Seigneur sera appelé nazôraios parce qu'il est toujours consacré à Dieu ». On comprend que 4 ait gardé la forme nazôraios, parce que la traduction __ hagiosne lui permettait plus le petit jeu de mots qu 4 établit entre nazraios et Nazareth.
Toutconsidéré, je conclus qu’il y a les plus g craie #ù chances pour que « Jésus le Nazaréen » n’ait pas voulu dire d’abord « Jésus de Nazareth »; et pour que i È
nazaréen ait représenté une épithète caractéristique de Jésus, signifiant le nazir, le saint, toutes réserres faites, natuyeliontont, sur les rapports de Jésus avec une secte déterminée. L ; On peut même poser la question : l’épithète est- elle usitée du vivant de Jésus, ôu représente-t-elle une | sorte d’exaltation de sa personne après sa mort, un équivalent de « Messie »? Sans suivre Burkitt, qui … se demande si on n'avait pas surnommé Jésus, le nazir, justement parce qu’il n’était pas nazir, on peut croire que le mot lui a été appliqué un peu en dehors | de son sens courant, Car, du moins dans les Evan- __ giles, Jésus n’a point les allures d’un nazir; il suffit +4 de rappeler Mt, 11, 19 : « Le fils de l'homme est venu
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EX mangeant et buvant et on dit : Voilà un homme gour- É 08 mand et un buveur de vin, ami des publicains el des 4 . pécheurs. » Jamais on n’aurait rien pu dire de pareil ‘1 Fe - d’un nazir. Il est donc vraisemblable que le mot a. 3 k été pris dans son sens de consacré et appliqué à Jésus Pt. comme à l’Elu de lahwé, à son Saint béni, au Messie, ve, peut-être sous l'influence de la bénédiction prononcée
par Moïse sur la tête de Joseph, en Deutér., 33, 16, et Ê qui appelle la grâce de Dieu sur la tète de celui «qui A & été nosri entre ses frères ». C'est pourquoi AUTRE thèse de l'attribution de ce titre au Christ RÈe sais
PT POTMNE ‘
nm à ne parait pas détuéee de Mado sans que a soit pourtant invraisemblable celle de utilisation de
Re lépithète par ses disciples de son vivant.
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