‹ La vie cachée de JésusChapitre 38 sur 59 · Smith, Bethlehem, $ 1, ap. EB, I, col · texte numérisé non relu

Smith, Bethlehem, $ 1, ap. EB, I, col

2. ME, 2, 1 : Le, 2, 4 et s., Bethlehem signifie la maison du pain. Les deux Evangélistes prennent soin de marquer qu'il s’agit bien de Bethlehem de Judee, ou de Juda, c’est-àdire située sur le territoire de la tribu de Juda, pour éviter la confusion avec Bethlehem de Zabulon, bourgade galiléenne, dont il est question en Josue, 19,15 et qui se trouvait à environ 11 kil, au nord de notre Nazareth. Cf. Smith, Bethlehem, 84, 2. Bethlehem semble s’être d’abord appelée Beth Ephrat, c’est-à-dire la maison de cendre (Genèse, 35, 15 et 19; Ruth, 1, 2).

3. Le texte d’Hosée communément suivi n’est d’ailleurs conforme, ni dans sa lettre ni dans son esprit, à lacitation matthéenne : l’hébreu donne : « Quand Israëlétait jeune, je l'ai pris en affection et j'ai appelé ses tribus d'Egypte » ; et le grec de la Septante : « .… J'ai appelé d'Egypte ses enfants ». Mais l’'Evangéliste paraît avoir traduit directement une variante massorétique qui porte le singulier libeni — mon fils, Il n’est, en tout cas, nullement question du Messie dans ce passage.

4. On ne sait pas exactement de quels « prophètes » il s’agit. Cf. Klostermann, Mt, ad. loc., p. 167. Cf l’examen détaillé des diverses hypothèses proposées dans Salvatorelli, Îl significato, p. 8 et s. On a supposé (S. Jérôme) que M4., ne citait pas très littéralement : « non verba de scripturis sumpsisse sed sensum » ou encore (St Jean Chrysost.) qu’il citait un prophète aujourd’hui perdu; il l’était aussi dans l'antiquité patristique. Loisy, Syn., I. p. 376, pense que Juges, 13, 5 (selon la Septante), où il est dit que Samson sera le nazir de Dieu, c’est-à-dire sera l’objet d’une consécration spéciale, peut rendre compte de la citation; Mk, à son ordinaire, prendrait, dans le passage, les mots qui lui conviennent en les isolant du contexte, C’est possible, mais je songerais plus volontiers à Deuter., 33,46, selon le texte hébreu, que la Vulgate traduit mieux que la Septante et qui s'entend (c’est Moïse mourant qui parle) : « Que la bénédiction de celui qui habite dans le buisson vienne

sur la tête de Joseph et sur le sommet de la tête de celui qui est nosri (— dévot) parmi ses frères » (Vulg. : Super verticem nazaraei inter fratres suos.)

3. Harnack, Neue Unters., p. 105. Inversement, si Mé., comme nous le verrons, laisse entendre que Marie ef Joseph ont des enfants après Jésus, c’est peut-être par prudence, parce que la chose était aisément vérifiable, alors, que les frères de Jésus vivaient encore.

6. Le chiffre de trois mages est peut-être tout simplement tiré du nombre des présents qui sont, selon Mé, 2, 41, « l'or, l’encens et la myrrhe »; des mages on fait des rois sous l'influence vraisemblable de Ps. 72, 41 : « Tous les rois se prosterneront devant lui ».1s., 60, 6 : « Le torrent des chameaux te couvrira; les jeunes bêtes de somme de Midian et d'Epha, tous ceux de Scéba viendront; ils apporteront de l’or et de l’encens et ils célébreront les louanges de lahwë », joint à Ps. 72, 10 : « Les rois de Tarsis et des îles offriront des présents; les rois de Saba et de Seba apporteront un tribut ». (Sept., T1, 10 : Baocrket, Apdéwy xat Za6z Oopa reosdkovoi), a fourni les éléments du tableau légendaire et précisé la patrie des mages, en même temps que la nature de leurs dons. La myrrhe a peut-être été introduite par le rédacteur matthéen par suite d’une confusion entre le mot méra — la myrrhe et môqg'râ = chose précieuse, (Cf. Selwyn, Oracles, p. 26 et Bauer, Leben Jes., p. 74 et s.). Si le nom des mages vient, comme on l’a supposé (Loisy, Syn., [, p. 363), de Daniel, 1, 20 et 2, 2, Mt songe à la Chaldée; mais la nature des présents qu’ils apportent suppose plutôt l’Arabie, que les Juifs considèrent volontiers comme l’Orient (Holtzmann). Aussi la tradition chrétienne hésitera : Justin répétera jusqu’à neuf fois (Dial., 71, 18, 88, etc.) que les mages arrivent de l’Arabie; au contraire, Clem. Alex., Protrept., 5, 4, les fait venir de Perse; ce qui prouve que le àxo avarol@v de Mt est susceptible de plusieurs explications et, du même coup, accentue le caractère légendaire de son récit. — Sur les rois mages, leur entrée au calendrier, leur culte, etc., cf. Kellner, Heort3., p. 130 et s.

7, Nombres, 24, 17; Ps. 72 (71), 10 et s.; Is., 60.

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