‹ La vie cachée de JésusChapitre 40 sur 59 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Breurocrarnie. — Les histoires générales de Jésus et les

commentaires de la préhistoire, en Mt et Le — EB, II, Genealogies of Jesus. (von Soden).

4. Sur Joseph : Cheyne, Joseph in NT,$$2-10, ap.EB, et, en contraste, Sonvay, Joseph (saint) ap. Cathol. Enc., NW, p. 504-506; Bauer, Leben Jes.,p.4-8; sur Marie : P.Schmiedel, Mary, ap. EB, IL, col. 2952 et s.; du point de vue catholique, A. J. Maas, Virgin Mary, ap. Cathol. Enc., XV p- 464 et s.; von Lehner, Die Marienverehrung in den ersten lahrhunderten? Stuttgart, 1886; Herzog, La Sainte Vierge dans l'histoire. Paris, 1908.

2. Feu l'abbé Bacuez (Manuel biblique 7, I, p. 305) voyait dans cette mort prématurée de Joseph une disposition de la sagesse de Dieu : « Il convenait qu’on n’hésitât pas sur la pensée du Sauveur quand il parlerait de son Père et qu'il pût affirmer sa nature divine sans trop choquer l’esprit de ses compatriotes. »

3. Il va de soi que je ne présente cette explication que comme une vraisemblance ; on peut aussi penser que le texte primitif de l’Urmarcus étant bien 6 ro5 téxtovos uios %ai Maplas — le fils du charpentier et de Marie, notre Mc avecson 6 téxtwv, Ô utos ts Maplas — le charpentier, le fils de Marie, nous offre une correction qui procède de la foi en la naissance virginale de Jésus, alors que Mt et Le demeurent plus fidèles à l'esprit et à la lettre du texte primitif, On supposera même que la correction de Me fut très tardive si on réfléchit que Mt et Le l’auraient sans doute adoptée au cas où ils l’auraient déjà trouvée en Me, et surtout si on fait état du témoignage d’Origène, qui, répliquant à Celse. (C. Celse, 6, 36), affirme qu'aucun des Evangiles reçus dans l'Eglise ne qualifie Jésus de réxtwy. Lapsus, dit-on, ou distinction entre les propos des gens de Nazareth et les affirmations des Evangélistes (Swete), ou confiance inconsidérée faite à un ms. corrigé d’après Mf (Lagrange): La question reste douteuse et les commentateurs la débattent toujours parce que les uns, s’attachant à la priorité du texte de notre Mc, y voient la preuve de la priorité de la foi en la naissance virginale — et alors les textes de Mt et Le représentent des corrections inyraisemblables et absurdes — et parce que les autres voient dans. les expressions différentes, mais de même sens, employées par Mt et Le, si elles sont le reflet du texte primitif, la

La

NAT CRE C3 paternité de Joseph.

lerx, Vier Evang., II, 2, p. 49; Goguel, Mc., p. 120 et … les Commentaires, ad. loc, cit. ame A 4. Cheyne, Joseph, $ 9. Dans scier le radical araméen - donne nsr avec un samech, et, dans Nazaréen nsr avec un * zain, mais la confusion de son est toujours possible. |

"4 Fes

FRONT LÉ ASNTRESES de la foi première en la réelle

hunderts. Stuttgart, 1900, p. 210-219; De Lafont, Aryens de Galilée et les origines aryennes du christianisme. Paris, 1902; . . À. Muller, Jesus ein Arier. Leipzig, 1904 ; E. Bosc, La vie ésotérique de J.-C. Paris, 1902. — Contra : Schweitzer, von + Reimarus, p. 325, et Jülicher, Relig. Jes., p. 47. — M. HT 40 … Monnier, Mission historique de Jésus, p. xxx, à l'air de prendre les élucubrations de Chamberlain au sérieux et. se montre séduit par l’hypothèse que Jésus serait un métis. 6. Sur la légende de Marie : Bauer, Leben, p. 8-21; … Schmiedel, Mary, $ 21.

… 7. Voyez B. Weiss, ap. Meyers Komment9 (1901) ad Le., » 1,27, où il prétend rattacher à Marie, contre toute vrai- semblance, les mots &£ oïxou Aauelà. L’affirmation du davi- » disme de Marie finit-par s’introduire franchement dans

» “siminre bte”

- certain mss. de Le, en 2, # ou 5, sous la forme : « Carüils o = | re

- étaient tous deux de la maison de David ». Divers exégètes … conservateurs, tels B. Weiss, Conrady (Die quelle der Kano- … nischen Kindheitsgesch. Jesus, 1900), Plummer (Gospel accor-

ding to S. Luke3, 1909, p. 21), en se fondant sur les mots de Pange de l’Annonciation (Le, 1, 32 : « Et Dieu, notre

. Seigneur, lui donnera le trône de David, son père »), sou- tiennent que Le affirme nettement la descendance davidique de Marie. C’est prendre beaucoup trop en rigueur un mot destiné tout simplement à affirmer que l’enfant à naître sera le Messie. (Cf. W, Bauer, Leben Jes., p. 9 et 15).

: L'étude de la généalogie de Jésus que nous donne Le achè- Ê vera de nous convaincre que, conformément à la lettre de F4 4, 27, c’est Joseph seul qu’il rattache à la maison de David: - 9.1ise réduit du reste à un mot; en Le, 1, 3, l’ange dit » à Marie : « Et voici qu'Elisabeth, ta parente (ñ suyyevls ou) > a conçu ». Il faut notér que la parenté de Marie et d’Elisabeth

- qu'un lévite pouvait parfaitement prendre femme dans … une autre tribu que la sienne: Bauer, Leben Jes., p. 10. | 9. Epiphane, Haer., 78, notam. 11, 12 et 24, nous

5. Cf. Houston Chamberlain, Die Grundlagen des 19° Iahr= ; 1Ù

LS

ne prouve pas que Marie soit de la tribu de Lévi, attendu

montre bien les hésitations où l’on est encore de son temps sur la fin de Marie. Cf Lucius, Les origines du culte des saints dans l'Eglise chrét. (trad. Jeanmaire). Paris, 4908, p. 570 et s.; Appendice IIL p. 689 et s., sur Les différentes formes de la légende du retour de Marie au ciel:

‘ 40, On peut conclure de la répétition du titre Fils de David appliqué à Jésus dans les Synoptiques (Mf, 20, 29-345 Me, 10, 46-52; Le, 18, 35-43; Mt, 2, 4-41; Mc, 41, 1-44; Le, 49, 29-38), au caractère messianique de l'expression " dans ces textes. Cf. Feine, Theol., p. 137. Sur son usage juif pour désigner le Messie : Lagrange, Messianisme, p. 216 et s. Sur l'attente du Messie dans la maison de David; Bertholet, Theol., p. 446.

11. Cf. Klostermann, Mt, p. 151, qui rappelle les principales explications proposées.

42. Sur Thamar : Gen., 38; sur Rahab : Jos., 2 et 6, 17et s.; Kautzsch, Heil. Schrift, I, p.308. Remarquons en passant qu'il est peu vraisemblable que Josué ait pu connaître V’arrière-grand’mère de David, si la prise de Jéricho est à placer vers — 1280 et le règne de David vers — 1000; sur Ruth: Ruth; sur Bethsabé : II Sam., 11.

13. La preuve en est dans la mention de Caïnan (3, 36). qui ne se trouve pas dans l’hébreu. — Cf. Gen., 10, 24-25, 44, 12 et s. ,

14. Aram (3, 33) a été dédoublé par plusieurs notables mss. (Sin. grec, B, L, etc.) en Admin et Arni; en revanche D laisse tomber Caïnan. Les mss. ont dû présenter assez longtemps des différences; ainsi Irénée, Haer., 3, 18 ne comptait que 72 noms; Julius Africanus laissait tomber Mattat et Lévi (3, 24) et faisait de Melchi le grand-père de Joseph (Eus., H. E., 1, 7, 5); un copiste pouvait facilement sauter une ligne.

415. Loisy, Syn., I, 326; Von Soden, Geneal., S 1 ; Box, The gospel narratives of the Nativity and the alleged influence of heathen ideas, ap. Zeitschrift f. d. neutestamentl. Wissens-“ chaft, 1905, p. 92.

46. Justin, Dial., 43; 45 ; 100; Irénée, 3, 21,5; Tertullien, Adv. Marc., 5, 8; Adv. Jud., 9; etc.

47. Feine, Theol., p. 138, remarque que nulle part, non plus, Jésus ne dit nettement qu’il n’est pas davidien ; Vargument semble d'autant moins solide que Feine lui-même reconnaît que ce n’est pas dans le sentiment de son dawi-

BIBLIOGRAPHIE ET NÔTES 495

disme que Jésus a puisé sa conscience messianique, mais dans le sentiment de son union religieuse et morale avec Dieu.

18. Bousset, Kyrios Christos, p. 4. — Bousset remarque d’ailleurs qu’en Me, 19, 47 Jésus n’est pas qualifié explicitement de « Fils de David », mais seulement de 6 épyduevos, mot courant pour désigner le Messie.

19. Wellhausen ; Mc, p. 97; Bousset, Kyr. Christ., p. k. Lagrange, Mc., p.305, pense que Jésus ne prend pas à son compte la contradictoire de l’opinion des scribes, que, par conséquent, notre passage de Mc ne prouve pas qu’il ne ! se croyait pas descendu de David selon la chair, mais seulement qu'il mettait l’accent sur la dignité divine du Messie: Mc, tout comme Le et Paul, doit croire à la descendance davidique de Jésus. Loïisy, Mc., p. 360, se rallie à cette manière de voir : Mc « a pu penser, d’après Paul, que le titre qui convenait le mieux au Christ de la foi était celui de Seigneur, le titre de Fils de David appartenant au Christ de la chair. » Cette hypothèse ne me paraîtrait utile que si Mc affirmait positivement sa croyance en la. descendance davidique de Jésus, et pas un texte ne permet de penser avec cértitude qu’il était disposé à poser cette affir mation.

Page 1