‹ La Vie ChèreChapitre 20 sur 48 · OT · texte numérisé non relu

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J. — La dépréciation de l'or.

La diminution du pouvoir d'achat de l'or paraît être une des causes principales de la hausse des prix. ,

Qu'est-ce, en effet, que le prix d’un objet, sinon sa valeur exprimée en monnaie, c'est-à-dire en poids de métal précieux? Plus grande sera la valeur du métal, moindre devra être le poids de ce métal que l’on exigera en échange d’un objet déterminé, et moindre, par conséquent, sera le prix de cet objet. Par contre, toutes autres conditions demeurant invariables, plus faible sera la valeur du métal précieux, plus grand sera le poids que l’on en demandera pour ledit objet et, par suite, supérieur sera le prix. On peut donc dire, d’une façon générale, avec M. Max Turmann, que,« toutes autres choses restant égales, les prix des marchandises ont tendance à varier en sens inverse de’la valeur des métaux monétaires. Or, parmi les causes qui font varier cette valeur, se trouve évidemment le degré de rareté de ces métaux. Cette rareté pour l’or diminue, chaque année, d’une manière sensible, surtout depuis 1905-1006. »

Avant 1805, la production annuelle de l'or n’atteignait pas 200.000 Kilogrammes; aujourd’hui, grâce surtout à l'emploi de nouveaux procédés d'extraction, elle dépasse 600.000 kilogrammes : elle a donc plus que triplé depuis quinze ans! En 1910, la valeur totale de l'or produit était de 2.248.000.000 fr. L'année 1911 dépasse encore ce chiffre Sur cette énorme quantité de métal, un tiers seulement est utilisé pour l’industrie : le reste est monnayé. IT en résulterait donc que l’or a maintenant un moindre pouvoir d'achat et qu'il en faut davantage pour se procurer la même marchandise : ce qui revient à dire que, l'or étant plus abondant, les prix tendent à s'élever.

D'après ce raisonnement théorique, les prix s’élèveraient même en proportion du stock monétaire. Encore faudrait-1l

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