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Il résulte, tant de cette statistique que de la statistique des salaires comparés par régions et par professions, que la hausse générale des salaires n’a presque pas subi d'interruption durant le xix° siècle. De 1853 à 1870, l'augmentation a été rapide, soit pour les bas salaires. soit pour les salaires élevés. Les raisons en seraient, pour les uns dans la production abondante de l’or, pour les autres dans l'ac-
(1) Les chiffres de cette colonne correspondent, ainsi que nous l'avons fait remarquer, au taux du « salaire réel », qui indique la situation relative de l’ouvrier en tenant compte du coût de la vie.
tivité économique stimulée par de nouveaux moyens de transport et de crédit, pour d’autres encore dans la politique démocratique du second Empire. (On sait que Napoléon III s'est beaucoup préoccupé de la classe ouvrière, sur laquelle il comptait pour consolider son pouvoir.) Pour notre part, nous admettrons que les trois causes indiquées ont eu chacune une influence sur l'élévation des salaires.
De 1870 à 1882, le mouvement ascendant a été moins marqué. L'augmentation des salaires, qui aurait dépassé 40°/, durant la période précédente, atteint à peine 10 °Jo. Le mouvement habituel de hausse a même été interrompu cà et là par des années de baisse, au moins dans certaines professions. Cependant, la progression n'en a pas moins été continue dans l’ensemble. De 1883 à 1887, l'état des salaires a été à peu près stationnaire. C'est, d'après Levasseur, (une période de crise et d’atonie ». Le commerce extérieur a fléchi et le travail fait défaut. De 1887 à 1904, l'augmentation se fait sentir, quoique encore assez lente. Pour les salaires agricoles, l'accroissement a été de 15 à 20 % entre 18r0.et 1900.
En donnant l'indice 100 au salaire de l'année 1900, pris pour terme de comparaison, on obtient les indices corrélatifs suivants :
Années Nombre-indice CSS ORNE RARE Re a SI LS OO SARA LUNA EEE, RER MEET 60 TO TONER PIONEER EE Pan FOSONM AMENER NE 82 TODOS CN ET RETENU T EC 92 LTODOMA ETES A EE 100 TOOS AN TS ER ER. (nee 105 TOTO NS RME ER OA II1O
Ces chiffres sont éminemment suggestifs. «On remarque, dit le Moniteur des intérêts matériels (1), que la progression
(1) Numéro du 24 décembre rorr,
des salaires est une progression plus qu'arithmétique : au commencement du siècle, ils augmentaient, par période décadaire, de 2 et 3 % de la valeur type de 1000. De nos Jours, l'augmentation atteint ro %, soit r % en moyenne par année .»
En traduisant par des chiffres le salaire quotidien des ouvriers, on obtient ce tableau de la journée moyenne de l'ouvrier trançais :
LCR T RSI RER Fr 2H MODS Tee ne sn eat 3202 OO EU RAT dr 102 BOOM A Re os + à A 03 OO SE AOC CE EN RE 4 20
Si l'on veut faire une distinction entre certaines catégories de salariés, on peut se référer au tableau suivant, dressé par les enquêteurs officiels d'après la méthode des nombres-indices (le salaire de l’année 1900, exprimé par le nombre 100, est pris pour terme de comparaison) :
Années 1853 1857 1862 1875 1880 1890 1896 1900 1906 1910 Ouvriers du bâti-
ANCLNLES PONT SNS OMMONT ON TMOS 100 105 MUNETILSERESREE AO 55. 57. 75 COM OIMIOD TO Moyenne de 34 pr.
EnPIOVMINCes. SI 57 TMC OÙ. HODANON ae Moyenne générale 29 7 6. GO or MO OO)
Des diverses données de l’enquête, il ressort que les salaires, en général, ont plus que doublé en un demi-siècle. Le moment de la plus forte hausse est compris en 1853 et 1880. La progression s'est un peu ralentie de 1880 à 1900, tout én se poursuivant sans fléchir. La hausse s’est accentuée de nouveau de 1900 à 1910, et, à l'heure qu'il est, au dire de plusieurs économistes, le mouvement des salaires continue à progresser.
L'enquête officielle, avons-nous dit, a étudié la marche des salaires, de $ ans en 5 ans, dans 36 professions d'hommes et 7 professions de femmes. En réunissant ces 43 pro-
fessions, on constate que la moyenne du salaire journalier, pour les deux sexes pris ensemble, s'est élevée à Paris de 6 fr. 37 en 1906 à 7 tr. 24 en 1911, avec une moins longue journée de travail. L'augmentation serait de 13,72 /. dans
les villes de province.
Voici le salaire des principales professions masculines :
Salaires moyens.
En 1896 Catégories Par Par
d'ouvriers heure jour
Imprimeurs, compositeurs:
Parts MAT MC. SON Autres villes. 0.43 4.36
Ouvriers tanneurs:
À ACER ORPI 0.65 6.50 AULTÉSEVIHES O3 05.75
Selliers-bourreliers:
PARIS EN: G05 0 6:50 AUTES QUES MO 780 Cordonniers:
RAS" pe OPUS O
Autres LES Mo 320500 Taïlleurs d’habits:
HATIS ER 0.75 o)
Autres villes. 0%37113-00 Charrons: