‹ La Vie ChèreChapitre 7 sur 48 · PRIX EN (CENTS ) DES PRODUITS AGRICOLES CI-DESSOUS INDIQUÉS · texte numérisé non relu

PRIX EN (CENTS ) DES PRODUITS AGRICOLES CI-DESSOUS INDIQUÉS

Pommes Périodes Coton Maïs Blé Avoine Orge Seigle Sarrasin delerre

1880-1889 90 406 835 320 582 608 641 512 TOO OO PAT OMPO UN 2780453 Us 23 ls07 48 1900-1907 100 10445 723 33400400 593 L'603 || 500

La généralité et la physionomie spéciale des variations de prix sont indiquées ici avec une extrême clarté. Les cours ont toujours fléchi durant la période 1890-90, qui a été marquée par une baisse aussi bien aux Etats-Unis qu'en France. Tous les prix se relèvent au contraire durant la dernière période, c'est-à-dire pendant les premières années de ce siècle.

M. Paul Leroy-Beaulieu, dans l'Economisle français, se montre d'accord avec M. Zolla pour placer en 1900 l'origine de la hausse des prix.

Ces chiffres généraux ont leur utilité; ils nous ont donné une vue d'ensemble. Maintenant nous devons consulter les statistiques particulières qui nous permettront de juger avec plus de précision de l'augmentation des prix pour certaines catégories spéciales. Etudions tout d’abord les principales denrées alimentaires, qui constituent le chapitre le plus important du budget populaire. Nous examinerons ensuite le prix des loyers, puis, d'une manière générale, le prix de tout ce qui es{ ou paraît nécessaire à l'existence.

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Les Vivres

La viande. — La viande joue, dans l'alimentation populaire, un rôle beaucoup plus considérable qu'autrefois. D'après les statistiques du ministère de l'Agriculture, la quantité de viande consommée en moyenne annuellement par chaque Français s'est élevée de 26 kilos en 1862, à $7 kilos en 1900. Cette seule constatation suffit à montrer combien l'augmentation du prix de cette denrée sera cruellement ressentie par les modestes budgets (1).

M. Levasseur signale ainsi le mouvement de hausse pour la viande :

Le prix qui avait été variable de 1880 à 1900, à augmenté chaque année presque partout depuis 1900. À Paris, le kilogramme était coté 1 fr. 79 en 1900 et 2 fr. 44 en 1908 ; l’année 1905 précente seule un arrêt dans cette hausse qui, en neuf ans, n’a pas été de moins de 39 %...

Quand on dresse les courbes du prix de la viande de boucherie d'après les tableaux de chiffres contenus dans les statistiques décennales de l’agriculture et continués par la statistique annuelle, on voit les quatre courbes (afférentes aux quatre catégories d’ani-

(1} Outre l'augmentation de la consommation, qui est encore plus sensible à l'étranger qu’en France, l'élévation du prix de la viande provient de la diminution des pâturages (qui ralentit la progression de l'élevage), de l'exode des bestiaux hors de France, des épizooties, du trop grand nombre d'intermédiaires entre Îles mains de qui le bétail passe avant d'arriver à la boucherie. Nous aurons l'occasion de revenir sur ces différentes causes de cherté.

N.-B. — Une intéressante étude sur la crise de la viande a été faite par M. André George. (Voir le Salut Public des 22, 30 novembre, 6 décembre 1911).

maux), affecter les mêmes ondulations en hausse et en baisse. Ce Faisceau monte, puis il baisse jusqu’en 1888: il se relève ensuite jusqu'en 1801, baisse de nouveau jusqu’en 1803, remonte en 1894-05, lentement d'abord, rapidement enfin, et atteint. en 1907. le niveau le plus élevé.

Ceci au moment où M. Levasseur écrivait ces lignes ; mais le niveau s'est encore élevé fortement depuis 1907.

Pour donner une idée plus précise de cette augmentation de la viande, augmentation qui s'étend à toutes les catégories de bétail, nous n'avons qu'à reproduire le tableau suivant, publié par le Travail National du ro septembre ro1t:

Années Bœufs Vaches Taur. Veaux Moutons Porcs

le kilo le kilo le kilo le kilo le kilo le kilo POP re NÉ Ter A IN 25 TLS RO LAOO 1 55 1082 ANRT COR EEE MR ROZ AIT 0 Riri0s 100312 n GG I 35 TU25 HAS} LACS 170 TOO D 6 I 40 120 I 95 2 o5 as DOCS EN DNS LT 40 HS 2 O5 DAS, 1 65 TO0Û1.we. LRO NS MT SOMME TO ME SNTE TES Er 00 100 LAS 1 38 1 38 2 O5 2 30 De 100 Ne 1 61 PRE TE LOIR O RE re 69 1000-14 DATES DRE NC AIT NE TS FOTO. NO. ENS MR LOT

Les conclusions à dégager de cette statistique sont les suivantes :

1° Le prix de la viande de bœuf a augmenté sensiblement pour la première et la deuxième qualité, et moins pour la troisième ;

2° Le prix de la viande de veau et de mouton a augmenté plus encore, quelle que soit la qualité.

La précédente statistique concorde approximativement avec celle que nous trouvons dans le Monde économique du 24 juin 1911. Cette revue reproduit le rapport de M. Lefèvre. président du Syndicat de la Boucherie parisienne, qui présente les chiffres suivants :

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