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Lecce D 1 © © DC
Fin décemb. 1920! 9.55! 8.66113. :50 11.80/12. 80/10 50/10
(1) Les prix indiqués sont ceux du marché de Ja Villette à Paris. Pour la période de 1901 à 10, ils ont été relevés sur un tableau publié par le Travail National du 11 sept. 1971. Pour la période de 1912 à 1917, ils ontété relevés sur un tableau publié par le Journal O ficiel du 8 avril 1918, et pour l’année 1920, ils ont été extraits des renseignements commerciaux publiés par le journal Paris-Centre.
L'augmentation du prix de la viande, déjà très sensible de 1914 à 1917, a atteint, depuis deux ans, des proportions considérables.
Le bœuf vaut actuellement cinq fois plus qu’en 1914; le veau, cinq ou six fois plus ; le mouton, quatre ou cinq fois plus, et le porc, six fois plus.
Le pain. — La répercussion de la hausse du blé sur le prix du pain a été longtemps prévenue par une opération financière dont le solde débiteur a pesé lourdement sur le budget de l'Etat.
On a pensé qu'il était impossible de laisser la denrée qui est par excellence la denrée de première nécessité, subir le renchérissement général, et on a tout d’abord essayé d'enrayer artificiellement la hausse du froment.
Le 16 octobre 1915, l’officiel promulguait une loi en vertu de laquelle l'administration pouvait procéder à des réquisitions pour le ravitaillement en blé au prix maximum de 30 francs le quintal.
L'exemple de la Convention avait déjà prouvé l’inutilité et mêmeles dangers de semblables mesures ; il arriva, bien entendu, ce qui devait fatalement arriver. Les agriculteurs qui avaient plus d'intérêt à se consacrer aux autres cultures dont les produits n'étaient pas taxés ou l'étaient à un taux plus rémunérateur, délaissèrent peu à peu le froment dont la récolte diminua progressivement pour descendre en 1917 à 40 millions de quintaux, alors que les besoins de notre consommation en exigent plus de 80.
On passa alors d’un extrème à l'autre. Après avoir cherché à abaisser le prix du blé au minimum pour avoir le pain à bon marché, on s'efforça de l'élever au
maximum pour encourager les cultivateurs à en accroître la production. On le payait 30 francs le quintal jusqu'en mars 1916, on le paya 50 francs à partir du 16 juillet 1917 et 75 francs à dater du rer Août 1918.
Les plus beaux rêves des agriculteurs se trouvaient dépassés ! Jamais le cours du blé n'avait atteint jusqu'alors un pareil niveau.
La statistique agricole annuelle de 1914, publiée par le ministère de l’agriculture, donnait le prix du quintal de blé depuis 1800 jusqu'à 1912-1913. Il ressort de ce tableau que ce prix n'a été supérieur à 40 francs qu’en 1812 où il a valu 42 fr. 85 ; en 1817, où il a valu 46 fr. 96 et en 1856 où il a valu 40 fr.47.
Voici les prix payés depuis 1900 :
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