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Le prix du blé a donc plus que doublé, presque triplé pendant la guerre. Mais, les effets de cette hausse considérable n'ont pas été immédiatement ressentis par le public, puisque l'Etat a pris à sa charge, durant plusieurs années, la majeure partie du
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renchérissement et nous a donné gracieusement la moitié de notre pain quotidien. Cette générosité devait d'ailleurs nous coûter singulièrement cher ; il en résultait en effet pour le budget une charge supplémentaire de trois milliards par an, et, bien entendu, nous étions contraints de remettre au percepteur ce que le gouvernement nous dispensait de donner au boulanger ; le coût de la vie subissait er la répercussion de la hausse du blé.
Cette politique était d'autant plus déplérabies qu'elle incitait au pire gaspillage d’une denrée alors particulièrement précieuse. Le painartificiellement maintenu à un prix très modique revenant infiniment moins cher que tout autre aliment, les fermiers s’en servaient pour nourrir leurs chevaux.
Il fallut renoncer à de semblables errements et, en 1920, on se décida à faire supporter directement aux consommateurs le renchérissement que le pain devait subir comme toutes les autres marchandises.
On procéda par paliers ; la majoration de mars 1920 en porta le prix à 1 fr. 05 le kilo, celle de septembre l'éleva à:r F0:
Le pain valait environ o fr. 40 en 1914; il a donc plus que triplé depuis la guerre.
D'après Monsieur Leroy-Beaulieu, la consommation de cette denrée, qui tient une place si spéciale parmi toutes les autres, représenterait, selon l’aisance de la famille ouvrière, € tantôt 25 à 30 0/0, . tantôt 50 0/9 mème de ses dépenses d'alimentation ». Comparativement aux dépenses totales, la proportion irait de 12 à 15 0/0, jusqu'à 25 ou 30°/..