LES AUTRES DENRÉES USUELLES
Le lait. — Le lait est une des denrées de première nécessité qui ont subi depuis la guerre la hausse la plus considérable. Son prix, qui s'élevait à o fr. 35 ou O fr. 40 en 1914, était déjà en sensible augmentation sur le cours des années précédentes et l’on parlait alors d’une « crise laitière ». Mais le renchérissement actuel est bien autrement considérable. [Le lait vaut maintenant de 1 franc à 1 fr. 10 lelitre, eténcore bien heureux sont ceux qui peuvent s’en procurer régulièrement les quantités nécessaires.
C’est certainement une des conséquences les plus alarmantes de la crise actuelle puisqu'elle menace directement les vieillards. les malades et les enfants . qui ne peuvent se passer de ce précieux aliment.
Le beurre. — Le prix moyen du kilo de beurre centrifuge des Charente et du Poitou avait été, aux : halles centrales de Paris, de 3 fr. 33 en 1912 et de
(1) Soucnox : Académie des Sciences morales et politiques. C/r des sciences et travaux. Mai 1910,
= 50 = 3 fr. 35 en 1913 ; le maximum en 1913 était de 4fr. 50 et le minimum de 2 francs. En 1915 il était de 3 fr. 79; fin août 1918, il atteignait 9 à 9 fr. 20. Il s'est élevé à 21 francs à la fin de 1919 ; il était de 17 fr. 50 en décembre 1920 (1).
Œufs. — Au mois de septembre 1914, les œufs français à la coque se vendaient 1 fr. 90 la douzaine; les frais, 1 fr. 40 et les œufs de conserve 1 fr. 20.
Au début de mai 1916, le prix de détail était de 2 fr. 20 à 2 fr. 50 pour les œufs à la coque extra-gros; de 1 fr. 90 à 2 francs pour les moÿens ; de 1 fr. 60 à 1 fr. 80 pour les œufs frais et de 1 fr. 30 à 1 fr. 40 pour les œufs importés. |
En juillet 1917, on cotait sur la plupart des marchés de 3 à 3 fr. 50 par douzaine.
En janvier 1918, de 4 fr. 50 à 5 fr.50 ; en juin 1918, les prix étaient compris dans les départements entre 3 francs et 4 fr. 25.
En 1910, ces prix se sont élevés jusqu'à 10 francs.
En 1920, ils ont atteint 12 francs. |
En décembre 1920, les œufs valaient 705 francsle mille aux halles centrales à Paris et 8 fr. 50 à 9 fr. 50 la douzaine, dans les marchés de province ; soit environ 7 fois plus qu'en 1914 (2).
(1) Economiste du 14 septembre 1918 et renseignements commerciaux publiés en décembre 1920.
(2) Economiste du 7 octobre 1918 et renseignements commerciaux publiés par le journal Paris-Centre.