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mente pas. L'élévation des salaires précipite le mouvement de hausse générale, et c’est tout (1) ».
Ces paroles pleines de bon sens n'étaient pas en-— tendues. Les données les plus certaines de l'économie politique étaient dédaignées, souvent même raillées, et l’on préférait suivre ce qu'on a appelé : « La politique d'empirisme ».
La science financière et économique restait lettre morte; on vivait au jour le jour et, pour calmer les plaintes provoquées par le renchérissement constant des denrées de première nécessité, l'État demandait
à la Banque de France de multiplier les émissions de billets qui lui permettaierit d'accroître sans cesse sa prodigalité et son gaspillage.
Il payait ses fournisseurs de plus en plus cher et les obligeait à majorer eux-mênres les salaires de
leurs ouvriers, contraignant ainsi les industriels et les commerçants, qui ne travaillaient pas pour son compte, à augmenter, à leur tour, les appointements de leur personnel. Il relevait les traitements de ses fonctionnaires ; il multipliait les « allocations » et les accordait fréquemment aux personnes les moins qualifiées pour en revendiquer le bénéfice. En un mot, il accroissait artificiellement le pouvoir d'achat d’une grande partie de la nation et agoravait ainsi la cherté de vie.
« Aucun doute n’est plus permissur la cause essen-. tielle de la hausse générale des prix », écrivait en
0) Professeur Daniel ZoLa. Conférence faite à la Société d'Economie politique de Lyon, le 15 Février 1915.