SiDinii. Ihrol. 2. 2, q. xxvi, art. 7 sq
ce que Dieu veut, il me faut aussi vouloir, en m'en réjouissant, que le plus parfait possède le bien de la félicité dans la plus parfaite mesure '. Mais ici-bas la plus grande bonté, la plus grande perf(;ction des personnes que je dois aimer n'est pas le point décisif, ou du moins le seul décisif, pour l'ordre et la mesuin; de mon amour. Ceci ne peut pas être, déjà parce que je ne possède pas un moyen sur pour mesurer au juste le degré de bonté de mes semblables, et ensuitO;, parce que tant que la vie dui'c ici-bas, ce degré est variable. Outre le rapport que les personnes que je dois aimer ont avec Dieu, il y a aussi à considérer celui dans lequel elles sont avec moi-même. Entre tous, ne suis-je pas moimême, pour moi-même avant et plus que tout autre, mon prochain?Lc véritable amour du prochain cxclutTamour dépéglé de soi-même, mais non pas celui qui est bien réglé ; bien plus, il le réclame. 11 demande que, suivant un ordre bien réglé, c'est-à-dire sous le rapport des biens spirituels, des biens de mou àmc, jeme préfère à tout autre. Le Christ a dit : « Vous aimerez votre prochain comme vous-même ; » le véritable amour de soi est par cela même proposé comme la mesure, le modèle de celui que je dois à mon prochain. Mais le modèle, l'original doit être préféré. Et ailleurs la sainte Ecriture dit : Celui qui ne