‹ La vie chrétienneChapitre 56 sur 75 · s. Jean vi · texte numérisé non relu

s. Jean vi

eut pris ce pain, Satan entra en lui. Et Jésus lui dit: « Fais promptement ce que tu fais '. »

Le rapport que la trahison de Judas avait avec l'abus de la grâce de la sainte Communion, pouvait-elle èlre plus clairement exprimée que par ces paroles: « Et après qu'il eut pris ce pain, Satan entra on lui, » ce même Satan par les insinuations duquel il allait consommer son noir forfait !

Et quel avertissement n'y a-t-il pas là pour les chrétiens qui s'approchent de la communion!

En effet, il n'y a pas de péché qui par lui-même ait plus de ressemblance avec celui de Judas que la communion indigne. Je m'approche delà table sainte, je me mets aunombredes disciples et des amis duChrist,jele prends sur mes lèvres, lui, mon Sauveur, je le reçois dans mon cœur; non, je ne l'y reçois pas, car le Christ, le Dieu de toute sainteté, ne peut s'unir à un cœur où réside Bélial! Il voudrait y pénétrer, mais je lui en défends l'accès; je fais en quelque sorte violence à son amour, je lui préfère Bélial son plus grand ennemi et, outre cela, c'est encore sous les apparences de l'amitié ! N'est-ce pas là le trahir par le baiser de Judas! ô honteux, ô perfide baiser! La sainte Ecriture nomme différents baisers donnés à Notre Seigneur Jésus-Christ (si je ne me trompe, c'est saint

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