INTRODUCTION XI
le nom de Pauline Dubourg est celui d'un témoin dans le « Double Assassinat dans la rue Morgue ».
Différents journaux ont inséré des communications plus ou moins intéressantes, entre autres la lettre de M. Whitty, dans « the New- York Times Book Review», du 17 juin 191 7, relative à la correspondance du poète, inédite encore en grande partie.
Je ne connais d'aucun auteur une édition critique, plus remarquable que celle-là. Les textes y sont étudiés avec la plus impartiale et complète érudition, dans leurs moindres variantes; ils sont comparés et mis en valeur avec sagacité. Une introduction présente sobrement et nettement les faits principaux de la vie du poète; on ne s'y heurte à aucune pré-
vention pour ni contre lui; elle explique avec quelle minutie la leçon préférable de chaque poème a été établie, car le poète reprenait constamment, remaniait, modifiait, améliorait son texte : il existe, du Corbeau, quinze présentations sensiblement différentes: — elle étudie ce que Poe avait puisé chez d'autres poètes plus anciens, ou ses contemporains, ce que d'autres poètes lui doivent, et, enfin, elle expose face à face les jugements follement contradictoires qu'ont portés sur cette œuvre les critiques les plus écoutés.
Des Notes, savantes, précises, commentent chaque poème, et résument les documents biographiques, critiques, interprétatifs, qui en rehaussent et en complètent la parfaite intelligence.
On vit, en lisant ce livre, avec Poe, dans sa vie même, dans l'intimité de son travail et de sa pensée.
Il me reste enfin à adresser ici mes remerciements aux personnes qui, à des titres divers, ont consenti à faciliter ma tâche : en France, M. Gabriel Mourey, le traducteur habile des Poésies Complètes d'Edgar Poe, M. Henry-D.