‹ La vie d'un artisteChapitre 9 sur 25 · JALOUSIE · texte numérisé non relu

JALOUSIE

L'hiver était arrivé, les rues de Paris étaient alternativement boueuses, couvertes de neige ou glacées. Le café plus fréquenté, hermétiquement fermé, retentissait des cris, des disputes des jeunes gens, défendant ou cherchant à démolir certains princes de la littérature ou de Fart. Ces discussions étaient souvent mélangées • de gros mots, de personnalités, car la politique se mêlait à la conversation et chacun avait dans sa poche un projet de constitution dont la mise en pratique

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devait faire le bonheur de l'humanité en général et de la France en particulier.

Des hommes ayant une certaine dose d'instruction, la manie politiquante avait passé aux commis de nouveauté, garçons de magasin, commissionnaires de place, et les plus ignorants étaient toujours d'un absolutisme étonnant dans leurs conclusions. Arthur Moreau, après avoir été peintre amateur, voulut comme Raoul devenir journaliste, et se crut, du jour au lendemain, transformé en un diplomate de première force. ïl fit des articles et les porta aux journaux conservateurs, mais, comme il disait sous une forme très -ordinaire ce que tout le monde connaissait, jamais il ne vit son nom imprimé. Ces déconvenues successives l'aigrirent, son ambition s'accrut, et, voulant à toutes forces percer, il se mêla aux mécontents qui, sous n'importe quel gouvernement, pullulent dans les grands centres.

D'abord il éprouva un certain dégoût lorsque pour la première fois il se trouva dans une réunion politico-religieuse. Il fallait, pour être applaudi, parler comme les niais qui l'en-

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touraient, les flatter, leur dire qu'eux seuls formaient le vrai peuple, le peuple qui travaille, souffre et entretient les riches.

Voyant qu'il ne pourrait arriver avec l'aide du pouvoir, Moreau se mit du côté des opposants, et, après avoir dompté ses répugnances, finit par serrer les mains des laquais du faubourg Saint-Germain et des hommes aux cheveux luisants des barrières. Dans les petits journaux philosophiques, il écrivit des articles furibonds. Il eut même la chance de défendre en police correctionnelle le rédacteur en chef d'une feuille d'opinion très -avancée. Son client fut condamné, mais on porta l'avocat au pinacle. Il n'en demandait pas plus. Bientôt son nom fut dans toutes les bouches, on le citait comme un modèle des plus accomplis ; il eut des courtisans pour l'admirer, un peuple pour l'applaudir.

Raoul voyait avec peine son ami se lancer dans une voie qu'il eroyait mauvaise et l'excitait à retourner en arrière pendant qu'il en était encore temps, mais Arthur était grisé, il prenait les applaudissements des habitués des

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réunions au sérieux et se disait qu'enfin il avait trouvé sa voie.

Le jeune homme finit pourtant par comprendre qu'il ne serait jamais qu'un instrument dont d'autres se serviraient. Puis il avait peur des prisons, des amendes et voyait que ceux qui étaient mis sous les verroux pendant un certain temps finissaient par être oubliés. Il chercha donc autre chose, car comme il le disait bien haut, il voulait être quelqu'un.

Il y a des individus qui ne peuvent demeurer dans leur milieu. Ils a::t la passion de dominer sans en avoir l'intelligence. Incapables, ils se remuent, se donnent un mal énorme pour mettre en relief leur personnalité. S'ils n'arrivent point par la politique, ils essayent d'autre chose. La charité est aussi un terrain que l'on peut exploiter. On forme donc des sociétés de secours mutuels, des associations de bienfaisance dont on se nomme président. La plus modeste de ces sociétés a, outre le président, un ou deux vice-présidents, un secrétaire, un trésorier. Pour peu que l'on sache se conduire, une fois la société créée, on est

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sûr de son affaire ; seulement il faut marcher vite, car sur ce terrain la concurrence est terrible.

Arthur Moreau, après avoir renoncé à la politique, s'accrocha à la charité. Il avait pris pour modèle un des habitués de l'établissement nommé Fohart qui avait fait son chemin de cette façon. Fohart était un type digne d'une étude sérieuse.

Agé d'une soixantaine d'années, gros, la démarche lourde, M. Fohart était consul de la république des Cimbébas à Paris; c'était l'être le plus repoussant qu'on pût voir. N'ayant ni instruction, ni éducation, laid, sale dans sa tenue, ce bonhomme, dévoré d'ambition et voulant faire parler de lui, avait créé un petit journal de théâtre : la Jumelle. Grâce à ce canard il eut bientôt des relations dans le monde des cabotins et devint une des personnalités du boulevard du Crime. Les artistes du Petit-Lazary le tutoyaient, la concierge du Théâtre-Lyrique l'appelait monsieur Fohart et lui demandait des nouvelles de sa santé, quand il passait rue des Fossés-du-Temple, les figu-

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rants du Cirque, de la Gaîté, des Folies-Dramatiques, des Délassements-Comiques se le montraient du doigt en disant :

— Voilà le rédacteur en chef de la Jumelle.

Fohart finit par avoir ses entrées dans la plupart des théâtres. Le premier succès obtenu, il se livra à d'autres manœuvres. Il fonda une société de secours mutuels dont il se nomma président et greffa d'autres associations sur sa création primitive. Cela l'autorisait à pénétrer chez les plus grandes familles pour leur demander l'appui d'un nom illustre. Sur le papier à lettre figuraient les noms des Hauts Protecteurs Les artistes prêtaient le concours de leur talent à un homme aussi dévoué aux pauvres, et le bon philantrope sollicita et obtint des décorations étrangères toutes plus étranges les unes que les autres.

L'ambitieux Fohart n'était point satisfait. A l'âge de plus de cinquante ans, il voulut obtenir des grades universitaires. Mais n'ayant jamais rien étudié, et par conséquent rien appris, ce désir nouveau paraissait impossible à réaliser. Le bonhomme tourna habilement

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la difficulté. Il fit faire une thèse sur la divinité, écrite dans un pathos extravagant. Il expédia — avec accompagnement d'une somme d'argent — ce beau travail à un industriel américain qui lui renvoya en échange le diplôme de docteur en théologie. Ce fut un nouveau titre à ajouter à ceux qu'il possédait déjà.

Fohart joua du doctorat comme il avait joué de la Jumelle et des sociétés de secours. Cette fois il échoua platement. Le plus ignorant des prêtres était bien au-dessus de lui comme instruction, le simili-docteur fut bientôt percé à jour.

La politique le tenta. Non point la politique militante, mais il voulut avoir un poste en relief, tel que préfet, sauf à se retirer au bout d'un mois, pour pouvoir mettre sur ses cartes : ancien préfet. Mais il fut mis à la porte du ministère et un des attachés au cabinet du ministre, fatigué de ses obsessions, lui dit un jour brutalement qu'on ne voulait de lui, ni comme préfet, ni comme sous-préfet, pas même comme garde-champêtre. Fohart, hu-

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milié, mais non découragé, chercha autre chose. Il tâta du consulat, mais son ignorance en géographie devait l'empêcher d'obtenir aucun poste sérieux. Il savait vaguement que Saint-Pétersbourg se trouve en Russie, mais on lui eut dit que Constantinople était un détroit et le Bosphore une grande ville qu'il n'aurait pas protesté. Le port de l'habit brodé lui semblait donc interdit à tout jamais, lorsqu'il rencontra dans une crémerie-restaurant où il prenait ses repas un grand diable d'homme, au teint brun rouge, qui parlait très-mal le français et un peu mieux l'anglais. Fohart lui causa et sut qu'il appartenait à une tribu de l'Afrique du sud, sur l'Océan Atlantique, au nord de l'embouchure du fleuve Orange. Le chef de cette tribu avait établi ses sauvages sujets dans quelques villages et lune de ces localités, décorée du titre de ville, devint la capitale du nouvel état. Le grand chef eut quelques soldats qui montaient la garde à la porte de sa case surmontée d'une loque de soie qui simulait un drapeau. Fohart se fit donner par le

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Namaquois tous les détails sur la principauté africaine, il écrivit au chef et six mois après il recevait le titre de consul de Cimbébasie. Il se fît faire par un tailleur du quartier un costume complet. De longues bandes d'argent ornaient les jambes du pantalon, le devant, le collet, les poignets, les basques de l'habit disparaissaient sous les broderies d'argent. Une ceinture de soie rouge et verte, à franges d'or, une épée de membre de l'Institut, un bicorne orné de plumes noires complétaient cet uniforme qui resta exposé plus de quinze jours à l'étalage du confectionneur. Les portières du quartier étaient émerveillées de ce luxe.

Le consul eut chancelier et vice-chancelier du consulat. On trouve toujours des niais pour s'affubler de titres ridicules. Celui de chancelier du consulat de Cimbébas était de ce nombre. Le chef africain ne payait point actuellement ces fonctionnaires qui ne lui rendaient aucun service. Mais Fohart, qui avait cru que les portes des ministères allaient s'ouvrir toutes grandes pour livrer passage à

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un habit brodé, dut en rabattre. Le représentant des Namaquois ne reçut aucune invitation officielle et ne put endosser son costume que chez lui.

Tel était le modèle que Moreau voulait imiter.

— J'ai de l'instruction et il n'en a pas, se disait-il, je ferai en grand ce qu'il a fait en petit.

Le café habituellement calme était devenu presque un club; Georges avait à peu près cessé de le fréquenter, les autres y venaient toujours par habitude. La société eut à ce moment une nouvelle recrue ; c'était un herboriste enragé qui ne parlait que révolutions, guerres et massacres. Cet individu à la taille épaisse, à la figure boursoufflée, ne se montrait terrible que parce qu'il ne croyait pas au danger, car il était naturellement poltron, et sa poltronnerie sé complétait d'une avarice sordide. L'herboriste Moitteur et Moreau devinrent amis intimes et se montrèrent d'une grossièreté révoltante dans toutes les occasions.

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Le terrible marchand de guimauve n'avait pas l'air d'entendre quand quelqu'un qu'il interpellait le remettait brutalement à sa place. Il déplaisait souverainement à Raoul et en recevait des leçons de politesse dont il ne profitait pas. Gustave, de son côté, faisait de l'art au point de vue politique ; son échec à l'Exposition , dont il rendait responsable la société, et surtout la situation conquise par celui auquel il avait donné ses vieilles chaussures, l'avaient exaspéré.

— Il n'y a que les intrigants qui parviennent, disait-il souvent ; quant au vrai mérite, on le laisse systématiquement de côté.

— C'est faux ! répondait le calme Joannis.

— Comment ! ne voyez-vous pas cela tous les jours ?

— Je ne vois que les jaloux et les impuissants se traîner péniblement.

— Et les travailleurs ?

— Ils ont du mal, c'est vrai, mais ils arrivent quand même.

— Ce sont des paroles qui ne prouvent rien.

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— Qu'est-ce que cela fait, si c'est la vérité ?

— Alors, et le peuple?

— Le peuple n'a rien và faire ici.

— Ne devrait-il pas être le souverain dispensateur de toutes les faveurs ?

— Qui vous empêche de les obtenir?

— La jalousie de quelques individus.

Tous les jours les mêmes plaintes étaient

répétées, et Moitteur les trouvait fort justes.

Raoul prit vers la fin de septembre quinze jours de vacances, qu'il alla passer dans les Vosges, qu'il visita dans toute leur longueur, du ballon d'Alsace au mont Tonnerre. Dans le département auquel ces montagnes donnent leur nom, il s'arrêta quelque temps et envoya à son journal des correspondances sur l'histoire, les monuments, les populations, l'industrie et les richesses du pays.

Ces lettres furent très remarquées au café ; le seul Joannis les trouvait fort belles; le créole disait que le fond philosophique manquait ; Moreau criait comme un possédé qu'un homme ayant l'audace d'écrire que les vieilles

églises, les vieilles abbayes, les anciens hôtels de ville étaient souvent des œuvres merveilleuses et prouvaient le talent de ceux qui les avaient élevées, n'était qu'un individu aux idées étroites.

Parlez-moi des usines, cela prouve le génie de l'homme. Les cheminées hautes d'où s'échappent des tourbillons d'une fumée noire ne valent-elles pas, au point de vue pittoresque, le clocher le plus beau. Les grands bâtiments sont supérieurs en tout aux abbayes et aux églises. Il faut en prendre son parti, les arts ont vécu, c'est maintenant le tour de l'industrie. Et puis, est-ce qu'on devrait en parler encore? Mais voilà, pour entrer dans un journal, il faut sacrifier aux préjugés, mettre de côté tout amour-propre ; avec cela on fait son chemin.

— Raoul n'est pas d'un caractère à faire des courbettes, dit Joannis.

— Il ne faut point vous y fier. Vous rappelez-vous quand il se rendait dans les moindres feuilles de chou porter des articles qui passaient parce qu'ils n'étaient jamais payés?

Il n'a pas perdu son temps. A force d'écrire

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il a trouvé une forme originale, il a su se faire remarquer et le voilà casé. Les feuilles de chou l'ont introduit dans les grands journaux.

— Enfin il a assez vécu à nos dépens 1

— Je te conseille de lui reprocher les quelques repas qui lui ont été offerts par nous.

— Puis cette manie, ou plutôt ce sans-gêne de fourrer dans ses poches les restes d'un déjeuner ou d'un dîner.

— Ça, c'est vrai, dit Cœlina, outre que ce n'était pas distingué, on se trouvait exposé à recevoir des taches. Ainsi, moi, j'ai eu une robe abîmée, perdue complètement, parce que M. Raoul m'ayant offert le bras, la carcasse de poulet qu'il portait dans sa poche fondit et la graisse souilla mes vêtements.

— Vous fûtes la première à rire de cet incident qui, du reste, nous amusa tous.

— On rit souvent malgré soi.

— Allons donc! Vous détestez Raoul parce qu'il a fait son chemin ; voilà la véritable cause des défauts que vous lui prêtez.

— Nous crois-tu jaloux de lui? demanda Arthur.

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— Certainement, quand il était sans pain, sans gîte, sans habits, vous lui trouviez toutes les qualités, son talent était très-grand, les directeurs de journaux ne lui allaient pas à la cheville et se montraient de parfaits crétins en n'acceptant pas ses articles. Aujourd'hui, sa situation étant changée, votre langage a changé également.

— Tu es impayable, Joannis, avec tes idées.

— Je dis la vérité.

— Personne ici n'est de ton avis.

— Je t-ouve, dit le créole, que les a-ticles de -aoul manquent de philosophie; à pacela, ils sont pa-faits.

— Mais vous savez que je n'ai jamais aimé ce donneur de conseils, dit Deroy ; mes impressions sur lui ne se sont point modifiées.

— C'est un idiot, dit Moitteur.

— Je partage l'opinion de M. Moitteur, appuya le consul de Cimbébasie qui ne quittait plus Arthur.

— Est-ce parce qu'il ne représente pas des sauvages ? demanda sèchement Joannis.

— Je n'aurais jamais cru, continua le jeune

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homme, que le commerce de pâte de jujube pouvait rendre à ce point un homme enragé.

— Je dis ce qui me plaît I répliqua Moitteur.

— Alors, supportez-en les conséquences.

En achevant sa phrase, Joannis leva la

main et souffleta l'herboriste qui, furieux, se leva, prit son chapeau et partit en criant qu'il ne fréquenterait plus une société où des malotrus se permettaient d'en venir aux voies de fait. Cette brusque retraite amusa les assistants. On avait cru à une provocation, il n'en était rien. Le départ si prompt de Moitteur ne permettait pas de supposer qu'il enverrait des témoins à Joannis.

Quant à ce dernier, toujours calme, il vida son bock, lut quelques journaux et se retira vers minuit. Fohart retrouva la parole lorsqu'il n'eut plus à craindre de recevoir quelques horions et trouva honteux le procédé de Joannis.

— Ça ne peut se laver que dans le sang ! s'écria-t-il, il faut du sang !

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— Pourquoi n'avez-vous pas fait cette réflexion quand Joannis était ici ? lui demanda des Savières, qui pendant toute la discussion avait été plongé dans la lecture de la Gazette de France.

— Je ne peux pas compromettre mon caractère !

— Quel caractère ?

— Ne suis-je pas le représentant officiel d'un gouvernement indépendant?

. Malgré le désir du consul, Moitteur et Joannis ne se battirent point. Le pétulant herboriste se calma, passa quelques jours sans se montrer au café. Quand il revint on ne songeait plus à l'incident. Ce fut en vain que le cimbébasien tenta de ramener la conversation sur ce qui s'était passé, ses efforts n'aboutirent point. Il chercha alors à flatter Joannis qui lui demanda brutalement pour quel motif il se montrait si obséquieux.

— Je vous demanderai un service.

— Lequel?

— Mon chancelier doit porter chez vous

une invitation pour assister à une soirée que je donne dans huit jours.

— Ah ! votre chancelier remplit aussi les fonctions de commissionnaire?

— Il passe tous les jours devant votre porte. Ne serait-il point possible, parmi vos amis, d'annoncer le fait en quelques lignes?

— Monsieur Fohart je ne me charge point de commissions pareilles et vous remercie de votre invitation

— Mais monsieur Moreau vient !

— C'est son affaire.

— Je lui ai fait donner la décoration d'officier de Tordre de Cimbébasie.

— Et il a accepté ?

— Avec plaisir.

— Tant pis pour lui.

Fatigué et écœuré par cette conversation avec ce stupide intrigant, Joannis se leva et sortit.

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