‹ La vie d'un héros; Agrippa d'AubignéChapitre 27 sur 50 · Hisi. Unir., III · texte numérisé non relu

Hisi. Unir., III

Mais il pouvait rire attentif à celles-ci, plus modérées et plus vraies : « Mes amis, priez Dieu pour moi ; s'il faut que je me perde pour vous, au moins vous ferai-je ce bien, que je ne souffrirai aucune forme d'instruction, pour ne faire point de plaie à la Religion, qui sera toute ma vie celle de mon àme et de mon cœur : et ainsi je ferai voira tout le inondi' que ji- nai été persuadé par autre tliéoloprie que la nécessité de l'État •. .)

Aussi d'Aubig-né, tout en réprouvant l'acte en lui-même, tint-il compte des motifs qui l'avaient inspiré. Ce qui ne veut point dire qu'il l'admît jamais. Avec une àme moins inflexible, il eût pu, «•n chrétien, à la fois le condamner et le pardonner. Y parvint-il un jour? C'est le secret de sa conscience. La conscience d'Henri eut, elle, de bien autres secrets. Aussi, entre le serviteur et le maître, les rapports sont-ils désormais changés. La politique y jouera son rôle, le rôle principal. Non pas l'unique cependant. Témoin l'incident de io9o, si révélateur : Henri, malade à Travecy,

Page 1