UHercule chrestien (Œuvres, t. II
Le résultat fut que, non seulement ses çarçons, mais ses filles s'enflammèrent pour l'étude. D'Aubigné dut écrire pour Louise et Marie un abrégé de logique en français, oii il avait simplifié les teimes rébarbatifs de l'école. Puis, voyant qu'elles inclinaient de plus en plus aux études viriles, il leur adresse, moitié acquiesçant, moitié résistant, une certaine lettre « sur les feinmes doctes de son siècle' », qui est, en cinq pages, comme un petit traité d'éducation. D'Aubigné y passe en revue, à la prière de ses filles, les femmes qui se sont distinguées en son temps par leur baute culture. Et, de Marguerite, sœur de François I*'', d'Elisabeth d'Angleterre, de Louise Labé ou d'Anne de Rohan, à Louise Sarrazin, compagne d'études d'Agrippa, ou à Catherine de TEstang, sa propre mère, la liste est illustre et fournie. La question « féminine » est donc résolue, en ce sens (juil n'est pas douteux (jue le sexe faible puisse s'illustrer, comme laulre, dans la carrière des lettres. Mais le « succès » d'une telle entreprise, c'est-à-dire son uti-