Id.y p
EN ALLEMAGNE. i95
sation qui est intermédiaire entre les deux » il fait les erreurs les plus ridicules.
Mais il se rattrape ailleurs « car son activité Ta mis en état de lire le vieil allemand et même le vieux basallemand mieux que la plupart des Allemands instruits ». Il projette alors d'écrire une vie de Lessing. Mais, pour commencer, il lui faut aller s'établir à Gœttingen pour profiter des avantages qu'offre une ville d'université*. « 11 connaît, dit-il, la maladie de sou esprit, compréhensif dans ses conceptions, ets'épuisant dans la contemplation de toutes les choses qu'il pourrait faire. » D'ailleurs, il ajoute que le voyage en Allemagne lui a certainement fait du bien, que ses habitudes sont moins irrégulières et qu'il se domine rtiieux. Ces constatations faites, il ne résiste pas à la tentation de spéculer s'il vaudrait mieux pour lui suivre en Angleterre Wordsworth, qui hésite encore entre Stowey et le Nord, ou faire des séjours annuels à Cambridge pour ses travaux et consacrer « à la chère poésie, à la poésie indépenfanle^ le reste du temps 2».
On voit que le désordre et l'indécision étaient dans son esprit avant les ravages de l'opium, dont nous ne croyons pas qu'il ait subi l'influence en Allemagne.
Comme en Angleterre, il continuait de vivre au hasard, toujours inquiet et incapable de se tenir à un plan déterminé. La Vie de Lessing aurait pu être une grande chose, le point de départ était bien choisi, mais pourquoi alors ces savantes études sur les dialectes allemands anciens qui ne pouvaient lui être d'aucun secours, sinon parce qu'une étrange curio-