‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 107 sur 194 · Letters, p. 262-268, Biographia Literaria^ chap. x · texte numérisé non relu

Letters, p. 262-268, Biographia Literaria^ chap. x

196 S. T. GOLERIUGE.

site, une soif de savoir le poussait à tout apprendre à la fois, Terapêchait de renoncer à rien?

A Gœttingen, où il arriva au mois de février, il se répandit ainsi dans les multiples demeures de la science allemande, étudiant l'histoire naturelle et la physiologie avec Blumenbach, le gothique et le vieux haut-allemand (qu'il appelle Theotiscan) avec Tychsen, dans Ul filas et Otfrid, et le^ moyen haut-allemand « en lisant avec un soin tout particulier les Minnesinger et les romans en vers, et en peinant sur les Meistersinger, leurs successeurs dégénérés* » jusqu'à Hans Sachs. 11 connut aussi les cours d'Ëichhorn sur le Nouveau Testament et peut-être ceux de Heyne sur la littérature grecque, mais on n'a pas prouvé qu'il ait alors suivi les cours de Bouterwek sur la philosophie de Kant, ni même qu'il se soit occupé de philosophie. Il n'en est pas question dans ses lettres, et les registres de la bibliothèque montrent qu'il empruntait surtout des livres de littérature et de philologie. Il est vrai qu'il dit avoir acheté beaucoup de livres de métaphysique « en vue de l'ouvrage auquel je pense consacrer en silence le meilleur de ma vie * ». Mais nous croyons qu'il s'agit surtout de philosophie religieuse ^ et puis, il ne dit pas qu'il les a lus, ces livres.

C'est bien la Vie de Lessing et l'histoire des controverses religieuses qui y sont impliquées, qui paraît avoir occupé la plus grande partie de son temps à Gœttingen. Il écrit à Poole, à Wedgwood qu'il lit et fait des extraits du matin au soir *, qu'il n'a jamais autant travaillé et qu'il espère ne jamais avoir à travailler autant, « ce travail de copie sans fin étant un

1. Biographia Literaria, t. I, p. 213-14. Letters, p. 298-99.

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