‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 128 sur 194 · LetterSf p · texte numérisé non relu

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speare et Milton, et les choses les plus importantes, avec les grandes joies * », ils ne donnaient pas la paix à son esprit inquiet. Il sentait qu'il aurait dû travailler pour eux et il n'en avait pas le courage, sa force s'épuisait en projets.

En 1801 1802, il pensait déjà à passer un hiver dans les Açores pour rétablir sa santé, puis il crut qu'un voyage fait dans le pays de Galles avec les Wedgwood avait suffi à le remettre. En 1803 il alla voir à Londres Charles et Mary Lamb, écrivit quelques articles dans le Morning Post sur Fox et son voyage en France, puis revint dans le Nord, après avoir ébloui ses amis de Londres de ses projets métaphysiques, sans avoir rien fait de plus. Au mois de juillet de la même année il écrit à Southey qu'il veut apprendre le gallois et l'irlandais pour écrire une « histoire complète de tous les livres gallois, saxons et irlandais qui ne sont pas des traductions, mais la production naturelle de la Grande-Bretagne ». Si la neutralité espagnole se maintient, il ira en octobre ou novembre en Biscaye pour élucider la langue basque. Il projette en même temps deux autres volumes, une histoire de la poésie anglaise et une histoire de la prose anglaise. Il n'est plus question de métaphysique théorique, mais deux autres volumes encore pourraient fort bien contenir l'histoire de la métaphysique, de la théologie, de la médecine, du droit canon et de l'alchimie, depuis Alfred jusqu'à Henri VII, et l'histoire de la philosophie et de la morale depuis cette époque jusqu'à nos jours. En un mot il s'agit d'écrire une encyclopédie, (( avec cet immense avantage que chaque volume isolément aurait sa valeur, que l'apparition de chaque volume exciterait un nouvel intérêt, etc.^

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