‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 130 sur 194 · Campbell, Introd., p. lxiv · texte numérisé non relu

Campbell, Introd., p. lxiv

chait à se procurer du bang, la poudre de chanvre des Hindous, pour « ressayer consciencieusement », car c'est le Népenthès d*Homère * !

Goleridge écrivait cela à son ami Wedgwood qui était lui-même un adepte, Wedgwood « dont l'état de santé et l'état d'esprit n'ont peut-être pas été sans avoir quelque influence sur le très misérable état de ma propre santé », insinuait il mystérieusement à d'autres amis^.

Il n'y a donc pas de doute, sans qu'il soit nécessaire de revenir sur ce triste sujet, que Goleridge fut amené à l'opium à la fois, par la souffrance et par le plaisir ou plutôt par la curiosité de sensations nouvelles. « Mon seul désir était de ne pas souffrir, » a-t-il écrit, mais cela doit être mis au rang des légendes sans nombre qui ont circulé sur ce sujet.

Un des premiers résultats de l'opium, ce furent les cauchemars horribles qu'il a décrits dans les Dou'eur^^ du Sommeil, poème écrit en septembre 1803. Il faut bien les attribuer à l'opium, puisque De Quincey, aussi un fidèle de l'opium, et dont la maladie était toute différente de celle de Goleridge, a décrit les mêmes sensations presque dans les mêmes termes. Mais De Quincey, avec plus d'inconscience que Goleridge, en fit prétexte à littérature', tandis que le poème de Goleridge, qui n'était peut-être pas destiné à la publicité à l'origine, est une amère et sincère confession et n'a peut-être pas été mis sans intention en pendant avec Kuala Khan^ lors de sa première publication.

\. Lettersy p. 420, 435-6; Cottlé's Réminiscences^ p. 463-i-, 459.

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