‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 148 sur 194 · Coleridf/e and Opium Eating [Works^ t. V, p. 171) »q · texte numérisé non relu

Coleridf/e and Opium Eating [Works^ t. V, p. 171) »q

Boyer (que Quincey n'avait pas connu). Quincey sait ' encore, que sir Alexander Bail, dont Coleridge ne se lassait pas de faire Téloge, « a gouverné Malte comme Sancho Tîle de Barataria ». Tout est perpétuellement ramené à cette habitude de l'opium dont nous n'arrivons pas à savoir si pour Quincey il a été le bon ou le mauvais génie de Coleridge, car s'il l'a « tué comme poète », c'est à lui qu'il devait « toute son animation dans la conversation * ».

Tel était l'étrange ami que Coleridge se fît dans l'année 1807. Il manquerait un trait à son caractère si l'on n'ajoutait pas que le Mangeur d'Opium fut toujours le plus doux, le meilleur et le plus généreux des hommes. Ayant appris que Coleridge était sans ressources, il lui fît offrir trois cent livres (7.500 fr.) par l'intermédiaire de son libraire Cottle et sans se faire connaître. Il voulait d'abord lui en donner cinq cents et c'est Cottle qui, connaissant le désordre de Coleridge, le dissuada de lui en offrir autant^. Coleridge accepta, comme il accepta toute sa vie les services de ses amis, avec l'espoir de rendre, et comme il aurait donné. Mais l'heure du succès ne vint jamais, et si Coleridge sut plus tard d'où lui était venu le secours, il n'eut jamais l'occasion de se libérer de sa dette. Mais Quincey n'attendait rien, espérait seulement tirer d'embarras un grand homme, misérablement accablé par les nécessités de tous les jours. Il n'était pas si riche que sa générosité ne fût pour lui un sacrifice, et cette impulsive magnificence est bien de lui.

II. ne put sauver Coleridge de lui-même, du désordre et de l'incohérence de son esprit. Le projet du moment,

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