‹ La vie d'un poète: ColeridgeChapitre 151 sur 194 · Lake Poels, p · texte numérisé non relu

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cause du succès du Weekly Political Register du radical Cobbett, qui paraissait depuis 1802, répandant l'ivraie là où Coleridge voulait semer le bon grain. En 1808 venait de se fonder V Examiner de John Hunt, qui devait devenir le journal de Leîgh Hunt. Mais Tun était trop politique, l'autre trop littéraire 'pour correspondre au type rêvé par Coleridge.

Comme Jes revues piétistes allemandes du xviii*' siècle et comme le Spectaior d'Addison, il voulait faire œuvre moralisatrice, dans cette Angleterre que son zèle religieux trouvait atteinte de deux maux profonds, le (( jacobinisme », c'est-à-dire la tendance démocratique, et la frivolité d'esprit, l'influence des « principes français* ».

On était au milieu des guerres de l'Empire, Napoléon l'Antéchrist n'était pas encore abattu et la fortune n'avait même pas encore commencé de le trahir en Espagne. « A la consistance, à l'énergie et à l'unanimité dans la perversité nationale doivent s'opposer la constance et l'énergie sans relâche dans la vertu nationale, qui, pleinement déployées, font sortir des secrets de leur nature une plus grande constance et une plus grande énergie ^. »

C'est une tâche de relèvement national qu'entreprit Coleridge, mais dans les conditions les moins favorables au succès. Il alla s'établir à Grasmere, pour être dans le voisinage de Wordsworth et de Southey, à vingt-huit milles de la petite ville la plus proche, Penrith. Il trouva un imprimeur à grand'peine et quand Timprimeur fut trouvé il fallut lui acheter des caractères. Ensuite la distribution du prospectus

1. A feeble frenchified public, Letters, p. 559. Voir cette lettre où il explique à Poole comment VAmi ne pouvait être cependant ce qu'avait été le Spectatoi\

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